Le troisième volet s’inscrit dans la continuité du chaos de Shibuya. Pour bien comprendre ce nouveau départ, la relecture du tome 16, qui clôt la saison 2, et du tome 17, qui lance la suite, éclaire les bouleversements narratifs et les nouveaux enjeux.
L’année 2026 s’ouvre sur le retour très attendu de Jujutsu Kaisen. Près de cinq ans après une deuxième saison qui a laissé les spectateurs exsangues, l’anime adapté de l’œuvre de Gege Akutami entame un troisième chapitre. En décembre, le film Execution a servi de piqûre de rappel pour certains fans en revenant sur la conclusion de l’arc précédent et en dévoilant les prémices de la suite. Pour mesurer pleinement ce changement de cap, une (re)lecture s’impose : celle du tome 16, charnière absolue entre deux ères du récit, et éventuellement celle du tome 17, continuation directe.
Attention, cet article peut contenir des spoilers.
Shibuya, la fin d’un monde
La deuxième volet s’achève sur le combat spectaculaire de Shibuya. Le plan des antagonistes a atteint son objectif : piéger Satoru Gojo, pilier du monde des exorcistes. Sa disparition crée un vide immédiat et fait s’effondrer l’équilibre qui maintenait jusque-là les fléaux et leurs maîtres sous contrôle.

L’arc lève également le voile sur une vérité déterminante : Suguru Geto n’est pas réellement Geto. Son corps est manipulé par Kenjaku, un ancien sorcier et stratège de l’ombre dont les ambitions dépassent le cadre d’une simple guerre.
Sukuna, la violence sans limites
Avant cette révélation, Sukuna est libéré. Sa déferlante de violence transforme Shibuya en champ de ruines et ancre définitivement son statut de catastrophe vivante. La culpabilité de Yuji Itadori, réceptacle malgré lui, sera un moteur pour la suite du récit. Shibuya marque aussi la mort de Nanami Kento, emportant avec lui une figure de stabilité. Nobara Kugisaki, grièvement blessée, est laissée dans un état critique.

Dans l’après-Shibuya, les autorités du monde jujutsu cherchent un responsable, et Yuji Itadori est condamné à mort. Associé aux ravages de Sukuna, il devient une cible officielle, au même titre que Masamichi Yaga et Gojo Satoru. Yuta Okkotsu est chargé de retrouver Yuji et de l’exécuter.
La Traque meurtrière
C’est dans ce contexte de chaos que Kenjaku lance la Traque meurtrière. Le tome 17, qui ouvre la saison 3, en pose les bases. Le Japon est divisé en colonies fermées, véritables arènes où exorcistes et civils dotés de pouvoirs sont contraints de participer à un jeu régi par des règles. Ce nouveau cadre transforme profondément l’histoire. Le danger n’est plus seulement incarné par un ennemi identifiable, mais par un système. Jujutsu Kaisen promet d’adopter un ton plus sombre, plus politique, plus cruel que ses premiers épisodes.