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Dans deux mois, cette version de Messenger mettra la clé sous la porte

19 février 2026
Par Pierre Crochart
Dans deux mois, cette version de Messenger mettra la clé sous la porte
©L’Éclaireur Fnac

Meta annonce la fermeture du site Messenger.com le 15 avril prochain, obligeant les internautes à repasser par Facebook.

Aujourd’hui, nombre d’internautes ne conservent leur compte Facebook que par habitude, parce que Messenger est leur plateforme de messagerie instantanée préférée. Pourtant, dès le 15 avril prochain, l’adresse messenger.com, permettant d’accéder uniquement à l’interface de conversation, disparaîtra. Pour continuer à échanger avec ses contacts, il faudra obligatoirement passer par l’application smartphone ou le site web Facebook sur ordinateur.

Meta débranche Messenger.com

Vous l’avez probablement remarqué si vous utilisez assidûment Messenger.com, que ce soit sur votre ordinateur ou votre smartphone pour éviter d’utiliser l’appli : un nouveau message vous indique désormais que « Messenger.com ne sera plus disponible après le 15 avril 2026 ». Une décision confirmée par la page de support du site, discrètement mise à jour ces derniers jours.

En clair, pour continuer à converser avec ses ami·es sur Messenger, on n’aura plus d’autre choix que de se connecter à Facebook.com et de naviguer jusqu’à la partie idoine du site. Meta renonce à compartimenter ses services et veut rameuter un maximum d’utilisateurs et d’utilisatrices, qui ont possiblement déserté Facebook ces dernières années au profit d’Instagram (également propriété de Meta) ou de TikTok.

D’après le rapport 2024 de l’agence We Are Digital, l’envoi de messages à des ami·es ou à la famille représente 72,6 % des usages des utilisateurs de Facebook.

Plus moyen de se passer de Facebook

La stratégie de Meta est assez claire. D’autant que cette décision intervient quelques mois après la disparition des applications Messenger pour Windows et macOS. Sentant peut-être un déclin de l’utilisation de Facebook, Meta veut regonfler ses chiffres en obligeant ses quelque 3,07 milliards d’utilisateurs et d’utilisatrices à revenir sur le réseau social où, finalement, tout a commencé.

De la même manière, faut-il craindre que l’application pour smartphone finisse par subir le même sort ? Ce n’est pas à exclure. Après tout, la messagerie d’Instagram est intégrée à l’application éponyme. De plus, Meta pourrait vouloir éviter de faire concurrence à WhatsApp (une autre de ses propriétés) avec une autre application de messagerie.

Une décision qui paraîtrait étonnante, dans la mesure où l’utilisation de Messenger sur mobile est probablement beaucoup plus ancrée dans les habitudes que la consultation du site web dédié. Mais, par les temps qui courent, on n’est jamais à l’abri d’une décision irrationnelle prise dans l’urgence afin de contenter des actionnaires pour qui la seule chose qui compte est de voir une courbe ascendante.

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Article rédigé par
Pierre Crochart
Pierre Crochart
Journaliste