Issue de l’univers créé par Taylor Sheridan, la série bénéficie aujourd’hui d’une nouvelle exposition à la télévision française. Lancée en 2022, elle avait alors rencontré un accueil notable, tant du côté du public que de la critique.
À partir de ce 26 janvier, TF1 Séries Films diffuse la série 1923. Lancée en 2022 sur Paramount+ puis ajoutée au catalogue Netflix en 2025, où elle a bénéficié d’une nouvelle visibilité, cette production créée par Taylor Sheridan s’inscrit dans l’univers étendu de Yellowstone, après le premier prequel, 1883.
Où se situe 1923 dans la saga ?
L’action se déroule dans le Montana des années 1920, à un moment charnière pour la famille Dutton, confrontée à la Prohibition, aux crises agricoles et aux bouleversements socio-économiques annonçant la Grande Dépression. Au cœur du récit, Jacob et Cara Dutton tentent de préserver leur ranch.
1923 déploie plusieurs arcs narratifs : la lutte foncière, le parcours de Spencer Dutton, vétéran de la Première Guerre mondiale exilé en Afrique, et le destin de Teonna, jeune Amérindienne enfermée dans un pensionnat catholique.
Que disent les critiques ?
À l’occasion de la rediffusion, Télérama partage une critique très positive qui salue un « western antisystème », jugeant le résultat « un peu boiteux, mais fascinant ». Le magazine insiste sur le parti pris de la série, « le plus politique des trois » volets de la saga, évoquant « le génocide des Amérindiens et la cupidité capitalistique ».

Globalement, la réception critique a souligné la solidité du duo formé par Harrison Ford et Helen Mirren. Dans une critique publiée en 2022, Variety estimait qu’ils « [formaient] un duo si puissant que leur alchimie à elle seule [suffisait] à faire de 1923 une version plus aboutie des westerns néo-classiques de Sheridan ». « [Ford] est […] le principal intérêt de 1923, aux côtés de la Britannique Helen Mirren, dont la présence au générique de ce nouveau spin-off de Yellowstone est une promesse de qualité », commentait de son côté Le Monde en 2023.
Quid de la narration ?
La construction narrative, volontairement éclatée et ambitieuse, a néanmoins suscité des réactions contrastées. Télérama évoque un choix qui « peut désarçonner », tandis que The Guardian, dans une critique plus nuancée de 2022, relevait aussi cette profusion, estimant que « le premier épisode [esquissait] les grandes lignes émotionnelles d’une épopée […] sans pour autant parvenir à une grande précision dans les émotions ressenties ».

Enfin, la presse s’accorde à saluer l’ampleur visuelle de la série, portée par un important travail sur les décors naturels et la photographie. The Guardian évoque des « panoramas montagneux à couper le souffle », ainsi que « de magnifiques plans de la savane africaine ». Variety décrit une série « magnifiquement filmée par le réalisateur Ben Richardson ». Télérama nuance toutefois cet enthousiasme en pointant « beaucoup de scènes kitsch » et une esthétique jugée moins rigoureuse que celle de 1883.