Sélection

Thrillers, drames et poésie : les 15 meilleurs films sud-coréens à (re)voir absolument

20 février 2026
Par Lucile B.
Thrillers, drames et poésie : les 15 meilleurs films sud-coréens à (re)voir absolument
©Bac Films

Entre thrillers viscéraux, fables politiques et drames contemplatifs, le cinéma sud-coréen s’est imposé comme l’un des plus passionnants au monde, porté par des cinéastes audacieux capables de mêler tension narrative, critique sociale acérée et virtuosité formelle. Voici notre sélection des meilleurs films coréens à (re)découvrir.

De la vengeance froide de Park Chan-wook à la poésie humaniste de Lee Chang-dong, le cinéma coréen brille par sa capacité à mélanger les genres avec une audace folle. Alors aux amateurs (et aux plus connaisseurs), sortez le popcorn et (re)découvrez les meilleurs films des grands maîtres du cinéma sud-coréen. Sélection.

Parasite, Bong Joon-ho (2019)

La famille Kim vit dans la précarité, survivant de petits boulots et volant le wifi à leurs voisins. Le fils, Ki-woo (Choi Woo-shik), parvient miraculeusement à se faire engager chez les richissimes Park pour donner des cours privés d’anglais. C’est alors qu’il conspire à faire embaucher le reste des siens, infiltrant cette demeure luxueuse par une arnaque méticuleuse.

Parasite est bien plus qu’un thriller domestique : c’est le séisme cinématographique de 2019. Bong Joon-ho, maître du désordre social, y déploie une mise en scène virtuose pour signer une satire féroce, où l’humour noir laisse place à la tension étouffante. Un chef-doeuvre couronné par quatre Oscars (meilleur scénario, meilleur film international, meilleur réalisateur et meilleur film) et d’une Palme d’or.

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Old Boy, Park Chan-wook (2003)

Oh Dae-soo (Choi Min-sik) est kidnappé et séquestré pendant quinze ans, sans jamais savoir pourquoi. Lorsqu’il est soudainement relâché, il n’a qu’une obsession : retrouver son bourreau et se venger.

Grand Prix au Festival de Cannes en 2004, Old Boy est une tragédie grecque moderne d’une violence esthétique rare. Avec sa célèbre scène de combat dans le couloir et son scénario à tiroirs, Park Chan-wook nous livre une œuvre culte sur la vengeance et la manipulation qui marque l’esprit durablement.

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Memories of Murder, Bong Joon-ho (2003)

En 1986, dans une province rurale de Corée du Sud, le corps d’une jeune femme est retrouvé. Deux inspecteurs diamétralement opposés – Park Doo-man (Song Kang-ho), totalement novice et Seo Tae-yoon (Kim Sang-kyung), un détective de Séoul habitué à ce type d’enquête – formeront un duo pour traquer le premier tueur en série du pays.

Inspiré d’une série de meurtres ayant secoué la Corée entre 1986 et 1991, Memories of Murder dépasse les codes du polar pour brosser le portrait d’un pays en pleine mutation politique. Le long-métrage brille par son atmosphère poisseuse et son final inoubliable.

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Mademoiselle, Park Chan-wook (2016)

Corée, années 30. Sook-hee (Kim Tae-ri), travaillant secrètement pour un escroc, est engagée en tant que servante par Hideko (Kim Min-hee), une riche héritière, qui ne se doute pas qu’elle est la proie d’un complot visant à lui voler sa fortune.

Le thriller érotique Mademoiselle est un bijou de manipulation. Park Chan-wook y orchestre un jeu de faux-semblants machiavélique où les rapports de force ne cessent de basculer, le tout couronné par une esthétique visuelle somptueuse.

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Dernier train pour Busan, Yeon Sang-ho (2016)

Dans un train grande vitesse reliant Séoul à Busan, des passagers infectés par un virus inconnu se transforment en zombies enragés. Seok-woo (Gong Yoo), sa fille, et un groupe de non-contaminés tenteront alors de survivre.

Avec Dernier train pour Busan, Yeon Sang-ho réinvente le film de zombies avec brio. Haletant de bout en bout, ce huis clos au rythme frénétique parvient à régénérer le cinéma de genre coréen.

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Snowpiercer, Bong Joon-ho (2013)

Après qu’une catastrophe climatique a plongé la Terre dans une ère glaciaire inhabitable, les derniers survivants de l’humanité sont confinés dans un train parcourant perpétuellement les 5 continents. À l’intérieur, une hiérarchie sociale sépare les classes. Une injustice qui ne plaît pas à Curtis (Chris Evans), tête pensante des wagons de queue, qui mènera alors une révolte sanglante pour renverser l’ordre établi.

Fable dystopique visuellement frappante, Snowpiercer est inspiré de la bande dessinée française Le Transperceneige de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette. Ici, Bong Joon-ho utilise chaque wagon pour explorer les travers de notre société, nous offrant ainsi une réflexion politique acerbe sur la lutte des classes.

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JSA (Joint Security Area), Park Chan-wook (2000)

Une fusillade, engendrant la mort de deux soldats, éclate dans la zone commune de sécurité séparant les deux Corées. Une enquêtrice suisse (Lee Young-ae) est dépêchée sur place pour comprendre ce qui s’est réellement passé, cette nuit-là, entre les gardes frontaliers.

Bien avant ses iconiques Mademoiselle et Old Boy, Park Chan-wook a façonné l’excellent JSA (Joint Security Area). Traitant du déchirement de la Corée avec une humanité bouleversante, il livre un plaidoyer puissant contre l’absurdité de la guerre et une ode à la fraternité.

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Mother, Bong Joon-ho (2009)

Une mère veuve (Kim Hye-ja) élève seule son fils Do-joon (Won Bin). Le jeune homme étant son unique raison d’être, elle se battra coûte que coûte et se lancera dans une enquête désespérée lorsqu’il sera accusé du meurtre d’une lycéenne.

Mother ou l’exploration des recoins les plus sombres de l’amour maternel. Ce thriller psychologique, à la croisée du récit policier et du mélodrame familial, déconstruit l’image sacrée de la mère pour en faire une figure tragique.

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The Host, Bong Joon-ho (2006)

Lors d’un après-midi tranquille, une créature monstrueuse émerge des eaux du fleuve Han et sème la terreur à Séoul, enlevant, au passage la toute jeune Hyun-seo (Go Ah-seong). Sa famille, menée par le patriarche Gang-du (Song Kang-ho), bravera les interdits pour aller la secourir.

Mélange improbable de film de monstre et de comédie familiale, The Host est une réussite totale. Bong Joon-ho (encore lui !) prouve une nouvelle fois son génie en rendant cette traque aussi spectaculaire qu’intime, le tout avec un regard politique acéréré.

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Okja, Bong Joon-ho (2017)

La jeune Mija (Ahn Seo-hyun) s’occupe depuis une dizaine d’années d’Okja, une sorte de gros cochon. Mais un jour la multinationale Mirando Corporation s’empare de l’animal et l’amène à New York. Mija se lance alors dans une mission de sauvetage visant à ramener son ami à la maison.

Qui n’a jamais rêvé d’être ami avec un cochon géant ? Sous ses dehors de conte moderne, Okja dénonce les dérives de l’industrie agroalimentaire. Alternant entre tendresse et cruauté, le long-métrage nous interroge sur notre rapport au vivant avec une efficacité redoutable.

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Peppermint Candy, Lee Chang-dong (1999)

Le film s’ouvre tragiquement sur le suicide de Yong-ho (Sol Kyung-gu), un homme autrefois idéaliste. À travers sept chapitres clés de sa vie, nous remonterons le temps pour découvrir les raisons de cet acte irréversible.

Avec justesse, Peppermint Candy s’appuie sur le destin d’un seul homme pour dénoncer les événements tragiques de l’histoire coréenne, racontant au passage les blessures de toute une nation. Lee Chang-dong signe ici un drame poignant d’une grande profondeur.

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Poetry, Lee Chang-dong (2010)

Mija (Yoon Jeong-hee), une grand-mère élégante, s’inscrit à un cours de poésie. Empreinte de découverte, elle se met à apprendre de nouveau à observer le monde. Et ce jusqu’à ce qu’un évènement inattendu vienne perturber son havre de paix.

D’une délicatesse absolue, Poetry est une véritable méditation sensible. Lee Chang-dong filme avec pudeur la dureté de l’existence, en y apposant un regard d’une grande humanité. Yoon Jeong-hee livre une performance magnifique. 

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J’ai rencontré le Diable, Kim Jee-woon (2010)

Soo-hyun (Lee Byung-hun), déplore la mort de sa fiancée enceinte assassinée violemment par un tueur en série. Déterminé à trouver le coupable et pris dans un désir de vengeance, il entame une traque sanglante avec le criminel.

Âmes sensibles s’abstenir. Kim Jee-woon signe avec J’ai rencontré le Diable une œuvre radicale et gore. Un thriller horrifique d’une violence extrême, réservé aux plus aguerris.

Burning, Lee Chang-dong (2018)

Jong-su (Yoo Ah-in), un jeune coursier, retrouve Hae-mi (Jeon Jong-seo), une ancienne connaissance. Épris de cette dernière, il vit une courte idylle avec elle avant le départ de la jeune femme pour l’Afrique. À son retour, celle-ci ne revient pas seule, mais accompagnée du mystérieux Ben (Steven Yeun), un jeune homme aux penchants obscurs.

Adapté de la nouvelle Les Granges brûlées de Haruki Murakami, Burning est un thriller fascinant. Ici, Lee Chang-dong joue sur l’invisible et le non-dit, créant ainsi un sentiment d’angoisse sourde qui culmine dans un final magistral.

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The Chaser, Na Hong-jin (2008)

Eom Joong-ho (Kim Yoon-seok), un ancien policier devenu proxénète, réalise que ses filles disparaissent unes à unes. Rapidement, il identifie le dernier client qu’elles ont toutes en commun : un certain Young-min (Ha Jung-woo). Bien décidé à arrêter cette vague de meurtres, Joong-ho utilisera ses talents d’enquêteur pour traquer le tueur.

The Chaser, polar nerveux et poisseux, tient le spectateur en haleine par son rythme et son suspense. Pour son premier film, Na Hong-jin frappe très fort. Un classique instantané. 

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Article rédigé par
Lucile B.
Lucile B.
Rédactrice fnac.com
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