Le Xiaomi 17 Ultra est un surdoué de la photo qui dispose d’une mécanique véloce et d’une excellente autonomie. Une vraie réussite donc pour ce très haut de gamme polyvalent.
En résumé
Si les grands et lourds smartphones (presque 220 g sur la balance) ne vous gênent pas et que vous êtes passionnés par la photo, le Xiaomi 17 Ultra est sans l’ombre d’un doute le modèle qu’il vous faut ! Il se classe en effet parmi les mobiles les plus doués en photos. Il ne déçoit pas non plus sur le reste d’ailleurs, avec un très bel écran, d’excellentes performances et une autonomie très solide. Enfin, son interface se montre elle aussi convaincante, même si nous aurions apprécié une chauffe mieux maîtrisée et une politique de mise à jour un peu plus ambitieuse.
- Très doué en photo et en vidéo
- Autonomie très solide
- Qualité de fabrication et robustesse
- Excellent écran
- Fonctions IA pertinentes
- Recharge rapide
- Un prix élevé, mais justifié
- Il chauffe un peu
- On a vu mieux en politique de mise à jour
Notre prise en main détaillée
Présenté il y a quelques semaines en Chine, le Xiaomi 17 Ultra débarque en Europe avec de fortes ambitions, notamment sur le plan de la photo, l’ADN premier des smartphones Ultra de la marque. Pour cela, il peut compter sur le savoir-faire de Leica plus impliqué que jamais dans son développement.

Le Xiaomi 17 Ultra est d’ores et déjà disponible au tarif de 1500 € environ, hors promotion de lancement. Une belle somme, mais nous sommes là dans le très haut de gamme. Le smartphone embarque 16 Go de RAM et 512 Go de stockage interne, une seule configuration étant au programme. Trois couleurs sont en revanche proposées : vert, blanc et noir, comme l’exemplaire prêté par la marque pour notre prise en main.
Le Xiaomi 17 Ultra vient se placer face au Samsung Galaxy S26 Ultra qui est vendu 1469 € au lancement (1669 € ensuite) avec 12 Go de RAM et 512 Go de mémoire interne.
Comme sur le précédent millésime, il est possible d’aller encore plus loin dans l’expérience photo avec son Xiaomi 17 Ultra. Pour cela, la marque propose pour 199 € le « Photography Kit Pro ». Il s’agit d’un grip qui se fixe au smartphone par le biais d’une coque spécifique. La prise en main devient très confortable , proche de celle d’un véritable appareil photo. Du bout des doigts, il devient possible de commander la mise au point et la prise de vue, de piloter le zoom ; une molette peut par ailleurs être assignée à différentes fonctions. Par défaut, elle permet de faire varier l’exposition, mais il est, par exemple, possible de l’utiliser pour choisir un filtre ou l’ISO. Un bouton est dédié à la vidéo. Cette super poignée intègre une batterie de 2 000 mAh qui peut prolonger l’autonomie du smartphone. Autre fonction qui assoit sa vocation à satisfaire les passionnés, la coque permet de visser des filtres photo standard de 67 mm. L’ensemble pèse 48 g et résiste aux projections d’eau.
Le design et la prise en main
Pour ce nouveau millésime, Xiaomi a décidé d’agrandir encore un peu la diagonale de l’écran de son porte-étendard : nous passons ainsi de 6,73 à 6,9 pouces avec au passage un changement de format, puisque le nouveau modèle adopte un ratio 19,5/9e contre 20/9e pour son prédécesseur.

Résultat des courses, le Xiaomi 17 Ultra est sensiblement plus large avec 77,6 mm contre 75,3 mm malgré un taux d’occupation de la dalle en progrès. Il atteint désormais 92,3 %, un chiffre qui place notre cobaye du jour parmi les tout meilleurs sur ce plan. La dalle est protégée par une nouvelle génération de verre spécifiquement développé pour la marque, Xiaomi Shield Glass 3.0, et qui serait 30 % plus résistant que la précédente génération. L’écran accueille en haut la caméra frontale dans un discret poinçon et plus bas le lecteur d’empreinte digitale. Le capteur biométrique est véloce et vient naturellement se placer sous le pouce.

À l’arrière, si Xiaomi a choisi de conserver un imposant bloc photo circulaire, la marque renonce au design de la précédente génération basé sur le contraste entre le cuir synthétique noir et l’aluminium. Nous trouvons désormais des lignes plus classiques avec une plaque noir mat en « plastique renforcé de fibres » offrant un toucher assez agréable et surtout une bonne résistance aux traces de doigt. Le bloc photo, protégé par du verre Gorilla Glass 7i, accueille trois caméras ainsi qu’un flash double LED. Sur notre exemplaire noir, un liseré rouge égaie un peu un ensemble assez sobre. Les flancs en aluminium permettent une prise en main agréable. Les commandes physiques sont rassemblées à droite. Elles sont plutôt bien situées et nous avons apprécié la petite dose d’originalité apportée par les touches de volume rondes.

Le Xiaomi 17 Ultra répond aux normes IP68 et IP69. Il résiste donc aux jets d’eau avec une pression élevée, mais aussi à une immersion totale jusqu’à une profondeur de 6 m durant 30 minutes.
L’écran
L’écran s’appuie évidemment sur une dalle AMOLED offrant une définition de 1200×2608 pixels pour une densité de 416 ppp. C’est sur le papier moins ambitieux que le modèle précédent (1440×3200 pixels pour 522 ppp). Cette dalle dénommée M10 utilise un nouveau matériau pour les sous-pixels rouges et une structure des pixels HyperRGB. L’objectif est de réduire sa consommation énergétique et d’améliorer la netteté globale. Ainsi, la différence de densité avec l’écran du 15 Ultra ne serait pas perceptible. La luminosité en pic a été légèrement augmentée, puisqu’elle passe de 3200 à 3500 nits en pic. La fréquence de rafraîchissement maximale est toujours de 120 Hz avec bien entendu la technologie LTPO pour une variation dynamique de celle-ci. On notera également que la fréquence PWM atteint désormais 2160 Hz contre 1920 Hz précédemment avec théoriquement à la clé moins de fatigue oculaire.

Pour notre part, cet écran s’est montré très convaincant, notamment en extérieur. Les couleurs nous ont semblé agréables avec la possibilité d’en personnaliser le rendu si vous êtes très pointilleux. Une fois encore, il nous faudra atteindre le rapport des experts du Labo Fnac qui, armés de leurs sondes, mesureront précisément les différents paramètres d’affichage du smartphone.

Les deux haut-parleurs qui bénéficient de la technologie Dolby Atmos sont capables de sonoriser sans trop de mal une petite pièce. Le spectre est plutôt riche avec quelques basses et aucune saturation, même à haut volume.
Communications
Le Xiaomi 17 Ultra s’appuie sur une partie radio fournie par Qualcomm et sa dernière plateforme mobile. Sans surprise, en termes de compatibilité et performances potentielles, c’est ce qui se fait de plus impressionnant aujourd’hui. Pour la 5G, le modem Snapdragon X80 supporte toutes les bandes de fréquences et peut potentiellement atteindre des débits ébouriffants (10 Gbps en download et 3,5 Gbps en upload). Le Wifi 7 est présent avec cette fois un débit théorique de 5,8 Gbps sans oublier le Bluetooth 6.0. Par rapport à d’autres smartphones très haut de gamme, nous aurions apprécié la présence de l’UWB et pourquoi pas d’une connexion d’urgence par satellite. Dans le cadre d’une utilisation très soutenue, le Xiaomi 17 Ultra nous a totalement convaincus. La connexion est stable et les débits impeccables. Nos écouteurs qui ne sont pas des Xiaomi se sont connectés sans problème.

Le Labo va examiner tout cela dans sa chambre anéchoïque pour obtenir précisément un tableau du comportement de ce mobile face aux différents réseaux.
Performances
Le Xiaomi 17 Ultra intègre le nouveau processeur Qualcomm Snapdragon Elite Gen 5. Cette puce très haut de gamme est gravée en 3 nm avec une architecture octocœur. Ses deux cœurs les plus puissants, les nouveaux Oryon V3 Phoenix, peuvent atteindre l’ahurissante fréquence de 4,6 GHz. Couplée à 16 Go de RAM, cette mécanique impressionne à l’usage. L’interface est fluide et toutes les applications se lancent rapidement sans s’essouffler ensuite. C’est également le cas pour les jeux grâce notamment à l’arrivée d’un nouveau circuit graphique, l’Adreno 840 présenté par Qualcomm comme 11 % plus puissant que l’Adreno 830 équipant la précédente génération. Le NPU (la puce exécutant certaines tâches IA localement) est également nettement boosté : +46 %, rien que cela.

Xiaomi annonce avoir beaucoup travaillé sur le système de refroidissement accompagnant ce nouveau processeur, mais malgré cela nous avons perçu une chauffe sensible. Cela ne rend pas le smartphone inconfortable au quotidien, mais cela se traduit par un léger affaissement de ses performances.

Du côté logiciel, le Xiaomi 17 Ultra s’appuie sur Android 16 et sur l’interface maison HyperOS 3. Le design est peaufiné et vous ne serez donc pas perdu si vous avez eu entre vos mains des smartphones récents de la marque. HyperOS 3 est stable et bien traduit avec quelques bloatwares encore, mais nous avons vu bien pire. Xiaomi mise beaucoup sur les nouvelles fonctions d’interconnectivité permettant notamment de partager des fichiers en quelques clics avec un iPhone. Autre point central, l’IA avec une intégration poussée de Gemini et des fonctions maison. Elle concerne tout autant la manipulation de texte (écriture, traduction…) que la créativité. L’utilisateur pourra retoucher ses photos, effectuer des détourages… en quelques clics et avec une certaine efficacité.

La marque annonce une mise à jour de six ans pour les correctifs de sécurité et de cinq ans pour les mises à jour Android. C’est correct sans plus. Samsung, Google et bien entendu, Apple font aujourd’hui beaucoup mieux.
Photo
Avec un partenariat avec Leica plus fort que jamais et de fortes ambitions en matière de photographie, le Xiaomi 17 Ultra est particulièrement attendu au tournant sur ce point, y compris par nous, car la précédente génération était très bonne, mais certains concurrents demeuraient un ton au-dessus.

La caméra principale s’appuie toujours sur un capteur 1 pouce comme son prédécesseur, mais il s’agit ici d’un nouveau composant, un Light Vision 1050L, au lieu d’un Sony. Il affiche toujours 50 mégapixels. Pour rappel, les capteurs un pouce embarquent des photosites plus gros que les capteurs traditionnels plus petits pour potentiellement capturer davantage de lumière. Ce capteur est associé à une nouvelle optique Leica UltraPure ƒ/1,7 correspondant à un 23 mm argentique.
L’ultra grand-angle semble lui repris de la précédente génération avec un capteur de 50 mégapixels et une optique ƒ/2,2 offrant un angle de vue de 115°.
Le Xiaomi 15 Ultra s’appuie sur deux téléobjectifs offrant respectivement un grossissement de x3 et x4,3. Pour son successeur, Xiaomi a décidé de revoir totalement sa copie avec un seul téléobjectif qui propose à lui seule une plage optique équivalente à un 75 mm et à un 100 mm (x3,2 et x4) soit dans les faits, la même chose que l’année dernière. Un système mécanique ultraminiaturisé basé sur l’architecture Leica APO, qui aboutit également à deux ouvertures différentes : ƒ/2,4 et ƒ/3,0. Cette optique hors norme peut compter sur un capteur de 200 mégapixels de nouvelle génération.

L’ensemble bénéficie de nombreuses technologies maison, comme LOFIC HDR, sur la nouvelle génération d’ISP de la plateforme Qualcomm et sur l’introduction d’un module TOF 3D, sans oublier bien entendu le savoir-faire de Leica.

Pour nos premiers clichés, et en attendant le compte-rendu des experts photo du Labo Fnac, nous avons sillonné les rues de Barcelone. Le Xiaomi 17 Ultra est tout simplement bluffant, de jour comme de nuit, et ce, avec ses trois caméras. Le niveau de détail impressionne avec des traitements numériques ultraprécis qui permettent de conserver dans quasiment toutes les circonstances un rendu naturel. Le rendu des couleurs peut être ajusté par le biais des différents modes présents, dont certains sont signés Leica. Cela peut être le cas pour un superbe noir et blanc. L’autofocus est parfait, tout comme la gestion des sources lumineuses intenses. Le flare est ultralimité. Et ce fameux téléobjectif ? Il est totalement maîtrisé, y compris au-delà du ratio de grossissement optique. Le x8,6 par exemple, qui s’appuie sur un fonctionnement hybride, est très proche de la qualité obtenue en x4 (100 mm), y compris la nuit.

Le Xiaomi 17 Ultra profite sans doute de la présence d’une caméra 3D TOF pour nettement améliorer son mode portrait. Le bokeh gagne en précision et en naturel. Vous aurez sans doute perçu notre enthousiasme, mais le Xiaomi 17 Ultra fait partie de la toute petite famille des smartphones qui donnent envie d’explorer et de faire des photos pour le plaisir. La nouvelle caméra frontale dispose désormais d’un capteur de 50 mégapixels contre 32 mégapixels sur la précédente mouture. Les selfies sont détaillés, mais la gestion de la lumière dans des conditions un peu difficiles (contre-jour, ambiance peu lumineuse…) n’est pas toujours très rigoureuse.

Pour son nouveau millésime, Xiaomi a également mis l’accent sur la vidéo avec des capacités impressionnantes : 4K 120 fps en Log, 4K 120 fps en Dolby Vision…

L’autonomie
Le Xiaomi 17 Ultra dispose d’une grosse batterie de 6000 mAh contre 5410 mAh sur son prédécesseur. Sachez cependant que les versions vendues en Chine font encore mieux avec une capacité de 6800 mAh. Le protocole du Labo Fnac nous permettra d’obtenir un chiffre précis et surtout comparable avec la concurrence. Avec beaucoup de photos et de vidéo prises pour la couverture d’un salon, l’autonomie nous a semblé excellente. Dans ces conditions exceptionnelles, le Xiaomi 17 Ultra a fini sa dure journée avec encore plus de 50 % de sa batterie. Autant dire que dans un cadre plus classique, il peut résister 1,5 jour, voire deux jours. D’excellents chiffres.

Pour la recharge, le smartphone n’est pas accompagné d’un bloc secteur. Xiaomi annonce une puissance de 90 W. La marque nous a fourni un chargeur délivrant cette puissance qui nous a permis de passer de 0 à 50 % en 20 minutes et de 0 à 100 % en 45 minutes environ. Le Labo soumettra le Xiaomi 17 Ultra à son protocole de mesure très pointu pour obtenir des données plus précises. L’utilisateur peut choisir de recharger plus lentement son smartphone pour ménager davantage sa batterie. La recharge sans-fil grimpe à 50 W contre 80 W sur la précédente génération. Pour atteindre cette puissance, il faudra utiliser un socle de la marque que nous n’avons pas en notre possession.