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Tant qu’il y a de l’amour : la comédie grinçante de la rentrée

12 septembre 2017
Par Dominique
Tant qu’il y a de l’amour : la comédie grinçante de la rentrée
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La nouvelle comédie grinçante du théâtre de la Michodière prend à contre-pied tous les ressorts du vaudeville pour le plus grand bonheur des spectateurs.

Il y a de l’humour noir…affiche-tnat-qu'il-y-a-de-l

La nouvelle comédie grinçante du théâtre de la Michodière prend à contre-pied tous les ressorts du vaudeville pour le plus grand bonheur des spectateurs. Marie et Jean, en couple depuis trente ans, se trompent, bien entendu, mais ouvertement. Les coucheries revendiquées sans cachotterie sont la seule façon de continuer à faire vivre le quotidien de ce couple à bout de souffle.

Jean aime cette vie confortable partagée entre les bras de sa jeune maîtresse Agnès l’après – midi et ceux de son fauteuil le soir, auprès de sa petite femme. Pour rien au monde il ne souhaiterait en changer d’autant que « quand on est marié on ne se quitte pas ».

Marie, à l’inverse, souhaiterait refaire sa vie avec son amant pharmacien, Paul, qui depuis deux ans « l’honore » régulièrement dans l’arrière-boutique, mais Jean refuse de la laisser partir.

Marie en a assez de se faire sauter sur les couches de Pampers, entre les pastilles pour la toux et les antidouleurs. Prête à tous les extrêmes pour retrouver sa liberté, elle lance son ultimatum : si Paul, veuf et amoureux fou d’elle, ne tue pas Jean, elle le quitte. Il est grand temps de remettre un peu de piment dans leur couple dont même les activités sexuelles semblent en berne ou peu satisfaisantes.

Un poison corrosif

C’est décidé : les deux amants diaboliques vont tenter d’empoisonner Jean.

Seulement tout se complique quand entre temps, et par hasard, Jean rencontre l’amant de sa femme sans le savoir, sa petite amie Agnès (celle qui a les plus belles fesses du monde !) le quitte et que le premier poison avalé ne fait aucun effet…

Bénéficiant d’une santé de bœuf hors norme, le bougre increvable va résister à trois tentatives d’empoisonnement au grand dam des deux amants qui, à bout de nerfs et à court d’idées, deviennent complètement désemparés et hystériques.

Jusqu’où va-t-il leur résister ?

Un ton unique et grinçant

À contre-courant des vaudevilles classiques, l’auteur Bob Martet distille un venin verbal loin des propos politiquement corrects et nous offre des situations peu convenables brillamment organisées et huilées par la mise en scène d’Anne Bourgeois, pour un pur divertissement jouissif aux rires libérateurs.

Des comédiens déchainés

Ils s’en donnent tous à cœur joie :

Patrick Chesnais, toujours excellent, campe un Jean grognon, monstrueusement égoïste. Le rôle lui permet de se lâcher, de montrer toutes les facette de son talent comique. Le grand comédien nous régale d’un show permanent et réjouissant.

Marie-Anne Chazel est tout simplement délicieuse en empoisonneuse amoureuse, perverse et cynique.

Enfin Laurent Gamelon campe avec brio la longue déchéance de Paul, ce pharmacien si sympathique, profondément humain et plein de bon sens qui finira broyé, malmené, par ce couple insensé jusqu’à la folie : irrésistible…

Tant qu’il y a des places…

N’hésitez pas à foncer voir cette comédie hors norme, vous aussi vous allez adorer mourir, empoisonnés de rire ! Réservez dès maintenant vos places sur Fnacspectacles.com.

Tant qu’il y a de l’amour : Théâtre de la Michodière

Du 7 septembre au 12 novembre 2017 

De : Bob Martet

Mise en scène : Anne Bourgeois

Avec : Marie-Anne Chazel, Patrick Chesnais, Laurent Gamelon, Valérie Bègue

Article rédigé par
Dominique
Dominique
passionné de Théâtre