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Scarlet et l’éternité : que raconte le nouveau film de Mamoru Hosoda ?

11 mars 2026
Par Louise Lepense
“Scarlet et l'éternité”, le 11 mars 2026 au cinéma.
“Scarlet et l'éternité”, le 11 mars 2026 au cinéma. ©Studio Chizu

Inspirée librement de Hamlet, cette aventure fantastique suit le destin d’une princesse médiévale projetée dans un étrange purgatoire. Un récit spectaculaire qui mêle fantasy, drame et dilemme moral.

Vengeance et rédemption : deux thèmes au cœur du nouveau film de Mamoru Hosoda. Considéré comme l’une des grandes figures contemporaines de l’animation japonaise, aux côtés de Hayao Miyazaki et Makoto Shinkai, le cinéaste signe avec Scarlet et l’éternité un nouveau long-métrage ambitieux. Après le succès international de Belle, il offre une fresque fantastique mêlant plusieurs époques, influences littéraires et une réflexion sur la violence comme sur le pardon. Sorti dans les salles françaises le 11 mars, le film séduit déjà la presse hexagonale.

De quoi ça parle ?

Le récit suit Scarlet, une princesse médiévale experte dans l’art du combat à l’épée. Lorsque son père, roi d’un royaume du Danemark, est assassiné par son propre frère, la jeune femme se lance dans une quête pour venger sa mort. Mais son plan échoue : gravement blessée, Scarlet est projetée dans un mystérieux Pays des Morts.

Scarlet et l’éternité©Studio Chizu

Dans cet étrange purgatoire où se croisent des défunts venus de toutes les époques, la princesse rencontre Hijiri, un jeune infirmier pacifiste originaire du monde contemporain. Ensemble, ils se lancent à la poursuite de l’oncle meurtrier.

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Le film mêle fantasy, récit initiatique et réflexion morale. L’histoire s’inspire notamment du Hamlet de William Shakespeare, dont elle reprend certains éléments – le meurtre du roi, la trahison familiale, la quête de justice –, tout en les réinterprétant à travers une héroïne féminine.

Qui est Mamoru Hosoda ?

Le réalisateur s’est imposé depuis le milieu des années 2000 comme l’un des noms les plus influents du genre. Après des débuts chez Toei Animation, où il travaille notamment sur la franchise One Piece, il se fait connaître avec La traversée du temps (2006) puis Summer Wars (2009).

Sa filmographie s’enrichit ensuite de plusieurs œuvres marquantes, parmi lesquelles Les enfants loups, Ame et Yuki (2012), Le garçon et la bête (2015) et Miraï, ma petite sœur (2018), nommé à l’Oscar du meilleur film d’animation, avant Belle en 2021. Scarlet et l’éternité est par ailleurs produit par le Studio Chizu, fondé en 2011 par Hosoda et le producteur Yuichiro Saito, qui réalise depuis l’ensemble de ses longs-métrages.

Un nouveau bijou de l’animation japonaise ?

La critique salue largement l’ampleur du projet. Avec cinq étoiles sur cinq, Télérama décrit un film « d’une puissance narrative et d’une beauté inouïes » qui conduit à« un message intemporel, candide mais bouleversant, de paix ». Désignant un« chef d’oeuvre », Le Parisien insiste de son côté sur la force visuelle et thématique du long-métrage, jugé « sidérant sur la forme comme sur le fond ». Enfin, Première y voit quant à lui « un bijou de film d’animation, relecture personnelle et féministe du Hamlet de Shakespeare ».

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