Ryan Gosling s’apprête à incarner le héros du best-seller d’Andy Weir. Dans le roman, l’histoire se dévoile à travers les souvenirs d’un protagoniste amnésique. Une construction que le film devra traduire à l’écran.
L’adaptation de Projet dernière chance s’apprête à rejoindre les salles obscures. Réalisé par Phil Lord et Christopher Miller, le long-métrage transpose à l’écran le roman de science-fiction publié en 2021 par Andy Weir. Le scénario est confié à Drew Goddard, déjà à l’origine de l’adaptation de Seul sur Mars (2015). À l’écran, Ryan Gosling incarne Ryland Grace, entouré notamment de Sandra Hüller, Milana Vayntrub et Ken Leung.
Dans le livre, l’histoire repose sur un dispositif narratif singulier : un protagoniste amnésique dont les souvenirs émergent progressivement sous forme de flashbacks. Cette mécanique, au cœur du roman, sera-t-elle transposée fidèlement au cinéma ?
De quoi parle Projet dernière chance ?
Le livre suit un professeur de sciences propulsé malgré lui dans une mission spatiale. Il se réveille seul à bord d’un vaisseau, à des années-lumière de la Terre, incapable de se rappeler qui il est ni pourquoi il se trouve là. Peu à peu, sa mémoire se recompose. Ces révélations successives dévoilent l’ampleur de la tâche qui lui incombe : élucider une anomalie menaçant l’énergie du Soleil et, à terme, l’avenir de l’humanité.

Dans le texte d’Andy Weir, cette perte de mémoire structure la construction narrative. Des fragments de mémoire reviennent les uns après les autres et prennent la forme de flashbacks, éclairant peu à peu les circonstances qui ont conduit à cette expédition.
Le film conservera-t-il cette structure ?
Les informations officielles — dont le synopsis — laissent penser que ce point de départ sera maintenu. La bande-annonce montre d’ailleurs plusieurs scènes situées sur Terre, lorsque Ryland Grace se voit proposer de participer à cette expédition scientifique.

La question du traitement précis de ces souvenirs reste toutefois ouverte. Le roman multiplie les retours en arrière, parfois longs et détaillés. Une telle structure pourrait être resserrée dans l’adaptation cinématographique, afin de maintenir un rythme plus adapté au format.
Si ces choix de mise en scène restent à confirmer, l’amnésie de Ryland Grace devrait néanmoins demeurer un élément central du film. Elle constitue, en effet, l’un des mécanismes narratifs les plus efficaces du roman.