LE CERCLE LITTÉRAIRE – Le coup de cœur de Sandrine M. (Cachan). Adèle est une jeune femme un peu paumée, que personne ne remarque, qui vit en observant la vie des autres, notamment derrière la fenêtre de son appartement situé à proximité du Bataclan. Bref, c’est une fille « sans histoire ».
Une fille sans histoire
Le coup de cœur de Sandrine M. (Cachan)
Adèle est une jeune femme un peu paumée, que personne ne remarque, qui vit en observant la vie des autres, notamment derrière la fenêtre de son appartement situé à proximité du Bataclan. Bref, c’est une fille « sans histoire ».
Un soir pas comme les autres
Le soir du 13 novembre 2015, Adèle sort de sa torpeur quotidienne et comme tous les soirs imagine la vie des autres à travers ce qu’elle en observe depuis sa fenêtre. Très vite, elle comprend que l’agitation et les bruits qui lui parviennent ne correspondent pas à ceux d’un accident du quotidien et c’est face à l’écran de sa TV qu’elle découvre la situation. Elle reste hypnotisée face à ces images, et découvre le visage de Mattéo, sur une photo brandie par Fransesca sa maman italienne, sans nouvelle de lui. Mattéo était un des clients du bar dans lequel Adèle travaillait avant de s’en faire virer pour avoir justement « volé » des dessins de Mattéo dans ses poches, une habitude qu’elle avait avec presque tous les clients, pour s’approprier leurs vies.
Les premiers mensonges
Un reportage TV l’informe que les proches des victimes sont invités à se présenter à l’École Militaire où des associations viennent en aide aux familles. Saïd, membre de la Protection civile, est ému par cette jeune fille qui dit être sans nouvelle de son amoureux avec qui elle aurait dû aller au Bataclan ce soir-là et ne l’a jamais rejointe chez elle. Elle ne s’était pas rendue au Bataclan pour le laisser profiter de sa soirée avec ses amis, alors que leur relation n’en était qu’à ses balbutiements.
Une fille qui compte
À l’arrivée des parents de Mattéo, Saïd fait les présentations et Adèle s’enfonce un peu plus dans les mensonges en s’inventant les prémices d’une vie avec Mattéo. Adèle devient indispensable aux parents, s’investit dans les associations d’aide aux victimes, jusqu’à devenir salariée, porte-parole d’une cause qu’elle a faite sienne. Elle existe enfin aux yeux des autres.
Les doutes
Fransesca de son côté ne parvient pas à faire le deuil de ce fils dont elle ignorait tout de la vie parisienne. Des incohérences la tracassent et presque un an après les événements, elle revient sur place pour essayer de comprendre. Elle confie ses doutes à Saïd puis à la police…
Le roman début sur le verdict du procès d’Adèle : 12 mois, dont 6 avec sursis.
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Parution le 21 août 2019 – 144 pages