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DJI Mavic 3 : le drone se dote d’un système à double caméra et gagne en autonomie

05 novembre 2021
Par Thomas Estimbre
Le drone Mavic 3 Cine de DJI.
Le drone Mavic 3 Cine de DJI. ©DJI

DJI lève le voile sur son nouveau drone, le Mavic 3. Trois ans après les Mavic 2, ce modèle multiplie les nouveautés en intégrant un nouveau capteur, un système à double caméra, une meilleure détection des obstacles et plus d’autonomie. Autant d’éléments qui doivent permettre à la marque d’accroître sa domination.

Incontournable sur le secteur du drone grand public, DJI est bien décidé à asseoir sa domination avec le Mavic 3. La nouvelle référence de la marque vient prendre la suite d’un Mavic 2 décliné en deux versions Pro et Zoom à sa sortie en 2018. Trois ans plus tard, le drone quadrirotor cède sa place à un modèle qui ne veut – presque – plus obliger à faire un choix. DJI monte en gamme et promet que son Mavic 3 est « l’amélioration la plus aboutie » de la gamme Mavic. Le nouveau venu apporte en effet plusieurs évolutions notables, mettant l’accent sur un nouveau capteur plus grand et une autonomie renforcée.

Capteur 4/3, module téléobjectif et édition « Cine »

Le drone bénéficie toujours du partenariat avec le fabricant suédois Hasselblad et intègre un capteur CMOS 4/3 de 20 Mpx. Sa surface est presque deux fois plus grande que celle du capteur 1 pouce présent dans le Mavic 2 Pro, ce qui doit notamment permettre de capturer plus de lumière. Ce format micro 4/3 est notamment utilisé par les appareils photo Lumix de Panasonic ou OM System, anciennement connu sous le nom d’Olympus. L’objectif bénéficie d’une focale fixe équivalent 24 mm (FOV de 84°) et d’une ouverture variable de f/2,8 à f/11.

L’appareil peut prendre des photos d’une définition de 5 280×3 956 pixels au format RAW 12 bits et filmer en 5,1 K jusqu’à 50 i/s. Il est également possible de capturer des vidéos en DCI 4K (4 096×2 160 pixels) ou Ultra HD 4K (3 840 x 2 160 pixels) jusqu’à 120 i/s, et en Full HD (1 920 x 1 080 pixels) jusqu’à 200 i/s. À titre de comparaison, le Mavic 2 Pro se limitait à 30 i/s en définition 4K.

Le système à double caméra du Mavic 3.©DJI

Le profil colorimétrique D-Log est censé offrir plus de flexibilité lors du post-traitement. Pour éviter de choisir entre un appareil Hasselblad et un zoom comme sur la Mavic 2, DJI a intégré un second module. Ce dernier repose sur un capteur CMOS 1/2 pouces de 12 Mpx surmonté d’un téléobjectif de 162 mm ouvrant à f/4,4. Il offre un zoom « hybride » 28x (zoom numérique 4x et zoom optique x7) et la possibilité de filmer jusqu’en Ultra HD 4K à 30 i/s.

Contrairement au Mavic 2, le Mavic 3 est présenté comme un appareil unique intégrant de nombreuses technologies. DJI va toutefois proposer deux versions en lançant une édition Mavic 3 Cine, avec un encodage au format Apple ProRes 422 HD (3 722 Mb/s) et un SSD intégré de 1 To. Une variante qui vise surtout les créateurs de contenu.

Le Mavic 3 Cine part à l’assaut des créateurs.©DJI

Des capteurs améliorés, une autonomie en forte hausse

Outre son système de double caméra, le Mavic 3 peut compter sur une amélioration de ses capteurs d’obstacles omnidirectionnels d’une portée maximale de 200 mètres. On retrouve six capteurs fish-eye et deux capteurs grand-angle, ainsi que la technologie APAS en version 5.0. Le système de suivi ActiveTrack profite également de l’occasion pour se mettre à niveau en version 5.0. Cependant, il faudra patienter jusqu’en janvier 2022 pour bénéficier de cette mise à jour de firmware.

Enfin, le système Return To Home (RTH) promet d’être plus efficace en permettant à l’appareil de « déterminer automatiquement la route la plus courte, la plus sûre et la plus économe en énergie ». Pour cela, l’outil donne la possibilité au drone de calculer la puissance nécessaire au retour au domicile en fonction de la vitesse et de l’orientation du vent.

Le Mavic 3 offre une meilleure détection d’obstacles et plus d’autonomie.©DJI

Une autre nouveauté majeure concerne le temps de vol, avec une autonomie en forte hausse. DJI assure avoir retravaillé sa copie pour porter l’autonomie jusqu’à 46 minutes « dans des conditions idéales », contre 31 minutes pour le Mavic 2 Pro. Un gain important qui s’explique en grande partie par l’intégration d’une batterie de 5 000 mAh (77 Wh), contre 3 850 mAh (59,29 Wh) pour le précédent modèle. Le fabricant explique également avoir développé des moteurs et des hélices plus efficaces sur le plan énergétique.

On retiendra également une amélioration de la technologie 03+ pour offrir un retour vidéo stable en 1080p et 60 i/s, ainsi qu’une portée de contrôle maximale de 15 km dans les régions autorisées (12 km pour la version européenne). De nouveaux modes intelligents font leur apparition (MasterShots, Panorama et QuickTransfer) sur le Mavic 3 et DJI fait le plein de nouveaux accessoires. Le drone présente toujours un design pliable de 22,1 cm de long, 9,6 cm de large et 9 cm de haut lorsqu’il est plié. Une fois déplié, il mesure 34,7 x 28,3 x 10,7 cm (hors hélices) pour un poids de 895 g (899 g pour le Mavic 3 Cine). Ainsi, il entre dans la sous-catégorie A1 et peut voler près des personnes à condition d’obtenir un marquage CE (C1), ce qui n’est actuellement pas le cas.

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Des tarifs revus à la hausse

Le Mavic 3 intègre de nombreuses nouveautés et cela se traduit par des tarifs en nette hausse. Le drone de DJI arrive dans trois configurations différentes, avec un prix de départ fixé à 2 099 euros. Pour ce tarif, on a droit à la version « Standard » comprenant le drone DJI Mavic 3, une batterie, une radiocommande RC-N1, 3 câbles RC-N1, un chargeur, une protection de rangement ou encore 3 paires d’hélices.

Un bundle appelé Mavic 3 Fly Moore ajoute 2 batteries, une station de recharge de batteries, 3 paires d’hélices, un jeu de filtre ND (ND4/8/16/32) et un sac de transport convertible. Il s’affiche à 2 799 euros.

Enfin, le Mavic 3 Cine Premium est vendu au prix de 4 799 euros et inclut le drone Mavic 3 Cine prenant en charge l’enregistrement ProRes, un SSD 1 To, trois batteries, une radiocommande DJI RC Pro, un chargeur, une station de recharge, une protection de stockage, 6 paires d’hélices, un jeu de filtres ND (ND4/8/16/32), un sac de transport convertible, ainsi qu’un câble 10 Gb/s.

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Article rédigé par
Thomas Estimbre
Thomas Estimbre
Journaliste
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