La mini-série s’invite sur France 2 après son ajout au catalogue de Prime Video. Présentée à Séries Mania, la série de David Hourrègue mêle enquête policière et folklore breton dans un récit fantastique qui divise la critique.
Après un premier passage sur Prime Video au printemps dernier, Anaon arrive sur france.tv avec une diffusion ce mercredi 4 février sur France 2. Créée par Bastien Dartois, avec Sylvain Caron et Elsa Vasseur, la fiction propose un thriller surnaturel. Présentée en compétition française au Festival Series Mania 2025, elle avait déjà intrigué par son ambition affichée : faire dialoguer polar, drame intime et folklore breton.
De quoi parle vraiment Anaon ?
L’action se déroule à Harz, village fictif de Bretagne. Max, major de gendarmerie, tente de surmonter la mort de sa femme lorsqu’il est chargé d’enquêter sur la disparition d’une adolescente. Sa fille, lycéenne, commence de son côté à ressentir des phénomènes étranges, comme si quelque chose autour d’elle échappait aux lois du réel. Le titre renvoie à l’anaon, terme breton désignant les âmes des morts errant entre deux mondes.

Globalement, l’ambition d’offrir une série surnaturelle française est saluée par la critique. C’est « sans doute le plus gros pari sur une chaîne hertzienne », estime VL Media, ainsi que « la claque que l’on attendait ». Le site loue une production « audacieuse », portée par « une réalisation où l’on se surprend dans chaque scène à y voir une photo, un tableau ».
Même avis enthousiaste du côté des Chroniques de Cliffhanger, qui y voit un programme n’ayant « pas peur de prendre des risques, ni d’aller au bout de son concept », tenant « magnifiquement la route le long de ses six épisodes ». Les performances de Guillaume Labbé et surtout de Capucine Malarre sont régulièrement mises en avant.
Que reproche-t-on à Anaon ?
À l’inverse, d’autres médias pointent l’occasion ratée de proposer une programme vraiment hors du commun. Télérama estime qu’Anaon « donne l’impression d’exécuter un cahier des charges plutôt que de trouver sa singularité », parlant d’une « resucée trop scolaire de Stranger Things ». « L’ancrage dans le terroir breton reste superficiel », précise le magazine.

De même, Screen+ juge la proposition « accessible, mais prévisible » : « Le concept rappelle les séries américaines fantastiques, mais sans innovation réelle », même si « la mise en scène de David Hourrègue et la présence de Guillaume Labbé maintiennent l’intérêt ». Autrement dit, une série efficace, mais qui ne bouleverse pas les codes.