Le blogueur spécialisé Sören Hentzschel dévoile en avant-première la nouvelle esthétique du navigateur web alternatif.
Mozilla n’a encore fait aucune annonce, lui qui vient juste de lancer Firefox 148 et son fameux bouton anti-IA. Mais des fichiers laissés vacants sur un compte Figma public ont permis à des curieux de jeter un œil sur la future refonte majeure du navigateur web. Baptisé « Nova », ce nouveau langage visuel tranche radicalement avec l’interface actuelle, la modernisant à grand renfort d’éléments arrondis et de sous-fenêtres. Voyons ce que ça donne.
Nova explose les fenêtres
À la refonte « Proton » de 2021 devrait donc succéder « Nova ». Ce nom de code ferait en effet référence aux différentes captures d’écran que le blogueur Sören Hentzschel a été en mesure d’extraire du compte Figma de Mozilla avant que ce dernier ferme les vannes. On y découvre une interface toute en arrondis, bien plus moderne que l’existante, qui paraît presque adopter les codes de Material Expressive – le langage de design d’Android 16.
L’emphase est notamment mise sur une barre d’onglets verticale, qui permet de mettre en évidence des onglets épinglés, au sommet. Un aspect qui rappelle beaucoup Arc Browser, ou son rejeton open source Zen Browser, qui en reprend beaucoup de codes esthétiques. Avec ce nouveau design, Mozilla donne donc l’impression de se mettre à la page et d’adopter ce qui (semble) plaire aux internautes aujourd’hui.
Pas d’inquiétude : Firefox reste un navigateur très personnalisable, et la récente débâcle autour de l’intégration forcée de l’intelligence artificielle au sein du navigateur doit avoir vacciné les décideurs de l’entreprise. Il restera possible d’opter pour des onglets horizontaux et, on l’espère, de conserver une esthétique proche de l’existante. De toute façon, on ne doute pas que la communauté sera prompte à publier un thème « héritage » de l’interface actuelle si jamais Mozilla ne nous laissait pas le choix.

Une communauté aux aguets
Sur Reddit, l’info suscite des sentiments contrastés. D’une part, la vieille garde s’érige contre le diktat des coins arrondis et de l’uniformisation des interfaces. De l’autre, les nouveaux venus apprécient cette touche de modernité qui pourrait les faire lâcher leur navigateur préféré pour redonner sa chance à Firefox. C’est finalement toute la dualité qui caractérise Firefox depuis plus de 20 ans : ménager les anciens, mais tenter d’attirer de nouvelles générations en leur montrant que Chrome n’est pas l’unique navigateur du marché.
Toujours est-il que les dernières décisions des dirigeants de Firefox lui ont surtout porté préjudice. En fait, il y a rarement eu aussi peu d’utilisateurs et d’utilisatrices du navigateur libre. En mars 2025, Firefox comptait pour 2,51 % des parts de marché. En février 2026, ce n’est plus que 2,29 %. Une pente douce plus qu’une dégringolade, mais une décroissance qui inquiète, alors que de nouveaux venus investissent le marché, comme OpenAI avec Atlas ou Perplexity avec Comet.