Actu

Le musée de l’innocence : l’histoire derrière la série

16 février 2026
Par Sarah Dupont
“Le musée de l'innocence”, le 13 février 2026 sur Netflix.
“Le musée de l'innocence”, le 13 février 2026 sur Netflix. ©Netflix

Adaptée du roman du prix Nobel Orhan Pamuk, Le musée de l’innocence a fait son arrivée sur le catalogue de Netflix le 13 février sous la forme d’une mini-série turque en neuf épisodes.

Disponible sur Netflix sous la forme d’une mini-série dramatique, Le musée de l’innocence marque la première adaptation audiovisuelle du roman d’Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature de 2006. Réalisée par la cinéaste Zeynep Günay, elle compte neuf épisodes d’environ une heure, mis en ligne sur la plateforme ce 13 février. L’œuvre prolonge un projet artistique singulier, déjà décliné en livre et en musée à Istanbul.

Y’a-t-il une histoire vraie derrière la fiction ?

La série ne s’appuie sur aucun fait réel : elle transpose directement le roman éponyme paru en Turquie en 2008. L’intrigue se déroule à Istanbul, entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Kemal, héritier d’une grande famille bourgeoise promis à une union socialement avantageuse, entretient une liaison secrète avec Füsun. Sous la pression des conventions, la relation s’interrompt et devient une obsession : il conserve chaque objet associé à la jeune femme, jusqu’à constituer un musée.

Le musée de l’innocence.©Netflix

L’ouvrage explore la mémoire, la nostalgie et les hiérarchies sociales d’une Turquie en mutation. Pamuk s’appuie sur ses souvenirs : cigarettes, bijoux, tickets ou photographies deviennent des empreintes durables. Après la publication, l’auteur a ouvert en 2012 à Istanbul un véritable musée présentant ces objets. Le lieu existe matériellement, mais il donne forme à une fiction.

Comment la série traduit-elle le roman à l’écran ?

L’adaptation semble conserver la structure fragmentée du livre et respecter fidèlement l’histoire de l’ouvrage. Selahattin Paşalı incarne Kemal face à Eylül Lize Kandemir dans le rôle de Füsun. Le show adopte une forme proche de la chronique sociale : la relation sentimentale évolue parallèlement aux transformations culturelles du pays.

À partir de
12,60€
En stock
Acheter sur Fnac.com

Les souvenirs matériels – vêtements, appartements, vitrines ou cafés – structurent la narration et remplacent les explications verbales. L’ensemble privilégie ainsi l’observation, plutôt qu’un drame fondé sur le rebondissement.

À lire aussi

Article rédigé par