Le samedi 19 septembre 2026
À 16h00Entrée au 13-17 rue Bayen
Participez à une rencontre exceptionnelle avec Grand Corps Malade pour la sortie de son nouvel album « Voir la mer » !
OUVERTURE DES INSCRIPTIONS LE 5 SEPTEMBRE À 18H00
« J’en ai pas encore fini », annonce-t-il dès le début de l’album. Car Grand Corps Malade a encore beaucoup de choses à nous dire, vingt ans après la sortie de son premier album. Mais plutôt qu’un bilan, il s’agit d’ouvrir un nouveau chapitre.
Flashback rapide. 2006 : Midi 20 intronise Grand Corps Malade au grand public. Depuis, il enchaîne les enregistrements et les tournées à guichets fermés. En 2017, il passe derrière la caméra avec Patients. Son dernier film en date, co-réalisé avec Mehdi Idir et consacré à la figure de la chanson française la plus samplée par la scène rap, Monsieur Aznavour, modernisait l’exercice du biopic. Entre temps, Grand Corps Malade propose un album concept, Mesdames. Le succès est tel que les concerts ne cessent de se rajouter à son planning, tandis qu’il écrit Les Correspondants avec Ben Mazué, le projet Éphémère (avec encore l’ami Mazué et Gaël Faye) et qu’il livre Reflets, en 2023…
Il est temps de partir, et de concrétiser une envie familiale persistante. Pendant 12 mois, il vit à Montréal une parenthèse enchantée, durant laquelle il reprend son souffle. Et, au-delà des vingt ans de carrière écoulés, c’est dans la métropole canadienne que se trouve l’autre fil rouge de Voir la mer. Regarder la France de loin, même avec affection, et laisser venir l’envie de travailler à nouveau le terreau organique, après deux albums aux sonorités synthétiques confectionnés aux côtés du DJ et du réalisateur Mosimann. Ainsi, le disque commence à voir le jour au Canada. Comme complices : Nikola, réalisateur musical, architecte discret et néanmoins central du projet, co-compositeur de plusieurs titres de l’album avec le chanteur Achile et le guitariste Noé Trystam. Intervient aussi le fidèle Vincha, venu poser sa patte musicale sur plusieurs titres et, at last but not least, le québécois Pierre-Luc Rioux. La plus grande partie de l’enregistrement, en revanche, s’est faite à La Fabrique, studio niché à Saint-Rémy-de-Provence. Un pianiste, un claviériste, un batteur, un guitariste, un bassiste… tous réunis dans la même pièce. Grand Corps Malade retrouve alors une chaleur sonore, une vibration collective qui s’entend dans Voir la mer, où il s’approprie un micro dont il assume désormais le pouvoir cathartique.
Grand Corps Malade s’est pourtant longtemps défendu de ce cliché réducteur selon lequel le slam tenait surtout à la séance de thérapie de groupe. Lui a toujours soutenu qu’il s’agissait plus d’une affaire de mots que de maux. D’autant qu’on a très vite voulu lui assigner le rôle de l’homme blessé ayant trouvé sa rédemption dans l’écriture. Or, il s’était déjà reconstruit en s’attaquant au slam… Le temps passant, Grand Corps Malade a fini par accepter cette part thérapeutique. Surtout quand elle lui en fait voir de toutes les couleurs ! En atteste cette hybridité que cultive Voir la mer, où l’on entend de la chanson, du rap, de funk, du disco, du folk… Place aux contrastes, aux mouvements, comme dans la vie, où un matin léger peut déboucher sur une nostalgie crépusculaire. Ces variétés d’émotions, Grand Corps Malade cherche tant à les convoquer dans ses disques que sur scène. Il y embarque le public dans une traversée où le rire peut côtoyer les larmes, où l’on passe d’un moment de légèreté à une réflexion sur la famille, l’amour ou nos enjeux sociétaux.
Et quoi de mieux, sur « J’sais pas faire sans toi », que de rappeler l’irrésistible joie d’être au monde ? « T’es pas la vie parfaite, encore moins la vie de rêve, mais t’es quand même la belle vie. » Une belle vie dont on ressent plus fort toute l’ardente énergie en écoutant, à chaque fois, Grand Corps Malade.
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