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Andrew Scott, l’atout cœur du cinéma anglais

04 avril 2024
Par Lucie
Andrew Scott, l’atout cœur du cinéma anglais

Aussi flegmatique qu’incandescent, Andrew Scott étrenne depuis près d’une trentaine d’années les scènes de théâtre et les plateaux de cinéma anglais. Amoureux transi, tueur sadique ou héros tragique, il alterne premiers et seconds rôles avec aisance. De « Fleabag » à « Sherlock », en passant par le drame bouleversant « Sans jamais nous connaître » ou la nouvelle série « Ripley », il témoigne de son talent polymorphe et hors norme.

Sherlock (2010-2017)

Sherlock

Si la série Sherlock a mis en lumière le duo Benedict Cumberbatch et Martin Freeman en Holmes et Watson, c’est oublier qu’ils avaient face à eux un antagoniste de choix en la présence d’Andrew Scott. Immense comédien de théâtre, ce dernier est parvenu à attirer tous les regards vers lui en Jim Moriarty. Sherlock Holmes et son acolyte en sont presque éclipsés, tant la froideur glaçante de Scott en ennemi juré du célèbre détective privé rayonne sur les trois premières saisons. Au point qu’Andrew Scott obtient le BAFTA Television Awards du meilleur acteur dans un second rôle en 2012.

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Pride (2014)

Pride

Ouvertement homosexuel, Andrew Scott a tout naturellement accepté de jouer dans la comédie dramatique et sociale Pride, revenant sur le début des années Sida et un fait divers qui fit parler de lui outre-Manche. Ou l’histoire d’activistes gays et lesbiens qui vont aider financièrement les mineurs britanniques en grève en 1984, en un bras de fer légendaire avec Margaret Thatcher. Andrew Scott y joue le libraire Gethin Roberts, inspiré de l’un de ces activistes courageux en des temps troublés.

Jimmy’s Hall (2014)

Jimmy's Hall

Dans Jimmy’s Hall, drame historique de Ken Loach placé dix ans après la guerre d’indépendance irlandaise, Andrew Scott porte la soutane d’un jeune vicaire aux idées plus progressistes que celles des autres prêtres de la région. Un des plus grands films de Loach qui a permis au monde entier de comprendre la dualité d’un pays à l’histoire toujours ambivalente. Palme d’or du cœur 2014.

007 Spectre (2015)

007 Spectre

Après Moriarty, Andrew Scott interprète un nouvel antagoniste dans une autre saga mythique, celle de James Bond. Dans 007 Spectre de Sam Mendes, il est en effet Max Denbigh, alias C, un politicien dopé à la traîtrise qui va se confronter à Daniel Craig. Un rôle certes secondaire mais qui prouve sa notoriété galopante, tant tout le monde a désormais envie de l’avoir dans ses productions.

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Le Procès du siècle (2016)

Le procès du siècle

Le Procès du siècle revient sur la confrontation entre l’historienne Deborah Lipstadt et l’avocat négationniste David Irving, autour de l’existence de la Shoah. Une histoire qui semble invraisemblable mais qui a bel et bien eu lieu en 2000. Ils sont incarnés tous deux par Rachel Weisz et Timothy Spall et Andrew Scott y apparaît tout en lunettes en tant qu’avocat de Deborah Lipstadt. Un film nécessaire.

Alice de l’autre côté du miroir (2016)

Alice de l'autre côté du miroir

Dans Alice de l’autre côté du miroir, suite d’Alice au pays des merveilles de Tim Burton, Andrew Scott se retrouve propulsé dans un univers fantasmagorique. Il y fait montre de sa faculté à jouer les psychopathes comme personne, en tant que docteur Addison Bennet, un psychiatre particulièrement cruel envers Alice. Il subira toutefois un traitement de choc de la part de cette dernière qui ne s’en laisse pas compter.

1917 (2019)

1917

Quatre ans après Spectre, Andrew Scott retrouve Sam Mendes pour son film fou sur la Première Guerre mondiale, 1917. Un vrai (faux) plan séquence dantesque, dans lequel l’acteur britannique fait partie d’un casting impressionnant de stars (Benedict Cumberbatch, Colin Firth, Mark Strong…) en lieutenant subissant les bombes ennemies dans les tranchées. Un second rôle remarqué qui lui permet de redonner la réplique à George MacKay, révélé dans Pride.

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Fleabag (2019)

Fleabag

Avec Fleabag, Phoebe Waller-Bridge s’est offert un aller simple pour la gloire. Autrice et actrice principale de cette mini-série culte, elle offre un portrait drôle et réaliste des jeunes Anglaises d’aujourd’hui. Même si son personnage tombe amoureux d’un prêtre en saison 2. Et pas n’importe lequel, puisqu’il est interprété avec un charme tranquille par Andrew Scott, dans une composition inédite dans sa palette de jeux : le fruit défendu aux valeurs inébranlables. Ou presque. Irrésistible, forcément.

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À la croisée des mondes (2019-2022)

His Dark materials

Nouvelle adaptation des livres de Philip Pullman, À la croisée des mondes (ou His Dark Materiels) est désormais une série de fantasy ambitieuse dans laquelle on retrouve des stars telles que Ruth Wilson, James McAvoy et donc, Andrew Scott. Il y incarne John Parry, le père de Will, un des héros, à la fois chaman et explorateur. Il fait partie des mentors de la saga et l’un des combattants des forces du Mal en tant que fantôme. Une incursion réussie dans le monde de la SF, pour un acteur qui n’a peur d’aucun défi.

Sans jamais nous connaître (2023)

Sans jamais nous connaitre

Difficile de ne pas retenir ses larmes devant cette adaptation du roman japonais Strangers de Taichi Yamada. Andrew Scott y incarne un quadragénaire homosexuel et solitaire, dont les parents décédés lorsqu’il avait 12 ans, réapparaissent devant lui. Ils revêtent d’ailleurs l’apparence de Claire Foy et Jamie Bell. Il peut alors combler avec eux trente années de séparation, tout en vivant une histoire d’amour naissante avec son voisin dépressif, interprété par la nouvelle star du cinéma anglais, Paul Mescal. Un film désabusé, à la bande son de tubes emblématiques des années 1980.

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Lucie
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rédactrice cinéma sur Fnac.com
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