Rencontre

24 septembre 2026

Le Bénin à l’honneur : Entre spiritualité et tradition !

Illustration

Le jeudi 24 septembre 2026

À 18h00

FNAC PARIS SAINT-LAZARE

Forum de rencontre - 3ème étage du magasin

Rencontre avec la journaliste, Delphine Bousquet Hazoumè, autrice de « Bénin. Envoûtement africain », l’anthropologue Saskia Cousin Kouton, autrice de « Ogùn et les matrimoines. Histoires de Porto-Novo, Xogbonù;*, Ajàse », le philosophe Arnaud Zohou auteur de « Une histoire du Vodoun. L’acte de vivre » et Richard J.V. Sogan, chercheur et auteur de « Gèlèdè. Pouvoir de femme »
Rendez-vous jeudi 24 septembre à 18h à la Fnac Saint-Lazare.

Introduction

Rencontre suivie d’une séance de signatures.

DELPHINE BOUSQUET HAZOUMè, journaliste, évoque la naissance du Bénin, ancien Dahomey, issu d’un passé longtemps méconnu sur les cartes de l’Afrique moderne. Discret mais influent, le pays s’est distingué par la richesse de ses intellectuels et de ses talents. Aujourd’hui, grâce à son dynamisme économique, artistique et social, le Bénin s’impose comme un acteur majeur de l’Afrique du XXIᵉ siècle, un pays à la fois vibrant et envoûtant.

« Bénin. Envoûtement africain » :

Il fut un temps lointain où aucun pays de l’Afrique moderne ne pouvait être dessiné sur une carte. C’est de ce brouillard ancien qu’est né le jeune et dynamique Bénin, l’ex-Dahomey de la colonisation française. Un pays qui, s’il fait peu parler de lui, a irrigué le continent par ses talents et la prééminence de ses intellectuels. Un pays que sa vitalité économique, artistique et sociale place aujourd’hui sur le devant de la scène de la nouvelle Afrique du vingt et unième siècle. Le Bénin est envoûtant. Au sens propre comme au sens figuré. L’auteure, qui y réside depuis près de vingt ans, a fait de cette terre la sienne, accompagnant la transformation du tourisme et l’émergence d’une puissance régionale dynamique. Ce petit livre n’est pas un guide. Il dit la force de cette terre si fertile, cette communion avec un monde d’imaginaire et de réalités africaines que nous voyons renaître, après les avoir tant blessés. Un grand récit suivi d’entretiens avec l’historien Bellarmin Coffi Codo, l’universitaire Yvette Onibon Doubogan et le guide-chercheur Théo Kossi Gbemako Atrokpo.

SASKIA COUSIN KOUTON, Professeure de sociologie à l’Université Paris Nanterre Membre. Son dernier ouvrage « Ògún et les matrimoines. Histoires de Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Ajasè », Presses Universitaires de Nanterre, 2024 
Raconte les passés pour ouvrir l’avenir. C’est le rôle des mères et des épouses de ces Afriques urbaines, aux histoires multiples, diasporiques, performatives. Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ : capitale de la République du Bénin, ville coloniale, royaume ancien, cité fractale.

« Ògún et les matrimoines. Histoires de Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Ajasè » : Raconte une ville depuis le cœur des maisonnées qui la fonde, depuis les récits des mères et des épouses qui performent ses mémoires mythiques et produisent son avenir, depuis la force du vodún Ògún, divinité révolutionnaire du fer, de la route et d’internet. Croisant les sources, les points de vue et les savoirs, il désapprend ce que nous pensions savoir sur le rapport au passé, le patrimoine, la figure de l’étranger, l’inventaire des choses ou encore les relations de genre. 

Raconter les passés pour ouvrir l’avenir. C’est le rôle des mères et des épouses de ces Afriques urbaines, aux histoires multiples, diasporiques, performatives. Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Ajasè : capitale de la République du Bénin, ville coloniale, royaume ancien, cité fractale. Circulant, combattant, commerçant, ses habitants s’installent avec leurs langues, leurs mythes et leurs dieux. 

Divinité du fer, du conflit et de la route, défricheur, principe révolutionnaire, Ògún guide cette promenade initiatique : du soleil des indépendances à la forge millénaire, des festivités touristiques à la chambre des ancêtres. 

Au cœur des maisonnées, on moque l’amour du Blanc pour ses vieilleries – le patrimoine colonial –, et l’on (se) raconte des histoires de violences et de puissances, de fondation et d’alliance. Le doux commerce de l’étranger, cet éternel beau-fils, et son double indicible : celui de la traite atlantique, celui des innombrables captives devenues épouses. Ces épouses dont les filles performent la mémoire, l’oubli et l’avenir. 

Enquête réflexive sur la vie urbaine et la pensée vodún, Ògún et les matrimoines concilie épistémologie du point de vue et étude critique des sources, approche non (patri)linéaire de l’héritage, anthropologie politique et sociologie urbaine.

Philosophe de formation, ARNAUD ZOHOU est un essayiste franco-béninois. Généraliste du vodoun, son travail d’écriture prend la forme d’ouvrages, de documentaires et d’expositions. Il est membre associé de Configurations littéraires, laboratoire de   recherche de l’université de Strasbourg. 

« Une histore du Vodoun. L’acte de vivre »

Au début du XVIIe siècle, alors que le commerce transatlantique des esclaves est en plein essor, une cité-État voit le jour en Afrique de l’Ouest : le Dahomey, actuel Bénin. Au fil des décennies marquées par de profonds bouleversements, ce petit territoire va prospérer et s’imposer comme royaume important et redouté. Mais à quoi tient cette ascension ? Très certainement à la mise en œuvre d’une idée politique sans précédent, pouvant être désignée par la notion d’assemblage. Dans la culture dahoméenne naissante, cette conception radicalement nouvelle détermine aussi bien la représentation de l’individu, la structuration des rapports sociaux, que l’art et la religion. Ainsi, des dieux venus de toute part sont intégrés, assemblés et réinterprétés au sein d’une organisation parfaitement adaptée à l’époque instable que le royaume traverse. Cette réinterprétation a pour nom le vodoun. 

RICHARD J.V. SOGAN est un chercheur, conservateur de musée et muséologue béninois. Il a notamment été secrétaire général du ministère du Tourisme et de la Culture du Bénin. Il est membre du Comité de Coopération muséale entre la France et le Bénin et continue de jouer un rôle actif dans le développement culturel et patrimonial de son pays.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

RSE

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Article rédigé par

responsable communication

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