La plateforme livre ce 27 janvier une minisérie en trois épisodes qui retrace 30 ans de carrière d’un groupe emblématique de la britpop.
Un an après la sortie du biopic remarqué sur Robbie Williams, Netflix investit à son tour l’histoire de la pop britannique en s’intéressant cette fois au collectif dont tout est parti. La plateforme propose le 27 janvier une série documentaire en trois épisodes consacrée à Take That, revenant sur plus de 30 ans de carrière du boys band de Manchester.
Que raconte cette série ?
Les épisodes retracent le parcours d’un groupe porté, dès sa création dans les années 1990, par une ascension fulgurante. La série revient sur une formation pensée pour conquérir les charts, sur l’hystérie médiatique qui accompagne les premiers succès et sur la pression d’une célébrité précoce. Elle s’attarde ensuite sur plusieurs tournants décisifs, du départ de Robbie Williams en 1995 à la séparation officialisée l’année suivante, avant de revenir sur les tentatives de renaissance des années 2000.

Fondé autour de cinq membres – Gary Barlow, Howard Donald, Mark Owen, Jason Orange et Robbie Williams –, Take That compte aujourd’hui parmi les boys bands les plus emblématiques de la pop britannique. La production Netflix souligne le rôle central de Gary Barlow, principal auteur-compositeur, et l’équilibre fragile entre les individualités et le projet collectif. À travers les témoignages de Barlow, Donald et Owen, le documentaire montre comment le groupe s’est affranchi de son image initiale pour évoluer vers une formation pop plus mature, capable de remplir des stades sur plusieurs décennies.
Quel regard adopte la réalisation ?
La série revient sur les tubes qui ont façonné la légende du groupe, de Pray à Back for Good, mais aussi sur les coulisses, les tensions internes, la surexposition et les conséquences psychologiques de la célébrité. Le retour du groupe en 2005, puis la reformation exceptionnelle avec Robbie Williams pour l’album Progress en 2010, sont présentés comme des tentatives de réconciliation.

Réalisée par David Soutar, Take That adopte une narration chronologique, mêlant entretiens face caméra et archives. Concerts, plateaux télévisés, images personnelles : le matériau est dense et vise à contextualiser l’histoire du groupe dans celle de l’industrie musicale britannique.