Le géant de la musique en streaming a annoncé le week-end dernier le lancement d’une fonction attendue de longue date.
La nouvelle avait été éventée il y a quelques semaines par un morceau de code qui en disait trop. Elle est désormais officielle : dans les prochains jours, les utilisateurs et utilisatrices de Spotify Premium en Nouvelle-Zélande vont pouvoir discuter avec leur algorithme afin de le (re)façonner à l’image de leurs goûts. Une fonctionnalité qui, si elle se montre concluante, sera par la suite déployée dans d’autres pays.
Ouvrir le capot sur son algo
Dans les prochaines semaines, Spotify va donc ouvrir le capot de son algorithme de recommandations pour que les utilisateur·ices puissent le piloter comme ils et elles l’entendent. Que vous soyez inondé·es de titres d’un artiste que vous n’aimez pas ou que vous souhaitiez élargir vos horizons vers de nouveaux genres musicaux, il suffira à l’avenir d’en informer votre algorithme depuis le nouveau menu « Taste Profile » (Profil de goûts).
Cette page est très informative, puisqu’elle résume en quelques paragraphes ce que l’algorithme de Spotify comprend de vos goûts et habitudes d’écoutes. Sur la vidéo partagée par Spotify sur son blog, on lit notamment que la personne utilisée en exemple aime particulièrement les « sonorités pop contemporaines » comme celles de Gracie Abrams et celles du groupe de k-pop ILLIT. L’algorithme dit toutefois remarquer un intérêt grandissant pour le rock alternatif des années 1990, suggérant un « élargissement de votre paysage sonore vers des sons plus axés sur la guitare ».

Piloter l’algorithme à l’aide de prompts
Depuis ce même menu, Spotify laisse ensuite les utilisateur·ices indiquer à l’algorithme si des changements doivent être apportés à ses recommandations. Dans le panneau « Tell us more » (Dites-nous en plus), on peut ainsi dire à l’algorithme de Spotify que l’on entre dans une phase Justin Bieber, et qu’il faut dorénavant prendre ça en compte dans les playlists qu’il nous propose.
Ni une, ni deux, le changement est déjà visible sur la page d’accueil de l’application. Une nouvelle colonne apparaît, listant à la fois des playlists, albums et collaborations où le chanteur canadien apparaît. On peut ensuite retourner dans le Taste Profile pour affiner encore plus les recommandations et même identifier certaines propositions comme étant inadaptées afin de piloter plus précisément l’algorithme de Spotify.
Une excellente mesure, dévoilée à quelques semaines des 20 ans de la plus grosse plateforme de streaming musical au monde, et qui s’intègre dans un contexte d’ouverture rafraîchissante dans le domaine des recommandations algorithmiques. Deezer a en effet proposé la même mesure pour sa fonction Flow, et Threads, le réseau social de Meta, suit le même mouvement.