Après avoir raflé l’Emmy de la meilleure série dramatique en 2025, The Pitt fait un retour attendu sur HBO Max, ce 8 janvier.
C’était LA surprise de l’année dernière. Avec une moyenne de 10 millions de spectateurs par épisode, la première saison de The Pitt s’est imposée comme un phénomène immédiat, portée par un réalisme brut, un scénario fort et une réalisation captivante. Considéré comme l’une des meilleures séries médicales de tous les temps, le programme a décroché de nombreuses récompenses, dont l’Emmy de la meilleure série dramatique.
Un an plus tard, la pression est immense pour le créateur R. Scott Gemmill (Johnn Zéro) et le producteur John Wells (Urgences). Ce 8 janvier, la série livre enfin sa deuxième salve de 15 épisodes, et les premiers retours de la presse américaine confirment que le quotidien de Pittsburgh Trauma Medical Hospital est toujours aussi fascinant.
Quelle est l’intrigue de la saison 2 de The Pitt ?
Cette nouvelle saison reprend la formule qui a fait son succès : chaque épisode couvre une heure d’un service épuisant. L’action se situe le jour du 4 juillet, date critique pour les urgences américaines. Le médecin-chef, le Dr Michael « Robby » Robinavitch (Noah Wyle), s’apprête à partir en congé sabbatique pour un périple à moto. Son dernier jour coïncide avec le retour du Dr Frank Langdon (Patrick Ball), après des mois de rééducation et de thérapie, et l’arrivée de sa remplaçante, la Dr Baran Al-Hashimi (Sepideh Moafi), une adepte de l’intelligence artificielle.

Le décor est planté pour une journée cauchemardesque. Entre cyberattaques, fermetures d’hôpitaux locaux et bébés abandonnés, les scénaristes déversent un flot continu d’horreurs sur le personnel. Pour The Hollywood Reporter, « la constance est une marque de fabrique de la série […] et elle est tout aussi fiable dans cette seconde saison ». Le média souligne un montage « méticuleux et fluide comme une symphonie », capable de maintenir un équilibre parfait entre l’excitation et la tristesse.
Que disent les premiers avis ?
De son côté, le site Decider est séduit et titre « The Pitt revient avec encore plus de drame, de romance et de panache ». Pour le média spécialisé, cette seconde salve est « tout aussi stressante, sanglante, humaine et addictive que la première », notant au passage une « confiance totale de la production » qui s’autorise désormais à explorer davantage la vie privée et les intrigues amoureuses des personnages. Le jeu de Noah Wyle et Katherine LaNasa, tous deux lauréats d’un Emmy en 2025, est à nouveau salué pour sa subtilité.

Variety insiste quant à lui sur la dimension politique de l’œuvre, qualifiant le show de « série résolument progressiste ». Le magazine note que The Pitt n’hésite pas à traiter des sujets brûlants comme les expulsions par l’ICE (la police migratoire), la grossophobie médicale, le sans-abrisme ou encore les dérives de l’IA générative. « L’humour est omniprésent, notamment grâce aux accidents liés à l’alcool et aux mésaventures avec le Viagra, mais The Pitt reste fidèle à sa conscience sociale profonde », analyse la critique.
Car au-delà de l’adrénaline, le programme continue de pointer les failles du système américain. The Hollywood Reporter observe que la fiction n’a pas besoin de longs discours pour dénoncer l’état de la santé publique : elle le fait en montrant une interne confrontée à un patient diabétique refusant des soins par peur des dettes, ou en filmant la détresse d’une enfant après l’expulsion de ses parents vers Haïti.

Seule ombre au tableau selon The Hollywood Reporter : l’intégration des nouveaux internes, l’arrogant Ogilvy (Lucas Iverson) et la perspicace Joy (Irene Choi), qui peinent encore à susciter la même affection que leurs prédécesseurs. Malgré ce bémol, le consensus est clair. Pour Decider, cette saison est « une réussite totale » et prouve que l’équipe de HBO Max ne cède pas à la pression.