La minisérie française en quatre épisodes arrive le 22 janvier sur HBO Max. Elle aborde les violences conjugales à travers un récit qui interroge les limites du système de protection des victimes et les responsabilités des nstitutions.
Une nouvelle minisérie française s’apprête à faire parler d’elle. L’affaire Laura Stern, composée de quatre épisodes, arrive le 22 janvier sur la plateforme HBO Max, avant une diffusion sur france.tv dès le 19 février. Créée par Frédéric Krivine (Sentinelles) et Marie Kremer, réalisée par Akim Isker et portée par Valérie Bonneton (Fais pas ci, fais pas ça), elle a déjà été saluée et récompensée du prix de la meilleure série dramatique au Festival de la fiction de La Rochelle.
De quoi parle exactement la série ?
Le récit suit Laura Stern, pharmacienne et mère de famille, engagée auprès des femmes victimes de violences conjugales. Elle a fondé une association pour les accompagner dans leurs démarches et leur reconstruction. Sa vie bascule lorsqu’une femme qu’elle aidait est assassinée par son conjoint. Bouleversée par ce drame et révoltée par l’inaction des institutions, Laura décide d’agir elle-même pour empêcher d’autres tragédies.

Malgré son réalisme, la série ne s’appuie sur aucune affaire judiciaire identifiée ni sur une personne réelle. Elle ne constitue ni l’adaptation d’un fait divers précis ni le portrait d’une figure existante et relève donc pleinement de la fiction.
Pourquoi alors cette impression de réalisme ?
Toutefois, le récit de L’affaire Laura Stern s’ancre dans une réalité sociale documentée et réelle. En 2024, 272 382 victimes de violences conjugales ont été enregistrées par les forces de sécurité (chiffre du ministère de l’Intérieur). Parmi elles, 84 % étaient des femmes et 85 % des auteurs étaient des hommes. Cent sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, soit une hausse d’environ 11 % par rapport à l’année précédente.
Au-delà des statistiques, la fiction met ainsi en lumière des difficultés bien réelles : des moyens insuffisants, une protection lacunaire des victimes et une coordination perfectible entre police, justice et services sociaux.
Qui sont les visages de la série ?
Côté casting, Valérie Bonneton incarne le rôle central de Laura Stern, entourée notamment de Pauline Parigot, Samir Guesmi et François Morel. La série a été produite par Tetra Media Fiction pour France Télévisions, avec le soutien du CNC. Le tournage s’est déroulé au printemps 2025, principalement en Lorraine, dans les villes de Nancy, Metz et Pont-à-Mousson.