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Test de la DJI Osmo 360 II : Une belle montée en régime avec la 8K à 60 i/s

19 septembre 2026

Par Sofian Nouira

Illustration
©DJI

DJI dégaine la seconde génération de sa caméra 360 face à l’Insta360 X6 et au GoPro Max 2. Au menu, de la 8K/60, des objectifs remplaçables et une vraie vocation sous-marine.

En résumé

Au final, l’Osmo 360 II ressemble moins à une consolidation méthodique qu’à une vraie montée en puissance. DJI a identifié les points faibles de sa première caméra 360 et les a traités un par un, cadence vidéo, basses lumières, ralentis, timelapse, étanchéité assumée, objectifs remplaçables. Si vous cherchez la caméra 360 la plus véloce du moment pour de la vidéo d’action, avec sa 8K/60 native inédite sur le marché, c’est elle qu’il faut regarder. Si votre priorité va au budget, le GoPro Max 2, vendu bien moins cher, reste une porte d’entrée plus douce. Enfin, si ce sont les fonctions de montage automatisé pilotées par logiciel qui comptent plus que la fiche technique brute, l’Insta360 X6 garde des arguments. Mais à l’heure du choix, notre cœur penche sensiblement vers cette Osmo 360 II.

Les plus et les moins
  • La vidéo 360 en 8K/60, une première sur le marché
  • Les objectifs remplaçables soi-même, à moindre coût
  • L'étancéité à 10 mètres sans caisson, enfin assumée
  • La charge rapide, avec 80 % en 22 minutes
  • L'autonomie inchangée malgré la batterie plus généreuse
  • Le mode SuperNight privé de D-Log M
  • La surchauffe possible lors des longues sessions en 8K/60

Introduction

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Le marché de la caméra 360 s’est sérieusement étoffé ces derniers mois. Longtemps chasse gardée d’Insta360, le segment a vu débarquer GoPro avec sa Max 2, puis DJI avec une première Osmo 360. Le constructeur chinois ne s’est visiblement pas contenté de ce galop d’essai. Voici donc l’Osmo 360 II, une seconde génération qui reprend le gabarit de son aînée mais pousse tous les curseurs vidéo un cran plus loin, avec l’Insta360 X6 dans le viseur et le GoPro Max 2, nettement moins cher, en embuscade sur l’entrée de gamme.

©L'Éclaireur Fnac

Sur le papier, la fiche technique a de quoi attirer l’œil. Deux capteurs CMOS carrés de type 1/1,1 pouce ouvrant à f/1,9, de la vidéo 360 en 8K à 60 images par seconde, des photos de 120 mégapixels, des objectifs remplaçables par l’utilisateur et un poids contenu à 183 g. Le tout dans un boîtier étanche à 10 mètres sans caisson.

Design et ergonomie

Force est de constater que DJI n’a pas cherché à réinventer la silhouette de sa caméra. L’Osmo 360 II affiche 61 × 36,3 × 81 mm sur la balance des dimensions et pèse exactement le même poids que l’originale, soit 183 g. C’est compact, facile à glisser dans une poche de veste, et cela reste dans les standards du genre. Le pilotage passe par un écran tactile OLED d’environ 5 cm de diagonale, affichant 314 × 556 pixels. Ce n’est pas la définition du siècle, mais pour cadrer, changer de mode et vérifier une prise, cela fait le travail.

La vraie bonne idée se situe au niveau des optiques. Les deux objectifs sont remplaçables par l’utilisateur lui-même, sans passer par le SAV, et profitent d’un revêtement ultra-dur de seconde génération. Sur une caméra 360, dont les lentilles bombées s’exposent au moindre gravier, c’est tout sauf un gadget.

Côté robustesse, le corps est certifié IP68, encaisse des températures de -20 à 45 °C et descend à 10 mètres sous l’eau sans le moindre accessoire, ou 50 mètres avec le caisson étanche optionnel. Là où la première Osmo 360 restait frileuse sur ce terrain, DJI encourage désormais explicitement l’usage sous-marin de sa caméra. Dommage, en revanche, que l’Insta360 X6 fasse mieux sur ce point précis, avec 20 mètres d’étanchéité sans caisson.

Une captation vidéo qui monte en régime

C’est ici que l’Osmo 360 II justifie son existence. La caméra filme en 360 degrés jusqu’en 8K à 60 images par seconde, contre 8K/50 pour la première génération, et devient au passage la première caméra 360 du marché à proposer nativement cette cadence à cette définition. Dix images de plus par seconde, cela peut sembler anecdotique. En pratique, c’est ce qui sépare une vidéo d’action fluide d’une vidéo qui accroche sur les mouvements rapides, et c’est un argument que ni Insta360 ni GoPro ne peuvent opposer à ce jour.

Les capteurs restent de même format que sur la première génération, et l’essentiel des progrès semble passer par le traitement d’image. Traitement qui ne chôme pas, du reste. La plage dynamique grimpe à 14,5 IL, contre 13,5 IL auparavant, ce qui laisse davantage de marge dans les ciels cramés et les ombres bouchées. Le mode SuperNight, dédié aux basses lumières, passe de 8K/30 à 8K/60. Petit bémol tout de même, ce SuperNight 2.0 ne permet pas l’enregistrement en D-Log M, alors que le profil logarithmique et la couleur 10 bits sont disponibles sur tous les autres formats vidéo. Les étalonneurs noctambules resteront donc sur leur faim.

En photo, la caméra capture des images 360 de 120 mégapixels, avec prise en charge du RAW et, nouveauté de cette génération, un mode HDR. Signalons enfin une limite structurelle du format plutôt qu’un défaut propre à DJI, la ligne de raccord entre les deux objectifs ne devient invisible qu’au-delà de 75 cm de distance. En deçà, le fameux « stitch » se rappelle à votre bon souvenir. Gardez aussi en tête que l’enregistrement prolongé en 8K/60 sollicite sérieusement l’électronique et peut provoquer un arrêt pour surchauffe lors de longues sessions en intérieur. Pour des plans d’action de quelques minutes, le cœur de cible de ce mode, ce n’est pas rédhibitoire.

Ralentis, timelapses et suivi de sujet

Les modes créatifs profitent eux aussi de la cure de vitamines. Le ralenti natif atteint 4K à 240 images par seconde, et le logiciel DJI Studio pousse le concept plus loin grâce à une interpolation de trames qui autorise jusqu’à un ralenti 64x, l’équivalent d’un improbable 8K/480, contre un modeste 4x sur la première génération. Rappelons qu’il s’agit d’images calculées en post-production et non capturées, avec les artefacts que cela peut impliquer sur les mouvements complexes. Le timelapse grimpe pour sa part en 16K, soit le double de la définition offerte par l’originale, de quoi recadrer généreusement sans perte visible.

Le mode Vortex, cet effet de rotation vertigineux popularisé par les vidéastes d’action, passe de 6K/120 à 8K/120, et DJI propose une poignée rotative dédiée, l’Osmo Vortex Rotating Handle, pour l’exploiter sans se dévisser le poignet. Ajoutez à cela le mode Spotlight Follow, qui verrouille automatiquement un sujet dans le cadre en 360, et vous obtenez une panoplie créative sérieuse. Il faut bien avouer, cela dit, que l’écosystème logiciel d’Insta360 conserve une longueur d’avance sur les fonctions de montage automatisé, un terrain sur lequel DJI progresse sans encore égaler son rival.

Stockage, audio et connectivité

L’Osmo 360 II embarque 128 Go de stockage interne, dont 105 Go réellement utilisables, et accepte les cartes microSD jusqu’à 1 To. Vu l’appétit gargantuesque des fichiers 8K/60, cette double solution n’a rien de superflu. La connectique et les liaisons sans fil sont dans l’air du temps, avec du Wi-Fi 6, du Bluetooth 5.1, un port USB-C et, nouveauté de cette génération, une puce NFC pour un appairage rapide avec le smartphone.

Le son n’est pas oublié. Quatre microphones sont intégrés au boîtier, et la caméra se connecte directement, sans récepteur, aux micros sans fil maison via le protocole OsmoAudio. Sont compatibles les DJI Mic 3, Mic 2, Mic Mini 2S, Mic Mini 2 et Mic Mini. Pour qui possède déjà un micro DJI, c’est un vrai confort.

Autonomie et endurance

La batterie gonfle de 1 950 à 2 150 mAh, et pourtant l’autonomie annoncée reste rigoureusement identique à celle de la première génération, soit 100 minutes en 8K/30. Vous l’aurez compris, le surplus d’énergie part intégralement dans les nouveaux modes gourmands plutôt que dans l’endurance. Dommage que DJI n’ait pas réussi à grappiller quelques minutes au passage. La charge rapide compense en partie, avec 80 % récupérés en 22 minutes.

Le boîtier de charge et les trois batteries du pack Adventure Combo se révèlent très pratique à l’usage. ©L'Éclaireur Fnac

Bonne nouvelle pour les possesseurs de matériel DJI, les batteries sont interchangeables avec celles de la première Osmo 360 et des caméras Osmo Action récentes. Quant au pack Adventure Combo, il inclut trois batteries avec leur boîtier de charge ainsi qu’une perche selfie de 1,2 m, de quoi partir en week-end sans chargeur au fond du sac.

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Enfin, une Battery Extension Rod optionnelle ajoute jusqu’à 180 minutes d’autonomie pour les tournages au long cours.

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Conclusion

Au final, l’Osmo 360 II ressemble moins à une consolidation méthodique qu’à une vraie montée en puissance. DJI a identifié les points faibles de sa première caméra 360 et les a traités un par un, cadence vidéo, basses lumières, ralentis, timelapse, étanchéité assumée, objectifs remplaçables. Si vous cherchez la caméra 360 la plus véloce du moment pour de la vidéo d’action, avec sa 8K/60 native inédite sur le marché, c’est elle qu’il faut regarder. Si votre priorité va au budget, le GoPro Max 2, vendu bien moins cher, reste une porte d’entrée plus douce. Enfin, si ce sont les fonctions de montage automatisé pilotées par logiciel qui comptent plus que la fiche technique brute, l’Insta360 X6 garde des arguments. Mais à l’heure du choix, notre cœur penche sensiblement vers cette Osmo 360 II.

Article rédigé par

Journaliste

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