Nothing nous donnait rendez-vous en fermeture du salon barcelonnais Mobile World Congress pour l’annonce de ses nouveaux smartphones de milieu de gamme.
Une nouvelle génération qui présente une fois encore deux smartphones distincts et qui, malgré l’état du marché des composants informatiques, conserve des tarifs très proches de ceux de l’an dernier. Voici les Nothing Phone (4a) et Nothing Phone (4a) Pro, lancés conjointement avec le nouveau casque abordable de la marque, le Nothing Headphones (a).
Une montée en gamme sensible
Commençons avec le Phone (4a). Reprenant le flambeau de son excellent aîné le (3a), ce nouveau modèle subit une petite hausse de prix de 20 €. On passe de 349 € à 369 € pour le modèle embarquant 8 Go de RAM pour 128 Go de stockage. Acceptable, d’après nous, lorsqu’on se penche sur toutes les améliorations apportées par Nothing à son produit.
Le smartphone est toujours équipé d’un écran OLED 6,78”, dont la définition grimpe en flèche (450 ppp) et offre une luminosité accrue, jusqu’à 4 500 nits. La fréquence reste variable entre 60 et 120 Hz pour plus de fluidité. Sous le capot, on retrouve la nouvelle puce Snapdragon 7s Gen 4, qui s’inscrit dans la lignée de celle qui était aux manettes de la génération précédente. Aucun changement côté batterie : 5 080 mAh au compteur et recharge filaire à 50 W au programme.
La plus grosse nouveauté du Phone (4a) consiste en l’arrivée d’un nouveau téléobjectif périscopique. Autant l’écrire : il s’agit du même que celui du Nothing Phone (3), le smartphone haut de gamme lancé par la marque anglaise l’été dernier. Un zoom x3,5 de 50 mégapixels, de belle taille et ouvrant à ƒ/2,88, qui promet de très jolies choses en matière d’imagerie. Le reste de la configuration photo est identique à l’an dernier : un grand-angle 50 Mpx et un ultra grand-angle de 8 mégapixels, auxquels on ajoute un module à selfies de 32 mégapixels à l’avant.
Enfin, le système d’éclairage Glyph évolue, et prend aujourd’hui l’apparence d’une barre. Constituée de 63 miniLED réparties sur sept « cubes », elle agit comme une barre de progression pour différents usages, et l’utilisateur peut définir des schémas d’activation particuliers dans les réglages du téléphone. La touche Essential Key est toujours de la partie (désormais sur la tranche gauche), et permet d’enregistrer tout un tas de souvenirs et de rappels dans l’Essential Space, l’espace sécurisé et dopé à l’IA de NothingOS. On ajoute que le smartphone est certifié IP64, et qu’il est protégé d’un verre Gorilla Glass 7i.
Un modèle Pro qui veut en mettre plein la vue
Le Nothing Phone (4a) Pro évolue plus largement encore. Son design n’a plus grand-chose à voir avec le Phone (3a) Pro, et encore moins avec le (4a), d’ailleurs. Plus fin (7,95 mm), il est certifié IP65 et affiche un écran à la diagonale plus généreuse (6,83”), notamment grâce à des bordures plus fines. La luminosité plafonne désormais à 5 000 nits.
Pour l’essentiel, la configuration photo reste identique au (4a). Au détail près que ce modèle se paie les services d’un capteur principal grand-angle de meilleure facture, beaucoup plus lumineux, et à l’autofocus plus rapide, promet la marque. On troque aussi la puce pour un modèle Snapdragon 7 Gen 4, plus véloce et premium que la déclinaison « s » du petit frère. Pour la RAM et la batterie, rien ne change.
Pour finir, encore un détour du côté de Glyph. Nothing s’inspire ici du système du Phone (3) ; un écran rond constitué de 137 diodes (contre 489 sur le Phone (3)) qui peut afficher différentes informations ou images animées. Décidément, Nothing se cherche, avec son système d’éclairage LED.
Pour finir, nouvelle rassurante également du côté du prix. Le Nothing Phone (4a) Pro prend, lui aussi, 20 € à configuration égale, soit un prix d’entrée à 499 € au lieu de 479 € l’année dernière. Le Nothing Phone (4a) sera commercialisé le 13 mars prochain, et il faudra patienter jusqu’au 27 mars pour découvrir le Phone (4a) Pro.
