Actu

Meurtres à Varjakka : faut-il regarder ce nouveau polar nordique sur Arte ?

19 février 2026
Par Pierre Crochart
“Meurtres à Varjakka”, le 19 février 2026 sur Arte.
“Meurtres à Varjakka”, le 19 février 2026 sur Arte. ©Arte

Déjà riche de trois saisons, le thriller macabre venu de Finlande s’invite dès ce soir sur la chaîne franco-allemande. On mate ou on zappe ?

Couronnée du prix du meilleur scénario au Festival du film de Göteborg en 2019, cette série imaginée par Merja Aakko et Mika Ronkainen débarque ce soir sur Arte à un rythme de diffusion hebdomadaire. Les plus téméraires peuvent aussi déjà binger les trois saisons sur la plateforme Arte.tv. Un polar en trois saisons, pour un total de 18 épisodes, qui a rencontré un joli succès en raison de son ambiance glaciale qui porte haut les couleurs du genre nordic noir.

Qu’en pense la presse ?

Traduite en un titre français générique à mourir, la série porte normalement le nom de « All the sins », dans sa langue originale. « Tous les péchés », donc, auxquels vont être confrontés les trois enquêteurs de cette production finlandaise qui se déroule dans une communauté religieuse ultra conservatrice. Après que deux meurtres rituels ont été commis dans un village d’apparence sans histoire, la police d’Helsinki est dépêchée sur place pour trouver le coupable. Un pitch somme toute assez convenu pour le genre, mais Meurtres à Varjakka se distingue tout particulièrement pour la finesse de son écriture.

Pour Les Inrocks, la série revêt pratiquement des aspects documentaires sur la communauté luthérienne dont il est question. L’enquête sert de prétexte pour passer à la loupe la foi, le poids des traditions et l’impact des traumatismes. Une réussite formelle (la production est superbe à regarder), qui ne démérite pas sur le fond.

Meurtres à Varjakka
Johannes Holopainen et Maria Sid dans Meurtres à Varjakka.©Arte

Même son de cloche du côté de Télérama, qui vante l’aspect « hypnotique » de Meurtres à Varjakka. La journaliste loue le sentiment de « malaise presque carcéral » qui rend chaque échange tendu, où les non-dits flottent dans l’air comme autant de poignards en suspension.

La Radio Télévision Suisse (RTS) confirme le tout et parle d’un « pari réussi » pour cette série qui n’a pas usurpé son prix à Göteborg, et qui parvient à sa manière à renouveler le genre du nordic noir en slalomant entre les clichés habituels du thriller nordique.

Que reproche-t-on à la série ?

Si Meurtres à Varjakka ne tire pas en longueur (18 épisodes sur trois saisons), le rythme des épisodes pourra, de l’avis de certains spectateurs en ligne, vous faire lâcher un bâillement ou deux. C’est, en creux, ce que raconte Le Monde dans sa critique, laquelle est plus nuancée que celle des autres journaux.

45€
115€
En stock
Acheter sur Fnac.com

Le quotidien salue le portrait de cette « société tétanisée », mais regrette l’aspect poussif de l’intrigue policière, qui recycle des lieux communs et les fausses pistes prévisibles. La distribution et la réalisation ont toutefois su nuancer l’avis du journaliste, qui sauverait la série ne serait-ce que pour l’interprétation de Lauri par l’acteur Johannes Holopainen. Suffisant pour en garder un bon souvenir, malgré un final jugé « catastrophique » ? On vous laissera vous faire votre propre avis !

Meurtres à Varjakka, 18 épisodes de 50 minutes, à voir sur Arte et Arte.tv.

À lire aussi

Article rédigé par
Pierre Crochart
Pierre Crochart
Journaliste
Pour aller plus loin