La cérémonie américaine consacrée à la musique s’est déroulée dans la nuit du 1er au 2 février 2026 à Los Angeles.
C’est historique. La 68e édition des Grammy Awards a eu lieu le 1er février aux États-Unis et a offert à l’artiste Bad Bunny le Grammy de l’album de l’année, une première pour un disque entièrement en espagnol. Avec Debí Tirar Más Fotos, Bad Bunny continue de rencontrer un succès très important, après avoir dominé le Billboard 200 et avoir été l’artiste le plus écouté de l’année 2025 sur les plateformes.
En remportant le Grammy de l’album de l’année, Bad Bunny entre un peu plus dans l’histoire, une semaine seulement avant de faire la mi-temps du Super Bowl. Lors de son discours, l’artiste n’a pas manqué de revenir sur la situation politique et sociale aux États-Unis, critiquant le gouvernement Trump et l’action de la police de l’immigration. Alors que le pays apparaît plus fracturé que jamais, sa victoire a tout d’un symbole.
Également récompensée, Billie Eilish repart avec le Grammy de la chanson de l’année pour Wildflower et s’impose face à Sabrina Carpenter, Kendrick Lamar, Bad Bunny ou encore Lady Gaga. Tout comme Bad Bunny, Billie Eilish a vivement critiqué la politique de Donald Trump lors d’une cérémonie indéniablement marquée par les prises de position politiques.
La catégorie de la révélation de l’année était également très attendue. Olivia Dean, jeune artiste émergente qui a fait sensation avec les titres Man I Need, So Easy ou encore A Couple of Minutes en 2025, a été couronnée. Enfin, l’enregistrement de l’année a consacré Kendrick Lamar pour Luther, tiré de son album GNX.
Kendrick Lamar, Steven Spielberg, Golden…
Lors de cette 68e édition, Kendrick Lamar n’est pas reparti qu’avec le Grammy de l’enregistrement de l’année. Au total, le rappeur a obtenu cinq statuettes : meilleur enregistrement, meilleur album rap, meilleure chanson rap, meilleure performance rap et meilleure performance rap mélodique. Il devient ainsi le rappeur le plus récompensé des Grammy avec 26 statuettes, devant Jay-Z.
Si le phénomène Golden, du film K-Pop: Demon Hunters, n’est pas reparti avec le Grammy de la chanson de l’année, le morceau a tout de même remporté le prix de la meilleure chanson écrite pour un support visuel, faisant entrer la musique sud-coréenne dans le palmarès pour la première fois de son histoire.
Et, puisque les Grammy Awards décernent plus de 70 prix, notons la récompense de Steven Spielberg, qui repart avec la meilleure musique de film pour son documentaire Music by John Williams. En remportant son premier Grammy Award, le réalisateur culte réalise un exploit en entrant dans le club très fermé des EGOT, ces artistes qui possèdent au moins un Emmy Award (télévision), un Grammy Award (musique), un Oscar (cinéma) et un Tony Award (théâtre).
Un Français a également été récompensé : le DJ Gesaffelstein, lauréat du Grammy du remix de l’année pour son interprétation d’Abracadabra de Lady Gaga. Entre consécration évidente, surprises et enjeux politiques, cette 68e édition des Grammy Awards n’a pas manqué de faire sensation.