Disponible à partir de ce 13 février sur Disney+, la fiction retrace la relation très médiatisée du couple américain, depuis leur rencontre jusqu’au drame de 1999.
Icône politique et héritier d’une dynastie mythifiée, John F. Kennedy Jr. a longtemps fasciné l’Amérique, tout comme son épouse Carolyn Bessette, figure de la mode, devenue symbole des années 1990. La nouvelle série Disney+, American Love Story, explore cette fascination collective pour en faire un drame romantique. Cette œuvre en neuf épisodes, produite par Ryan Murphy, entend raconter un couple autant qu’un phénomène culturel.
Que raconte la série ?
Le récit suit une chronologie très proche des faits connus. La rencontre au début des années 1990 chez Calvin Klein, l’installation du couple dans la sphère médiatique new-yorkaise puis le mariage secret de 1996. La série insiste sur l’attention constante des paparazzis.
Les épisodes centraux abordent la création du magazine George, les tensions liées à la célébrité et les rumeurs de crise conjugale régulièrement évoquées par la presse américaine. La trajectoire se conclut logiquement par le crash aérien de juillet 1999.
Est-ce une reconstitution fidèle des faits ?
Les événements majeurs de leur histoire sont globalement fidèles à la réalité. La chronologie, les lieux, les figures secondaires – notamment Jacqueline Kennedy Onassis – correspondent aux sources biographiques. La série restitue ainsi correctement le statut du couple : moins politique que symbolique, assimilé à une forme de royauté médiatique américaine. Les scènes de harcèlement photographique reprennent également des situations attestées et contribuent à expliquer l’isolement progressif de Carolyn Bessette.
Où commence la fiction ?
Dès que la narration entre dans l’appartement ou la voiture du couple, la certitude historique disparaît. Dialogues et disputes relèvent ainsi d’une reconstruction. Les créateurs extrapolent à partir d’articles et de biographies pour donner une cohérence psychologique aux personnages, mais ces scènes ne reposent sur aucune archive directe. La série accentue également certaines tensions, rapproche des événements et simplifie les causalités afin de produire une progression dramatique.