L’auteur est de retour avec un nouveau livre consacrée à la détective Holly Gibney, trois ans après Holly.
Le maître de l’horreur et génie du suspense Stephen King est de retour en libraire avec Ne jamais trembler, son tout nouveau roman paru aux éditions Albin Michel le 2 février 2026. Dans ce polar, il met une nouvelle fois en scène son personnage récent préféré, Holly Gibney, alors qu’un meurtre est sur le point d’avoir lieu.
Un certain Bill Wilson fait en effet connaître son intention de tuer 14 personnes, 13 innocents et un coupable. Dans le même temps, la militante pour les droits des femmes Kate McKay vient de se lancer dans une grande tournée aux États-Unis, malgré les menaces répétées qu’elle reçoit d’un individu qui souhaite la faire taire. Entre ces deux événements, qui ne sont pas liés à première vue, se trouve la détective Holly Gibney, nouvelle icône incontournable de Stephen King.
Dans quel ordre découvrir Holly Gibney ?
En quelques années, Stephen King a offert une place prédominante à son personnage Holly Gibney. Si l’écrivain continue de proposer des romans indépendants (comme avec le récent Conte de fées), il revient régulièrement à Holly, au centre de plusieurs histoires. La détective apparaît tout d’abord dans la trilogie Bill Hodges, composée des romans Mr. Mercedes (2014), Carnets noirs (2015) et Fin de ronde (2016).
À mesure que l’histoire avance, Holly Gibney prend une place de plus en plus grande, au point de devenir indispensable dans le dernier tome. Puis, Stephen King fait d’elle le personnage principal de L’outsider (2018), de la nouvelle Si ça saigne (2020) et du livre Holly (2023), qui porte également son nom. Avec Ne jamais trembler, il continue de lui offrir le rôle principal, tout en parlant de la situation actuelle aux États-Unis, en abordant notamment l’état judiciaire et politique du pays.
Les premiers avis sur Ne jamais trembler parlent d’un livre important. Télérama évoque un thriller « mordant, actuel et efficace » au sein « d’une intrigue orchestre », « où chaque personnage joue son solo réaliste et détaillé, presque au risque de la cacophonie, jusqu’à finir par s’accorder dans une grande symphonie finale ».
Stephen King France (la référence française sur l’écrivain) estime que le « récit semble plus construit que d’habitude, plus planifié, moins libre » et rappelle que l’auteur a eu du mal à écrire ce roman, mais souligne encore une fois la force des personnages, même pour ceux qui n’accrochent pas forcément à Holly Gibney. À 78 ans, le maître du macabre semble avoir encore des choses à raconter.