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Le meilleur outil de traduction en ligne devient (un peu) moins intéressant en version gratuite

15 janvier 2023
Par Pierre Crochart
DeepL est un outil de traduction en ligne réputé plus performant que Google Translate.
DeepL est un outil de traduction en ligne réputé plus performant que Google Translate. ©DeepL

DeepL, le célèbre traducteur en ligne boosté par l’IA pousse les utilisateurs vers sa version payante avec de nouvelles limites au modèle gratuit.

Propulsé depuis quelques années au firmament des outils de traduction en ligne, DeepL doit se conformer à la réalité du marché. Contrairement à Google Translate, qui appartient à l’une des entreprises les plus puissantes du monde, DeepL n’est qu’une startup allemande qui doit bien financer ses innovations. Dont acte : la version gratuite de l’outil devient – légèrement – moins performante pour les utilisateurs.

Encourager l’abonnement payant

Depuis 2018, DeepL propose une formule « Pro », payante, qui ouvre l’accès à davantage de fonctionnalités. Meilleure protection des données personnelles, personnalisation accrue des résultats, possibilité de traduire des fichiers entiers, administration d’équipe… Les avantages sont nombreux et largement mis en avant par l’entreprise sur son site. Seulement, pour le quidam, la version gratuite fait souvent très bien l’affaire.

Ce ne sera peut-être plus le cas à l’avenir, dans une certaine mesure. Le site ghacks.net a en effet remarqué que la version gratuite de DeepL ne permet plus de traduire que des entrées de 3000 caractères et non plus de 5000 comme cela était précédemment le cas.

En cours de déploiement, ce changement ne serait pas encore entré en vigueur chez certains utilisateurs. Nous avons vérifié par nous-mêmes et, sur notre machine et notre navigateur, c’est bien une limite de 3000 caractères qui est proposée par DeepL.

DeepL
La limite de caractère est passée de 5000 à 3000 en version gratuite.©Capture d'écran

Ne pas rater le train de l’IA

D’évidentes astuces viennent immédiatement en tête pour contourner cette limite. Il suffit par exemple de découper le texte à traduire en plusieurs blocs de 3000 caractères maximum. Aussi cette nouvelle barrière ne devrait pas (trop) déranger les particuliers qui n’utilisent l’outil que ponctuellement.

En prenant un peu de recul, il paraît évident que ce virage opéré par DeepL est en partie motivé par la poussée inexorable d’autres outils dopés à l’intelligence artificielle ces derniers mois. On pense évidemment à ChatGPT, mais aussi à quantité d’autres sites web qui, grâce à des modèles de données très perfectionnés, permettent d’obtenir des traductions de bonne qualité. Un véritable boom qui, par ailleurs, commence à inquiéter Google, qui craint d’être rapidement dépassé s’il ne monte pas rapidement dans le train.

Un train dans lequel vient d’ailleurs de se jeter Microsoft. On a en effet appris ces derniers jours que la firme de Redmond intégrerait davantage l’IA dans sa suite Office, mais également sur son navigateur Edge.

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Article rédigé par
Pierre Crochart
Pierre Crochart
Journaliste