Encensé par une partie de la critique anglo-saxonne, Primate arrive en France ce 21 janvier. Film d’horreur animalier sans détour, il provoque un net clivage dans la presse hexagonale.
Avec une sortie en salles en France prévue le 21 janvier, Primate arrive précédé d’une réputation déjà établie outre-Atlantique. Présenté en avant-première mondiale au Fantastic Fest d’Austin, au Texas, le film de Johannes Roberts (47 Meters Down) est sorti aux États-Unis le 9 janvier. Il y signe un démarrage correct au box-office, avec environ 11,3 millions de dollars de recettes lors de son premier week-end d’exploitation sur près de 3 000 écrans.
Du côté du public américain, le Cinemascore avoisine le B-, traduisant un accueil globalement favorable. En France, en revanche, la réception s’annonce nettement plus clivée.
De quoi parle le film Primate ?
Le long-métrage s’inscrit dans la tradition du survival d’horreur animalier. L’intrigue se déroule sur une île isolée de l’archipel d’Hawaï, où Lucy vient passer quelques jours chez son père, un scientifique vivant en retrait du monde.

Elle y retrouve Ben, le chimpanzé domestique de la famille, un animal intelligent capable de communiquer avec les humains à l’aide d’une tablette sonore. L’escapade tourne au chaos lorsque Ben, mordu par une mangouste atteinte de la rage, adopte un comportement de plus en plus violent.
Une réception favorable outre-Atlantique
Aux États-Unis, Primate est devenu l’un des films d’horreur les plus commentés de ce début d’année. La critique anglo-saxonne salue majoritairement son efficacité et son absence de prétention. Le New York Times souligne un « film de survie sanglant […] porté par des plaisirs d’une simplicité décomplexée » assumant pleinement son goût pour le gore et les sensations fortes. Le Los Angeles Times, plus réservé, reconnaît que « les meurtres sont excellents », tout en regrettant « le temps mort entre eux ».

Tout aussi convaincu, le journal britannique The Guardian évoque « un divertissement sans prétention, digne d’un film de série B », évoquant « un film de monstres, court, brutal et réalisé avec brio », soulignant « son absence rafraîchissante de sous-entendus et de prétention ».
Qu’en pense la critique française ?
Dans l’Hexagone, la réception est nettement plus contrastée. Certains médias saluent certes l’efficacité du dispositif. Comme Télérama, qui estime que le film « séduit par la simplicité de son postulat et ses nombreuses séquences de meurtre à la violence délibérément outrancière », évoquant un « film de genre plaisant » qui assume son parti pris.

D’autres critiques se montrent beaucoup plus sévères. La Voix du Nord évoque un long-métrage « divertissant, gore mais sans ambition », regrettant « un récit un peu paresseux qui s’étire parfois » et estime que Primate reste « assez loin des ambitions de la formidable saga renouvelée de La planète des singes. » Le quotidien pointe également « des personnages à la psychologie limitée » et un huis clos qui sert avant tout « un popcorn movie du samedi soir ».
Libération se montre encore plus cinglant. Le quotidien dénonce « des post-adolescentes interchangeables dont on ne discerne bientôt plus laquelle hurle ou meurt » et évoque « un gore rafistolé dont on aurait sauvé les meubles en post-production », jugeant que même « considéré en série Z », le film « n’invite pas à l’indulgence du nanar ».