Prise en main

Prise en main du SteelSeries Arctis Nova Pro Omni : le casque gaming qui veut régner partout

03 juillet 2026

Par Sofian Nouira

Illustration
©SteelSeries

Sans être le successeur officiel du très onéreux Nova Elite, le Nova Pro Omni promet de s’en inspirer largement, tout en baissant un peu son prix, sans tout sacrifier pour autant donc. Voyons comment il s’en sort dans ce numéro d’équilibriste.

En résumé

Le Nova Pro Omni occupe une place claire dans la gamme SteelSeries. Il reprend les progrès de connectivité du Nova Elite, sa base station, son ANC plus efficace et son microphone à la plage élargie, en laissant de côté les transducteurs en fibre de carbone réservés aux audiophiles. Pour quelques dizaines d’euros de plus que le Nova Pro Wireless Gen 2, il ajoute un troisième port USB, l’application mobile qui débloque les EQ spécifiques aux jeux côté console et un coloris bleu nuit. Bien moins cher que l’Elite, il en conserve l’essentiel des atouts. L’absence des codecs AAC et AptX en Bluetooth et celle d’un câble jack dans la boîte sont les principales réserves de sa fiche technique. Néanmoins, si vous jouez sur plusieurs plateformes et que vous cherchez un système capable de centraliser vos sources audio sans manipulation, du PC à la console en passant par le mobile, le Nova Pro Omni est clairement le produit parfait.

Les plus et les moins
  • La base station identique à celle du Nova Elite, avec ses trois ports USB-C et sa gestion de quatre sources simultanées
  • L'ANC qui atténue 81 % du bruit ambiant, contre 49 % sur le Nova Pro Wireless
  • L'application mobile qui ajuste les EQ en direct en Bluetooth pendant le jeu sur console
  • Le microphone ClearCast Pro à la plage élargie de 50 Hz à 16 kHz, avec coupure automatique au rangement
  • L'absence des codecs AAC et AptX en Bluetooth
  • Le câble jack 3,5 mm non fourni malgré les prises présentes sur la base
  • Les transducteurs néodyme classiques, en retrait de la fibre de carbone du Nova Elite

Introduction

Entre les casques gamer Arctis Nova Elite, toujours vendu à près de 600 euros à l’heure où nous écrivions ces lignes, et Arctis Nova Pro Wireless qui s’affiche toujours à 379,99 euros à date, SteelSeries glisse un nouvel intermédiaire. Le Nova Pro Omni se présente comme le premier vrai successeur du Nova Pro Wireless, dont il reprend les progrès de connectivité hérités du Nova Elite sans en adopter les transducteurs haut de gamme. Le tout pour un positionnement plus raisonnable que celui de l’Elite, taillé pour les audiophiles.

Sur le papier, l’argumentaire tient en quelques lignes. Pour quelques dizaines d’euros de plus que le Nova Pro Wireless Gen 2, le Nova Pro Omni ajoute un troisième port USB sur sa base, une application mobile et un nouveau coloris bleu nuit. Le casque embarque des transducteurs de 40 mm en néodyme couvrant une plage de 10 Hz à 40 kHz, un microphone rétractable ClearCast Pro, du Bluetooth 5.3 et une liaison 2,4 GHz certifiée Hi-Res Audio.

Côté contenu de la boîte, SteelSeries fournit deux batteries et deux câbles USB-C vers USB-A. En revanche, aucun câble jack 3,5 mm n’est inclus, ce qui surprend un peu vu la présence des prises correspondantes sur la base.

Ce nouveau SteelSeries Arctis Nova Pro Omni est disponible en noir, blanc et bleu nuit, au prix public conseillé de 399,99 euros.

Design et ergonomie

Pas d’évolution esthétique marquante pour ce Nova Pro Omni, qui reste dans la lignée sobre de la gamme Arctis. Le casque affiche 339 g sur la balance pour des dimensions de 87 x 172 x 210 mm, un gabarit dans la norme du segment. Dommage qu’il ne soit pas pliable, en revanche. Pour un casque vendu sur sa polyvalence multi-plateformes, donc potentiellement amené à voyager entre le bureau et le salon, c’est un choix qui interroge. L’ensemble profite tout de même d’une très bonne qualité de fabrication, avec des plastiques de qualité, qui respirent la solidité. Les différents boutons tombent bien sous les doigts, et les coussinets se montrent particulièrement agréables, même s’ils ne sont guère respirants.

Test SteelSeries Arctis Nova Pro Omni
©SteelSeries

L’ergonomie progresse en revanche sur des détails bien vus. Le microphone rétractable se coupe désormais automatiquement lorsqu’on le rentre dans l’oreillette, un réflexe naturel qui devient enfin fonctionnel. Autre trouvaille appréciable, le système de double batterie hérité du Nova Pro Wireless gagne en fluidité. Quand vous échangez la batterie du casque contre celle qui charge dans la base, l’appareil se rallume de lui-même en quelques secondes. Fini la manipulation en deux temps, on remplace et on repart.

La base

Le cœur du système, c’est la base station et elle n’a rien d’inédit. SteelSeries livre ici la même unité que celle fournie avec le Nova Elite, son modèle le plus cher. On retrouve donc ce petit boîtier en plastique noir, surmonté d’une grosse molette en façade et d’un écran OLED monochrome qui affiche le niveau de batterie du casque ainsi que les informations sur le signal audio.

Test SteelSeries Arctis Nova Pro Omni
©SteelSeries

L’arrière concentre toute la connectique. Trois ports USB-C y sont alignés, utilisables avec un PC, une PS4, une PS5, une Switch ou une Switch 2. L’un de ces trois ports bénéficie du traitement particulier qui le rend compatible avec les consoles Xbox Series X/S et Xbox One. À cela s’ajoutent une entrée ligne au format jack 3,5 mm, pensée pour les appareils antérieurs à l’USB, et une sortie ligne du même format pour brancher vos enceintes sur le même système.

Test SteelSeries Arctis Nova Pro Omni
©SteelSeries

Évidemment, l’intérêt d’une telle architecture est la gestion simultanée des sources. Le Nova Pro Omni peut ainsi jongler avec jusqu’à quatre flux audio en même temps, soit deux sources USB-C actives sélectionnées automatiquement, plus l’entrée ligne et la connexion Bluetooth 5.3. Un petit détail qui fait plaisir : lorsque le casque est éteint, le son bascule automatiquement vers la sortie ligne pour atterrir sur les enceintes de bureau si elles sont connectées. De quoi passer donc d’une écoute au casque au son sur enceintes sans toucher le moindre câble.

Le rendu audio et le microphone

C’est précisément sur l’audio que SteelSeries trace la frontière avec son modèle premium. Le Nova Pro Omni s’appuie sur des transducteurs de 40 mm en néodyme, avec une réponse en fréquence de 10 Hz à 40 kHz et une sensibilité de 98 dB SPL à 1 kHz/1 mW. Le Nova Elite, lui, mise sur des transducteurs en fibre de carbone entourés de laiton, pour la même réponse en fréquence, mais une sensibilité supérieure, à 101 dB SPL. Voilà l’essentiel de ce que paient les audiophiles en passant à l’Elite et donc ce que l’Omni met de côté pour rester sous la barre des 400 euros à son lancement. Concrètement, sur un smartphone qui ne gère pas encore le LC3, vous devrez vous contenter du SBC et de sa qualité de diffusion basique. Un manque regrettable sur un casque à ce prix.

En écoute de musique, il offre tout de même un rendu sonore tout à fait satisfaisant si vous n’avez pas l’oreille la plus fine qui soit. En jeu, il figure clairement dans le (très) haut du panier, quel que soit votre genre de jeu préféré.

Notez au passage que la liaison 2,4 GHz qui passe par la base station est certifiée Hi-Res Audio, capable de 96 kHz / 24 bits. Le Bluetooth, en version 5.3, prend en charge le codec SBC ainsi que LC3 et LC3+ pour la basse consommation et l’audio haute résolution, avec le support de LE Audio et Auracast. En revanche, ni AAC ni AptX ne sont de la partie, deux codecs qui permettent un streaming de meilleure qualité que le SBC.

Test SteelSeries Arctis Nova Pro Omni
©SteelSeries

Le microphone mérite également qu’on s’y attarde un peu. Le ClearCast Pro rétractable est omnidirectionnel et couvre une plage de 50 Hz à 16 kHz, pour une sensibilité de -40 dBV/Pa. La comparaison avec ses cousins de gamme est parlante. Le Nova Pro Wireless plafonnait à une réponse de 100 Hz à 6,5 kHz, et même le Nova Elite, pourtant vendu 200 dollars de plus, s’arrête à 14 kHz dans les aigus. Sur le papier, le micro de l’Omni capte donc un spectre plus large que celui du modèle le plus cher du catalogue.

Ajoutez à cela la coupure automatique lorsque le bras est rétracté dans l’oreillette, et vous obtenez l’un des ensembles micro les plus complets de la marque. Reste que le caractère omnidirectionnel de la capsule pourra capter davantage l’environnement qu’un micro directif, un paramètre à garder en tête si vous jouez dans une pièce bruyante.

La réduction de bruit

L’une des évolutions les plus notables du produit concerne l’intelligence artificielle de réduction de bruit du microphone. Auparavant cantonnée au logiciel SteelSeries sur PC, elle a désormais le bon goût d’être intégrée directement dans le casque et fonctionne donc sur toutes les plateformes.

Pour les performances à proprement parler de cet ANC, SteelSeries avance une atténuation moyenne du bruit ambiant de 81 % pour l’Omni, contre 49 % pour le Nova Pro Wireless. L’écart entre les deux générations est donc substantiel sur ce point. À l’usage, le rendu est satisfaisant, même si on reste tout de même un cran en dessous des meilleurs casques du genre (Sony 1000X M6 en tête), tant en matière de réduction que pour le mode transparence.

Le logiciel

Côté logiciel, l’écosystème SteelSeries GG (Sonar) reste très copieux, avec plus de 300 profils d’égalisation spécifiques à des jeux, en plus d’une dizaine de profils chacun pour la musique et le micro. Cependant, c’est l’application mobile Arctis, sur iOS et Android, qui apporte peut-être le plus de souplesse au quotidien. Elle permet de modifier les profils EQ en direct, en Bluetooth, pendant que le casque reste connecté aux consoles en USB. Pour les joueurs sur console, longtemps privés des réglages pointus réservés au PC, c’est l’un des grands apports de cette génération.

L’autonomie

SteelSeries annonce jusqu’à 30 heures par batterie en connexion 2,4 GHz avec la réduction de bruit désactivée et jusqu’à 50 heures en Bluetooth dans les mêmes conditions. Avec l’ANC activé, peu importe la connexion, le chiffre tombe à une vingtaine d’heures. Rappelons que le casque est livré avec deux batteries, ce qui permet d’en recharger une pendant que l’autre travaille.

Test SteelSeries Arctis Nova Pro Omni
©SteelSeries

La charge rapide complète le tableau, avec quatre heures de lecture annoncées après seulement 15 minutes de charge. De quoi limiter les interruptions quand une batterie tombe à plat en pleine session.

À partir de 399,99€

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Article rédigé par

Journaliste

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