Diffusé ce 28 janvier 2026 sur France 2, ce polar inédit explore les thèmes de la vengeance et de la justice individuelle.
À Lyon, un mystérieux tueur se fait justice lui-même en assassinant des suspects qui échappent aux poursuites judiciaires ou sont libérés à l’issue de leur audience. Surnommé par la presse le « Justicier », ce personnage énigmatique fait rapidement l’objet d’une enquête policière. La commandante Marie Sainz, accompagnée de la profileuse, Claire Légende, tente de démasquer ce justicier solitaire et reçoit chaque jour des appels du tueur. Très vite, elle est persuadée que le Justicier fait partie des forces de l’ordre et en vient même à soupçonner les membres de sa propre équipe.
Comme une ombre aborde un thème volontairement ambigu en questionnant la vengeance personnelle et les limites de la justice, tandis que l’enquête prend un tournant beaucoup plus intime lorsque le Justicier assassine l’homme responsable du coma du mari de la commandante. Le film, à découvrir ce 28 janvier sur France 2, est déjà bien accueilli par la critique.
Télérama évoque une « enquête prenante », portée par « des policiers très dans l’air du temps, instables, faillibles, voire équivoques », avec « en toile de fond, la problématique de l’impunité des crimes sexuels ». Télé-Loisirs souligne que « ce téléfilm se distingue autant par les thématiques qu’il aborde que par l’originalité de son duo féminin convaincant, interprété avec sobriété ». Ouest-France parle enfin d’un « polar captivant et convaincant, traversé par d’épineuses questions de société ».
Si les sujets abordés et les interprètes (Marie Denarnaud, loin de son rôle dans HPI, Sara Martins, Tiphaine Daviot) de Comme une ombre sont plébiscités par la critique, toute la question reste de savoir qui est véritablement le Justicier. Attention, les lignes suivantes divulgâchent le dénouement du film.
Qui est en réalité le Justicier ?
À mesure que l’enquête progresse, le spectateur découvre qui se cache derrière le tueur dans les dernières minutes du téléfilm. Depuis le début, le Justicier est Olivier, le coach sportif des policiers lyonnais. Grâce à son excellente condition physique, il parvient facilement à échapper aux forces de l’ordre et, par son travail, connaît les rouages et les secrets des affaires en cours. Il décide alors de faire justice lui-même lorsqu’il estime que les prévenus sont coupables.
Comme une ombre ne cherche pas à imposer un point de vue et laisse le spectateur se forger sa propre opinion. Entre les défaillances du système judiciaire et l’impossibilité, dans un État de droit, de laisser les citoyens se faire justice eux-mêmes, le polar aborde un véritable sujet de société.