Globalement salué par la critique, le nouveau chapitre de Furies renforce ses points forts, même si certains ajustements narratifs viennent tempérer l’enthousiasme.
Relancée par Netflix, Furies revient avec Résistance, seconde saison disponible depuis le 18 mars sur la plateforme. Toujours emmenée par Lina El Arabi et Marina Foïs, la série d’action française, créée par Yoann Legave et Jean-Yves Arnaud, poursuit son exploration d’un Paris criminel sous tension. Après une première salve remarquée, ce nouveau volet parvient-il à confirmer l’essai ?
Une suite attendue, à la hauteur du premier choc ?
Deux ans après un premier volet qui avait surpris par son ambition, la série revient avec une formule resserrée et un casting enrichi, notamment par la présence de JoeyStarr. Dans le nouvel arc, Lyna et Selma évoluent dans un environnement encore plus instable. Une organisation paramilitaire, Damoclès, a pris le contrôle du milieu parisien. Contraintes de s’y soumettre, les deux femmes adoptent des stratégies opposées : infiltration pour l’une, résistance pour l’autre.

Une saison toujours aussi efficace ?
Plusieurs médias saluent une montée en intensité. Screen+ évoque ainsi « un cocktail d’action explosif […] dévoré ! », ajoutant : « Impossible de décrocher. » Le site souligne également « des scènes de combat chorégraphiées au millimètre » et un « niveau [qui] est monté d’un cran ».
Du côté de VL Media, l’enthousiasme est similaire :« Furies est aussi jouissive qu’en saison 1 », portée par « des scènes d’action ultra-réussies » et des rebondissements efficaces. Le casting continue également de faire consensus et le média insiste sur la performance de Lina El Arabi, « une femme qui s’éclate et nous éclate dans un rôle aussi badass ».
Des ajustements qui divisent ?
Les critiques se montrent toutefois plus nuancées sur la construction du récit. VL Media regrette la réduction à six épisodes, qui impose « d’accélérer des parties de l’histoire ». Même constat du côté de Ouest-France, qui juge la saison « moins efficace, mais toujours aussi percutante et violente ».
Le quotidien pointe également une forme de stylisation assumée, parfois au détriment du réalisme. Marina Foïs elle-même reconnaît : « C’est une fiction qui n’est pas complètement réaliste, on est entre le cinéma coréen, le manga voire le dessin animé, et c’est pour ça qu’elle est plaisante ».