La nouvelle adaptation du mythe de Frankenstein, portée par Jessie Buckley et Christian Bale, est loin de convaincre les critiques.
Repoussé plusieurs fois et peu montré avant sa sortie, The Bride!, deuxième long-métrage de Maggie Gyllenhaal après The Lost Daughter (2021), portait les signes d’une production compliquée bien avant son arrivée sur les écrans.
En salle depuis le 4 mars, le film inspiré de La Fiancée de Frankenstein (1935) fait face à des critiques extrêmement négatives. Relecture féministe et modernisée de Frankenstein, The Bride! se passe dans les années 1930 à Chicago, dans une ambiance punk et rétro aux allures de Bonnie et Clyde.
Christian Bale incarne le monstre de Frankenstein, « Frank », et Jessie Buckley – en pleine consécration pour son rôle dans Hamnet – interprète la fiancée, créée par une scientifique pour accompagner Frank dans son existence solitaire.
Si le thème initial rappelle l’histoire de Mary Shelley, les critiques voient dans The Bride! une sorte de Joker au féminin, pas assez abouti, très mal construit, excessif et fatigant.
Que reproche la presse au film ?
Foisonnant, foutraque, glauque, punk, déstabilisant… Si The Bride! ne convainc pas la critique, il demeure un objet de cinéma qui interroge et intrigue. Derrière la promesse d’une relecture féministe engagée et originale, le long-métrage de Maggie Gyllenhaal est rattrapé par sa production chaotique, son montage revisité en cours de route et ses changements apportés à la hâte après de mauvaises projections tests.
Le Parisien regrette ainsi ce « scénario qui part dans tous les sens », entre « thriller horrifique de seconde zone et romance au rabais », qualifiant le film de « navet qui massacre le mythe ». Le Nouvel Obs aussi considère que le film tombe à côté, et estime que, « contrairement aux insistantes intentions, ce n’est ni féministe ni subversif. Juste glauque et gore ».
20 Minutes, qui parle d’une « version fort indigeste », reproche à The Bride! son « approche maladroite qui oscille entre malaise et ennui », notamment concernant les points les plus fantastiques et symboliques du film. Paris Match parle d’un « ratage », au sein d’un « film fourre-tout entre romance, féminisme et film de gangsters », alors que Télérama le qualifie de « prétentieux ».
Quelques mois après le Frankenstein de Guillermo Del Toro, cette nouvelle adaptation du mythe déçoit la presse dans son ensemble. Reste à découvrir si le public, lui, répondra présent ou non.