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Salvador : la série Netflix est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

06 février 2026
Par Sarah Dupont
“Salvador”, le 6 février 2026 sur Netflix.
“Salvador”, le 6 février 2026 sur Netflix. ©Netflix/Jaime Olmedo

Thriller social tendu, Salvador explore la radicalisation néonazie à travers le regard d’un père confronté à la dérive idéologique de sa fille.

Révélée ce 6 février sur Netflix, Salvador démontre un peu plus l’engouement de la plateforme pour les thrillers espagnols. Portée par Luis Tosar (Cellule 211), réalisée par Daniel Calparsoro et créée par Aitor Gabilondo (Permis de vivre), la série s’attache à décrire les mécanismes de la radicalisation néonazie. Le récit suit Salvador Aguirre, un ambulancier de Madrid, qui identifie un jour sa fille Milena parmi les victimes d’une rixe entre groupes ultras. La découverte de son implication au sein d’un mouvement extrémiste le pousse à approcher cet univers idéologique pour tenter de comprendre ce qui a conduit sa fille à s’y perdre et, peut-être, la ramener.

La série s’inspire-t-elle d’une histoire bien réelle ?

L’histoire relève de la fiction. Ni la presse espagnole, ni la communication de Netflix ne présentent Salvador comme l’adaptation d’un fait divers. Cependant, si elle ne relate pas une véritable histoire, la série s’inspire de réalités contemporaines : essor de groupuscules ultranationalistes et néonazis, passerelles avec certains milieux ultras du football, climat de défiance institutionnelle… En toile de fond, Salvador évoque également d’autres sujets, comme la corruption policière, les violences masculines et figures de domination, pour nourrir une fiction sociale.

Salvador©Netflix/Jaime Olmedo

Quelles sont les influences de Salvador ?

La série peut être rapprochée de fictions qui abordent la violence politique et l’extrémisme à hauteur d’individus. La parenté avec Patria, également créée par Aitor Gabilondo, est évidente dans ce choix d’un récit familial traversé par une fracture politique. Elle rappelle aussi La línea invisible pour sa manière d’observer la radicalisation comme un processus progressif.

Au cinéma, Salvador n’est pas sans rappeler American History X et This Is England, deux œuvres qui traitent l’embrigadement néonazi à partir d’histoires individuelles et sociales marquées par la violence et le sentiment de déclassement.

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