Après quelques dates remarquées en France et à l’étranger, le rappeur investit la grande salle parisienne avec un spectacle pensé comme une performance totale.
Ce soir, la carrière artistique de Rilès franchit un cap. Après plusieurs Zénith en France, en Belgique et en Suisse, sa tournée Survival Tour atteint sa salle la plus vaste : l’Accor Arena. Lancée le 9 janvier à Lyon, elle accompagne le retour discographique de l’artiste en janvier 2025 avec Survival Mode et s’inscrit dans la continuité des expériences artistiques qu’il a menées l’an dernier.
Pourquoi cette date est-elle un événement ?
Par sa taille et le nombre de spectateurs attendus (environ 20 000), le concert parisien marque un passage symbolique pour le rappeur. « Un spectacle ultravisuel où chaque détail compte » et des « chorégraphies, jeux de lumière et visuels synchronisés » qui créeront « une véritable immersion » (informations officielles).
Les premières dates ont déjà révélé un projet ambitieux et les retours de la presse décrivent une approche performative : « Un show survitaminé, à fond de testostérone, pour le “roi du cardio” aux muscles saillants », commente La Dépêche après son concert toulousain. Son passage le 16 janvier à Rouen, sa ville d’origine, a également été grandement salué par les médias locaux, qui parlent d’un « show XXL pour un artiste au sommet » et d’un « concert intense, généreux et parfaitement maîtrisé », selon Rouen bouge.
Quels sons attendre ?
La tournée prolonge par ailleurs les performances artistiques de l’année 2025. L’artiste a notamment réalisé une course de 24 heures dans un bloc de verre à Paris le 10 janvier 2025. En octobre, il a également participé à la dédicace de milliers de hors-séries de son album, marqués à la chaîne de sa main à la peinture.
La tournée, comme ces expériences, a été pensée en lien avec la sortie de son dernier opus, Survival Mode, paru en janvier dernier et composé de 14 titres mêlant rap, pop et électronique. Le concert à l’Accor Arena promet des interprétations énergiques de ces morceaux, tout en convoquant sa discographie antérieure, notamment des titres emblématiques comme Brothers ou Thank God.
Tout laisse présager un spectacle très énergique : les premières images diffusées sur les réseaux montrent l’usage de la pyrotechnie et une forte présence dansée, fidèle au sens du grandiose qui caractérise l’artiste et à sa réputation de bête de scène. Cette décharge d’énergie devrait toutefois cohabiter avec des moments plus sensibles, notamment sur des morceaux doux comme Don’t Cry My Love.