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Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi : pourquoi cette série fait autant parler d’elle ?

23 mars 2026
Par Louise Lepense
“Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi”, le 19 mars 2026 sur arte.tv
“Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi”, le 19 mars 2026 sur arte.tv ©Arte

Arte propose une création originale qui s’écarte des formats classiques en misant sur l’intime et la mélancolie. Une approche qui suscite à la fois adhésion et réserves.

Des films tristes, une colocation parisienne et des rêves d’absolu : avec Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi, Arte offre une fiction à contre-courant, centrée sur les flottements de la jeunesse moderne. Mise en ligne le 19 mars, la série – huit épisodes d’environ 30 minutes diffusés à la fois à l’antenne et sur arte.tv – a retenu l’attention des abonnés et des médias par son écriture et son ton mélancolique, loin des formats standardisés.

De quoi parle la série ?

L’intrigue suit trois jeunes adultes en colocation à Paris. Louise, apprentie réalisatrice venue de Limoges, tente de concrétiser ses ambitions artistiques. Elle partage son quotidien avec Charlie, barmaid, et Nelson, apprenti sushi plus réservé, tous deux confrontés à leurs propres incertitudes.

©Carole Bethuel

Chaque épisode s’organise autour d’un rituel : le dimanche après-midi, les trois colocataires regardent ensemble des films tristes. Ce dispositif permet d’explorer leurs trajectoires, leurs relations et leurs désillusions.

Qui est à l’origine du projet ?

La série est créée par Isabel Coixet, déjà à l’origine de Foodie Love, diffusée en 2019 et disponible sur la même plateforme. Son écriture se caractérise par une forte présence de références, avec des clins d’œil appuyés à Agnès Varda, ainsi qu’aux univers de Nick Drake et Françoise Hardy. Le trio principal est porté par Liv Henneguier (Douze mille), Clara Bretheau (Les amandiers) et Théo Christine (Vivre, mourir, renaître), aux côtés notamment de Jeanne Balibar et Tim Robbins.

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Quels sont les retours de la presse ?

Dans l’ensemble, les retours de la presse apparaissent plutôt positifs, tout en soulignant certaines limites, notamment sur le plan narratif et dans le traitement des personnages. Plusieurs médias saluent d’abord les qualités sensibles et esthétiques de la série. France Culture évoque ainsi « un joli projet à la fois intelligent et parfois malhabile », qui « célèbre le cinéma et le désir de beauté » malgré « ses grandes fragilités ».

De son côté, Première souligne une œuvre qui « capture avec poésie l’atmosphère d’une ville définie par sa pulsion artistique ». Télérama met également en avant « une comédie dramatique bricolo, inégale, [qui] offre tout de même de beaux éclats sensibles », portée par « trois acteurs impeccables ».

Liv Henneguier et Clara Bretheau dans Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi.©Carole Bethuel

Les nuances apparaissent toutefois en creux : le magazine décrit aussi une série « chargée, fouillis, régulièrement chichiteuse et caricaturale ». Première note que certains éléments manquent de subtilité et que « les dialogues […] marchent parfois sur des formules convenues ». Enfin, Libération, plus sévère, évoque une « coming of age story qui étale sa cinéphilie sans que celle-ci ne nourrisse sa mise en scène », avec des personnages « peu attachants ».

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