Ki-oon lance ce 12 février une nouvelle saga de fantasy prépubliée dans le Weekly Shōnen Jump. Fidèle aux codes du genre, l’œuvre esquisse une aventure appelée à prendre de l’ampleur.
Les rayons manga accueillent une nouvelle venue en fantasy : ce 12 février, Ki-oon publie simultanément les deux premiers volumes d’Ichi the Witch, une série signée Osamu Nishi (connue pour avoir imaginé Iruma à l’école des démons) et dessinée par Shiro Usazaki (révélée par Act-Age). Prépubliée depuis 2024 dans le Weekly Shōnen Jump, l’œuvre arrive (enfin) dans les librairies françaises.
De quoi ça parle ?
Dans cet univers, la magie n’est pas un talent, mais une épreuve. Des créatures appelées Majiks imposent un défi à quiconque veut obtenir leurs pouvoirs. Une seule règle : seules les femmes peuvent y parvenir et deviennent alors des sorcières, protectrices de l’humanité.
Jusqu’au jour où Ichi, un jeune chasseur solitaire, abat l’une de ces entités et acquiert malgré tout sa magie. Premier sorcier masculin, ou plutôt « homme-sorcière », il devient aussitôt une anomalie et une affaire d’ordre public.
Qu’est-ce qu’on en pense ?
Le point de départ est familier : un univers magique, des entités menaçantes, un ordre établi et un protagoniste mystérieux surgissant de nulle part. Le récit reprend les codes traditionnels du shōnen sans chercher à les renverser.
Osamu Nishi paraît privilégier les caractères aux exploits, avec des protagonistes au tempérament bien trempé, parfois exubérant, nourri de rivalités et de dialogues décalés. Cette légèreté empêche la fantasy de se figer dans la solennité. L’attachement naît de ces contrastes.
Le dessin de Shiro Usazaki élargit l’horizon. Il s’anime de planches vives, de personnages travaillés et d’un sens du mouvement. L’action s’y déploie dans des affrontements spectaculaires qui confèrent aux combats une ampleur assumée.
Un manga dans la lignée d’Osamu Nishi ?
Difficile de ne pas rapprocher Ichi the Witch des précédents travaux de sa scénariste. Dans Iruma à l’école des démons, déjà, un protagoniste étranger au système se retrouvait plongé dans une société régie par ses propres règles, apprenant à s’y adapter.
La tonalité évolue toutefois. Là où Iruma reposait largement sur la chronique et la comédie scolaire, Ichi the Witch glisse vers une fantasy plus ample, avec un univers plus conflictuel, annonçant un récit moins domestique et plus ouvertement mythologique.