Nous avons utilisé pendant un mois le Nothing Headphone (a), un casque Bluetooth à 159 € promettant jusqu’à 135 heures d’autonomie. Voici nos premières impressions.
En résumé
Avec le Headphone (a), Nothing décline la formule de son premier casque dans une version plus abordable. Si le design rétrofuturiste reste immédiatement identifiable et que la fabrication demeure sérieuse, l’ensemble repose davantage sur le plastique, et le poids, bien qu’en baisse, reste encore assez élevé.
L’ergonomie constitue toujours l’un des points forts du casque grâce à ses trois commandes physiques originales et très agréables à utiliser au quotidien. La connectique se montre également complète pour ce niveau de prix, avec Bluetooth multipoint, codecs LDAC et écoute possible via la prise jack ou l’USB-C. Côté audio, le rendu se révèle polyvalent avec des basses plus présentes, même si les voix peuvent parfois perdre un peu en relief.
La réduction de bruit reste correcte sur les bruits continus, sans atteindre le niveau des meilleures références. En revanche, l’un de ses arguments les plus séduisants reste son autonomie. Avec jusqu’à 135 heures annoncées, le Headphone (a) s’impose comme l’un des casques les plus endurants du marché.
- Autonomie XXL promise pouvant atteindre 135 heures (sans RBA) et 80 heures (avec RBA)
- Design toujours aussi atypique
- Qualité de fabrication appréciable
- Connectivité complète (LDAC, multipoint, jack 3,5 mm et USB-C)
- Ergonomie fluide et instinctive
- Restitution sonore équilibrée et polyvalente
- Application Nothing X complète avec égaliseur 8 bandes
- Certification IP52 rare à ce niveau de prix
- Poids encore élevé (310 g)
- Casque non pliable
- Aucune housse de transport
- Pas de capteur de détection de port
- Registre des médiums un peu trop en retrait
- Réduction de bruit correcte, encore perfectible sur les bruits sourds et les conversations
Notre prise en main détaillée
Lancé en 2025, le Headphone (1) marquait l’entrée remarquée de Nothing sur le marché des casques Bluetooth (notre prise en main est juste là). Un premier essai plutôt concluant, qui parvenait à apporter son lot d’innovations en matière de design et d’ergonomie face aux cadors du secteur que sont le Sony WH-1000XM6, le Bose QC Ultra 2nd Gen ou encore le Sonos Ace, pour ne citer qu’eux. Le tout à un tarif déjà plus accessible que ces références haut de gamme.
Pour 2026, Nothing remet le couvert avec un Headphone (a) proposé au tarif de 159 €, dans des coloris noir, blanc, jaune et rose. Cette fois, la marque londonienne vise un segment encore plus disputé, celui des casques Bluetooth à moins de 200 €.

Un terrain déjà bien occupé par des références comme le Sony ULT Wear, le Sennheiser Accentum Plus, le JBL Live 770NC, ou encore le Marshall Major V, passés entre les mains du Labo Fnac.
Pour espérer se faire une place au soleil, Nothing reprend la recette de son premier casque. Un design immédiatement reconnaissable, une ergonomie originale et une connectique complète, le tout accompagné d’une promesse d’autonomie particulièrement ambitieuse, annoncée jusqu’à 135 heures d’écoute. Nous avons pu utiliser ce casque pendant environ un mois, voici nos premières impressions.
Design et confort
Comme dans sa gamme de smartphones, l’apposition de la lettre (a) chez Nothing traduit une philosophie assez simple : proposer une expérience proche du modèle principal, mais à un coût plus contenu. Sans surprise, le Headphone (a) reprend donc l’essentiel de l’esthétique de son aîné.
On retrouve ainsi cette allure rétrofuturiste avec de larges coques rectangulaires surmontées d’un cercle. Sur ce modèle, la transparence, signature visuelle de la marque, se fait toutefois plus discrète. Elle migre de l’intérieur vers l’extérieur de l’oreillette, ce qui rend l’ensemble un peu moins spectaculaire visuellement. Dans notre version de test noire, le rendu apparaît donc un peu plus sobre, mais le Headphone (a) ne trahit pas pour autant sa lignée.

Autre différence, plus pragmatique cette fois, la construction. Pour contenir le prix, Nothing fait davantage appel à un plastique dense, là où le Headphone (1) utilisait plus d’aluminium. Le rembourrage de l’arceau abandonne également son revêtement en similicuir au profit d’un caoutchouc.
Malgré ces ajustements, l’ensemble reste plutôt sérieux. Les assemblages sont propres, les bras du casque paraissent robustes et ne présentent pas de jeu particulier. Dommage que le réglage de l’arceau soit toujours un tantinet trop ferme. Les oreillettes enveloppent bien les oreilles et l’arceau ne grince pas. L’ensemble inspire confiance pour une utilisation dans la durée.

Ce recours au plastique dense permet-il de corriger l’un des défauts du premier modèle, son poids (329 g) ? Seulement en partie. Le Headphone (a) affiche 310 grammes sur la balance, un chiffre qui reste dans la moyenne très haute de sa catégorie. À titre de comparaison, le Sennheiser Accentum se contente d’environ 222 grammes. Le casque de Nothing perd donc un peu de poids, sans pour autant se transformer en un modèle particulièrement léger.
Sans surprise, le casque reste également non pliable. En soi, ce n’est pas vraiment un problème, car peu de casques sous les 200 € le sont. Toutefois, économies obligent, Nothing ne fournit plus de housse de transport. Il faudra donc veiller à lui en trouver une pour le transporter en toute sécurité.

Côté confort, le rembourrage de l’arceau nous a semblé, comme sur le premier modèle, un peu fin et court. Ainsi, sur certaines petites morphologies de tête, le Headphone (a) peut exercer un léger effet de pincement, surtout lors des longues sessions d’écoute. Rien de rédhibitoire toutefois, car, dans l’ensemble, le confort reste dans une bonne moyenne. Le port avec des lunettes ne pose pas de problème particulier. Il faudra simplement prévoir quelques pauses toutes les heures, lors d’une journée de télétravail.
Enfin, le Headphone (a) bénéficie, tout comme son aîné, d’une certification IP52, ce qui signifie qu’il résiste aux éclaboussures et à la poussière. Un niveau de résistance assez inédit pour ce prix.
Ergonomie et connectivité
C’était l’un des vents de fraîcheur du premier casque Nothing. Une ergonomie novatrice reposant sur trois commandes physiques bien distinctes. Le Headphone (a) reprend cette approche presque à l’identique, et c’est tant mieux.
On retrouve ainsi le « Roller », un petit rouleau cranté placé sur l’oreillette. Il permet d’ajuster le volume en le faisant simplement glisser vers la droite ou vers la gauche. Une pression sur ce rouleau met la lecture en pause ou la relance. Un appui prolongé permet quant à lui de basculer entre les différents modes d’écoute.

Juste à côté, un petit levier baptisé « Paddle » sert à naviguer dans les morceaux. Une impulsion vers la droite passe au titre suivant, et vers la gauche revient au précédent. En maintenant la commande, il est également possible d’avancer ou de reculer rapidement dans une piste.
Enfin, un troisième bouton personnalisable complète l’ensemble. Selon les réglages choisis dans l’application Nothing X, il peut servir à activer l’assistant vocal du smartphone, déclencher l’appareil photo ou encore activer certaines fonctions propres à l’écosystème Nothing, comme l’accès vocal à ChatGPT ou au coffre-fort numérique Essential Space. Une partie de ces commandes peut d’ailleurs être personnalisée dans l’application.

Dans la pratique, le retour mécanique est très net et s’accompagne d’un léger clic sonore. L’ensemble se montre intuitif et tombe naturellement sous les doigts. Comme son aîné, de ce point de vue, le Headphone (a) est un vrai régal au quotidien. Seul petit changement à signaler, le bouton dédié à l’appairage Bluetooth a été légèrement déplacé sur ce modèle. Rien de vraiment perturbant dans les faits.
Pour la connectivité, le casque se montre particulièrement complet. Il embarque du Bluetooth 5.4 et prend en charge les codecs SBC, AAC et LDAC. La connexion multipoint est également de la partie, tout comme la possibilité de fonctionner en filaire grâce à une prise jack 3,5 mm ou un port USB-C. Nothing propose également un mode faible latence qui se révèle appréciable pour jouer occasionnellement sur mobile.
Enfin, l’application Nothing X permet d’aller plus loin dans les réglages. On peut notamment y accéder au son Spatial, mais sans suivi des mouvements de tête, ou encore ajuster la signature sonore grâce à un égaliseur à huit bandes particulièrement complet.

On regrettera en revanche l’absence de capteur de détection de port. Le casque ne met donc pas automatiquement la musique en pause lorsqu’on le retire. C’est finalement le seul petit faux pas de cette ergonomie très réussie.
Expérience d’écoute et réduction de bruit
Avant d’entrer dans le détail, précisons que les performances audio complètes du Headphone (a) sont en cours d’évaluation par les experts du Labo Fnac. Les mesures approfondies concernant la réponse en fréquence, la distorsion, la sensibilité, l’efficacité de l’isolation ainsi que la qualité des appels feront l’objet d’un test spécifique.
Première évolution notable sur ce modèle, Nothing ne fait plus appel au constructeur hi-fi britannique KEF pour la mise au point de sa signature sonore. Le tuning audio est cette fois entièrement assuré en interne. Sur le plan technique, le casque repose sur des transducteurs de 40 mm et la marque promet un rendu plus polyvalent.

À l’écoute, cette promesse semble tenue selon nos premières impressions. Là où le premier Headphone proposait un rendu très neutre et jamais agressif, avec une écoute presque reposante, le Headphone (a) semble chercher un équilibre légèrement différent. Les basses gagnent en présence et en linéarité, ce qui apporte davantage de rondeur.
Toutefois, cet ajustement se fait au détriment de hauts médiums légèrement plus en retrait. Les voix peuvent ainsi perdre un peu en texture, notamment sur certains mixages complexes. L’aigu évolue également, avec un rendu un peu plus oscillant et parfois plus mis en avant selon les morceaux.
Ce choix peut parfois atténuer légèrement l’épaisseur de certains titres très chargés dans les graves. Néanmoins, l’équilibre général reste cohérent. La signature sonore apparaît plus accessible que celle du premier modèle.

Concernant la réduction de bruit, le système repose sur deux microphones placés à l’extérieur de chaque oreillette. Nothing annonce une atténuation pouvant dépasser les 40 dB. Dans les faits, nous n’avons jamais réellement ressenti un tel niveau. L’efficacité reste correcte face aux bruits continus, comme le bruit du métro ou le bourdonnement de la circulation à un feu rouge, mais on est encore loin d’une véritable bulle de silence.
Dans un open space, les hauts médiums, notamment les voix ou les conversations proches, restent également perceptibles. Un défaut assez fréquent sur les casques de cette gamme de prix. En revanche, le Headphone (a) bénéficie d’une bonne isolation passive, qui aide à contenir une partie des bruits les plus soudains et les plus aigus, comme un claquement de porte ou le cliquetis d’un trousseau de clés.

Même constat pour la qualité des appels, qui se révèle tout à fait correcte dans des environnements calmes ou modérément bruyants. Là encore, ces premières impressions seront très bientôt complétées et chiffrées par les mesures du Labo Fnac.
Autonomie
C’est sans doute sur ce point que le Headphone (a) se distingue le plus nettement de son aîné, mais aussi de la concurrence. Nothing annonce en effet une autonomie pouvant atteindre 135 heures d’écoute en codec AAC sans réduction de bruit active, et environ 80 heures avec la réduction de bruit activée. Des chiffres particulièrement élevés pour un casque de cette catégorie.
Sur ce terrain, peu de concurrents jouent réellement dans la même cour. La marque Marshall fait partie des rares exceptions avec son Monitor III ANC, annoncé autour de 70 heures avec réduction de bruit active, et son Major V, capable de grimper jusqu’à 100 heures d’écoute sans ANC.

D’après notre utilisation prolongée, cette promesse d’autonomie XXL semble en tout cas tout à fait crédible. Après environ quatre semaines d’usage, à raison d’environ deux heures par jour en usage mixte, le casque affichait encore un peu plus de 21 % de batterie.
Pour la recharge, Nothing annonce qu’environ dix à quinze minutes permettent de récupérer jusqu’à sept heures d’écoute. Des données qui sont elles aussi en cours de vérification au Labo Fnac.