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VivaTech 2023 : Twitter, Neuralink, Space X… Ce qu’il faut retenir de l’intervention d’Elon Musk

18 juin 2023
Par Marion Piasecki
VivaTech 2023 : Twitter, Neuralink, Space X... Ce qu'il faut retenir de l'intervention d'Elon Musk
©VivaTech

La venue du milliardaire était une des grosses annonces du salon. Il a parlé de ses différents projets et de sa vision de l’avenir.

Elon Musk à un salon mondial de la tech, cela crée forcément l’évènement. Certains n’ont pas hésité à faire la queue pendant plusieurs heures pour s’assurer d’avoir une place au Dôme de Paris — près de 4000 places — vendredi après-midi à l’occasion de VivaTech. Le célèbre PDG a notamment répondu à de nombreuses questions sur les défis auxquelles font face ses entreprises.

Pour la régulation de l’intelligence artificielle

Ce n’est pas une nouveauté, puisqu’il avait déjà, par le passé, appelé à mettre en pause pendant six mois le développement d’IA par peur qu’elles posent « des risques majeurs pour la société et l’humanité » : Elon Musk trouve les progrès récents des intelligences artificielles très inquiétants. Il a confirmé une nouvelle fois cette opinion vendredi. Il considère que l’IA est « probablement la technologie la plus disruptive » jamais connue et pense aux conséquences « catastrophiques » que pourraient avoir une intelligence artificielle générale sur l’humanité.

C’est pour cela qu’il a insisté sur la nécessité de réguler ces technologies : « Il est essentiel de réduire au maximum la probabilité d’éventuels dysfonctionnements de l’intelligence artificielle. Je suis en faveur d’une réglementation de l’IA, car je considère que l’IA représente un risque pour le public, et tout ce qui présente un risque pour le public nécessite un arbitre, à savoir le régulateur. »

Un discours anti-censure sur Twitter

Depuis qu’il a acquis Twitter, Elon Musk a changé beaucoup de choses, dont la modération. Des décisions controversées qu’il justifie régulièrement par sa défense de la liberté d’expression. Il a rappelé sa volonté de faire du réseau social « une force positive pour la civilisation », notamment en rendant son code open source pour plus de transparence sur son algorithme de recommandation, mais aussi d’en faire une « super app » nommée X.

Concernant la modération de la plateforme, il estime que l’on « devrait être capables de s’exprimer, sinon c’est de la censure et, à un moment donné, cette censure peut se retourner contre vous. » Il a cependant ajouté qu’il respectera les lois de chaque pays en la matière, ce qui a en effet été constaté récemment même face à des gouvernements autoritaires. En réponse à une question sur la lutte contre le cyberharcèlement, il a parlé du concept de « freedom of speech, not freedom of reach », que l’on pourrait traduire par « liberté d’expression, mais pas de liberté de visibilité », c’est-à-dire qu’un compte signalé de nombreuses fois serait moins recommandé par l’algorithme par exemple. Cela ne semble pourtant pas s’appliquer aux comptes payants Twitter Blue.

Un avenir « multi-planétaire »

Sur le long terme, Elon Musk a d’abord parlé de Space X et de ses ambitions pour l’espace. C’est simple, il veut « créer une vie multi-planétaire ». Il estime en effet que l’espèce humaine est la seule dotée d’intelligence et de conscience dans notre galaxie et qu’il faut la préserver à tout prix, telle « une bougie solitaire dans de vastes ténèbres ».

Dans un avenir plus proche, il a également évoqué les avancées de Neuralink, son entreprise d’implants cérébraux. Alors qu’elle était soupçonnée de maltraitance sur les animaux, la start-up a récemment obtenu l’autorisation de tester ses implants sur des humains. Selon Elon Musk, la première implantation sur une personne tétraplégique aura lieu cette année.

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Article rédigé par
Marion Piasecki
Marion Piasecki
Journaliste