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Sylvester Stallone dans son premier film de super-héros, Le Samaritain

29 août 2022
Par Vincent Oms
Sylvester Stallone dans son premier film de super-héros, Le Samaritain
©Prime Video

Abonné aux rôles de héros plus traditionnels, Sylvester Stallone rejoint le camp de ceux qui ont des super pouvoirs.

Abonné, un peu par la force des choses et de l’âge, aux rôles de héros ostensiblement fatigués par leurs exploits et leur longévité , Sylvester Stallone rempile pour un rôle d’ancienne gloire. Celui qui fut un boxeur acharné dans Rocky ou un ex-militaire traumatisé dans Rambo devient un super héros. Mais un mythe désabusé et tombé dans l’anonymat: l’ancienne idole de Granite City est devenue simple ferrailleur. Celui que l’on surnommait du temps de sa gloire le Samaritain est présumé mort depuis 25 ans et se contente de faire son job. Son vieil imperméable sur le dos n’est pas sans rappeler celui d’un certain Bruce Willis dans Incassable… toute la subtilité du film de Night Shyamalan en moins.

© Prime Video

Grosses ficelles

Chasser le naturel, il revient au galop: Stallone prend la défense d’un gosse de son quartier pris à partie par un groupe de jeunes délinquants. Là, ses pouvoirs apparaissent à nouveau au grand jour, et le gosse fan du super-héros disparu de la circulation depuis des années essaye de convaincre tant son entourage que son idole de ses convictions. En parallèle, la ville est en proie à une flambée de violence, un crescendo qui pourrait bien être orchestré par le propre frère du héros déchu, Cyrus, son pendant maléfique, incarné par Pilon Asbæk (Euron Greyjoy dans Game Of Thrones).

Voir un Greyjoy menacer Sylvester Stallone, même en film, ça fait quand même quelque chose. ©Prime Video

Le mythe de Sly-siphe

Dire que ce long métrage de Julius Avery exploite tous les codes chers à la seconde partie de la filmo de Stallone, entre retour du héros, passation de pouvoir et némésis obsessionnelle relève de l’évidence. Surtout, le film produit par l’acteur lui-même, démontre qu’à 76 ans passés, l’acteur peine toujours à tourner la page de ces rôles qui ont fait sa gloire d’antan. Reste un divertissement honnête, qui fera pâle figure face aux adaptations de comics actuelles. Et qui laissera les admirateurs du rôle campé par un Sylvester crépusculaire dans le fabuleux Cop Land (James Mangold) sur leur faim, une fois de plus…

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Vincent Oms
Vincent Oms
Journaliste
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