C’est la surprise de ce début d’année. Saluée unanimement par la presse, la série diffusée ce 12 janvier sur TF1 pourrait bien devenir un phénomène.
Après le succès des Randonneuses et du Lycée Toulouse-Lautrec, Fanny Riedberger est de retour avec une mini-série qui fait déjà (beaucoup) de bruit. Ce 12 janvier, à 21h10, TF1 lance Le diplôme, une œuvre en six épisodes qui a déjà raflé deux prix au Festival de la fiction de La Rochelle. Après deux fictions saluées par la critique et le public, Fanny Riedberger s’inspire, une fois de plus, d’une institution bien réelle : le lycée d’adultes de la ville de Paris, rue d’Alésia, dans le 14e arrondissement.
« J’ai été assez épatée par le courage de ces gens capables de retourner sur les bancs de l’école, d’apprendre à réapprendre, pour avoir une nouvelle vie », confiait la scénariste lors d’une conférence de presse. Le résultat ? Une fiction que Le Parisien qualifie déjà de « touchante », servie par un « casting 4 étoiles ».
Quelle est l’intrigue du Diplôme ?
Ils s’appellent Delphine, Hussein, Leïla ou Sam. Ils ont entre 21 et 66 ans. Et ils ont un même objectif : obtenir leur bac. Pour Leïla (Camille Lellouche), chauffeuse VTC et mère surbookée, ce diplôme est la promesse d’un emploi digne. Pour Hussein (Ahmad Kontar), ancien médecin en Syrie, c’est le gage d’une intégration loin des clichés sur les réfugiés. À leurs côtés, Pierre (Guillaume Labbé), un détenu en conditionnelle, et Sam (Bernard Campan), retraité au tempérament « atrabilaire », tentent de retrouver une place dans la société.

Au cœur de ce groupe, Clémentine Célarié livre une performance que beaucoup considèrent comme la plus bouleversante de sa carrière. Elle incarne Delphine, 60 ans, femme de la haute bourgeoisie qui prépare l’examen en cachette pour échapper à un mari violent et possessif, incarné par Charles Berling. Pour l’actrice, ce rôle résonne avec son propre passé de victime de violences conjugales. « C’est libérateur d’exprimer son histoire dans un rôle. Ce n’est pas du courage, je suis portée par l’envie de briser le tabou », confiait-elle à Ouest France.
Télérama salue cette « bonne surprise » qui s’attaque au sentiment d’échec de ceux qui n’ont pas le bac. La série questionne l’importance de ce titre scolaire en France, mais brille surtout par l’écriture de ses personnages, jugés « attachants et joliment écrits » par le média spécialisé, qui qualifie le show de « réussite ».
Mention très bien
Cette dimension sociale irrigue toute l’œuvre co-écrite par Sylvie Audcoeur (Les randonneuses) et Élodie Namer (Lycée Toulouse-Lautrec). En évitant les écueils du mélo facile, la réalisation de Philippe Lefebvre (Ne le dis à personne) et Vianney Lebasque (Les petits princes) parvient à transformer ce qui pourrait être une épreuve administrative en une aventure humaine collective. 20 minutes parle d’une « claque inattendue » et affirme que Le diplôme est « l’une des séries françaises les plus bouleversantes de 2026 ».

Ouest France souligne quant à lui la force des valeurs portées – solidarité, espoir, amour – et évoque une création « drôle et lumineuse » qui mérite une « mention très bien ». Même enthousiasme du côté de Télé-Loisirs, qui se dit « terrassé » par l’ingéniosité du propos et la bienveillance de cette création originale. Le média conclut : « On ressort avec une p* d’envie d’aller serrer n’importe quel passant dans ses bras. Cette série est un petit miracle. »