Diffusé ce 19 décembre, le nouveau téléfilm de France Télévisions réunit trois amies d’enfance autour d’une enquête criminelle en Bretagne. Une histoire adaptée des romans de Pierre Pouchairet.
France 2 propose ce 18 décembre Les trois Brestoises, un téléfilm policier présenté comme un possible point de départ d’une collection inédite. Portée par un trio féminin, la fiction s’inscrit dans la veine des polars régionaux tout en cherchant à déplacer le regard, en misant autant sur l’enquête que sur les trajectoires de ses héroïnes.
Une histoire de meurtre et d’amitié
Le téléfilm est librement adapté des romans éponymes de Pierre Pouchairet, ancien commandant de police reconverti en écrivain. Sa série littéraire, composée de 15 tomes, s’appuie sur une connaissance des rouages de la police judiciaire et privilégie une approche humaine du crime. Le film s’inspire plus précisément de Haines, premier volume de la saga, et en conserve les fondamentaux.

L’action se déroule à Brest, où Léanne Vallauri, commandante de police, revient après la mort de son mari. Elle retrouve alors Élodie, médecin légiste et mère de famille, ainsi que Vanessa, psycho-criminologue indépendante. Le meurtre d’une vieille dame, plus trouble qu’il n’y paraît, les conduit à collaborer. L’enquête sert de toile de fond à un récit qui explore le deuil, l’amitié retrouvée et la difficulté de concilier vies personnelle et professionnelle.
Une réception critique contrastée
C’est Nicolas Jean, scénariste notamment de HPI, qui découvre les romans de Pierre Pouchairet lors d’un salon du livre. Séduit par ce trio féminin brestois, il s’associe à Anne-Charlotte Kassab pour écrire cette adaptation, réalisée par Stéphane Kappes. Le téléfilm, dédié à la mémoire de Nicolas Jean, décédé peu après l’écriture, est coproduit par France Télévisions, La Dame de Cœur et Effervescence Fiction. Le film repose sur Déborah Krey, Charlotte Gaccio et Garance Thénault, entourées notamment d’Yvan Le Bolloc’h.
Télé-Loisirs salue d’ailleurs « un trio de remarquables comédiennes, à l’alchimie indéniable et à l’énergie communicative ». Pour le magazine spécialisée, Les trois Brestoises « ne révolutionne rien au genre mais peut compter sur une réalisation bien plus énergique que le flot habituel des polars ». L’avis est radicalement autre du côté de Télérama, beaucoup plus sévère, qui y voit un « téléfilm [coulant] vers le fond », avec des dialogues à « la profondeur d’un pédiluve ».