Ce long-métrage historique revient sur l’histoire d’un célèbre faussaire après la Seconde Guerre mondiale.
Attendu en salle ce 14 janvier 2026, le film L’affaire Bojarski s’inspire de l’histoire du faussaire le plus doué de France, Ceslaw Jan Bojarski. À partir des années 1960, il reproduit seul et écoule des milliers de billets, dont les 100 nouveaux francs Bonaparte, avec une fidélité absolue et quasiment indétectable.
Dans L’affaire Bojarski, Reda Kateb incarne Jan Bojarski, un ingénieur polonais qui se réfugie en France pendant la Seconde Guerre mondiale. À la fin du conflit, il commence une activité de faussaire et une double vie.
Remarqué par la Banque de France pour la qualité exceptionnelle de ses faux billets, Jan Bojarski est pris en chasse par l’inspecteur Mattei (incarné par Bastien Bouillon), réputé comme étant l’un des meilleurs enquêteurs de France.
Récit basé sur le jeu du chat et de la souris entre deux hommes pendant des années, L’affaire Bojarski met en lumière le talent du faussaire et sa technique improbable pour concevoir les faux billets. À découvrir dans les salles françaises dès le 14 janvier 2026.
Le Cézanne de la fausse monnaie
Quand, au début des années 1950, la Banque de France découvre la circulation de faux billets de 1000 francs, elle ne pense pas être face à un faussaire d’exception. Pendant plus de dix ans, Ceslaw Jan Bojarski demeure invisible, grâce à une méthode discrète et une minutie imparable, écoulant les faux billets à des endroits différents, sans jamais attirer l’attention, en voyageant la nuit en train à travers toute la France. Plus impressionnant encore, l’artiste se charge seul de tout.
Alors que les autorités pensent au départ avoir affaire à une organisation composée de plusieurs faussaires, Bojarski fait tout lui-même, de la conception du papier (en utilisant un papier de cigarette spécifique), à la gravure et l’impression. Ingénieur et inventeur de génie, Ceslaw Jan Bojarski développe et construit dans son sous-sol les machines lui permettant de reproduire les faux billets. Dans les années 1960, après dix ans passés à se perfectionner, il parvient à reproduire le billet de 100 nouveaux francs Bonaparte, pourtant réputé infalsifiable, et entre dans la légende.
Des années après, on le surnommera le Cézanne de la fausse monnaie, ses créations étant de véritables œuvres d’art. Pour réaliser L’affaire Bojarski, le réalisateur Jean-Paul Salomé (La syndicaliste, Les femmes de l’ombre) et le scénariste Bastien Daret se sont approchés du journaliste Jacques Briod, passionné et spécialiste de Bojarski.
Celui-ci a notamment pu leur montrer les copies des brevets de Bojarski, qui montrent en détail le génie de l’homme pour concevoir et réaliser des machines complexes dans le cadre de son activité de faussaire. En 1964, la police parvient enfin à mettre la main sur Ceslaw Jan Bojarski : il est condamné à 20 ans d’emprisonnement et libéré après 13 ans pour bonne conduite.