Inspirée d’un ouvrage du maitre du polar, la série sera diffusée ce 7 janvier sur France 2. Un thriller psychologique porté par Odile Vuillemin, qui convainc plutôt la critique.
Nouvelle incursion de la fiction française dans l’univers du polar psychologique, Il était deux fois marque l’arrivée sur le petit écran d’une nouvelle adaptation d’un roman de Franck Thilliez. La mini-série est diffusée sur France 2 à partir du mercredi 7 janvier. Le livre original, paru en juin 2020 dans la collection Fleuve noir chez Fleuve éditions, avait rencontré un large succès en librairie.
Quelle est l’intrigue d’Il était deux fois ?
L’histoire s’ouvre en 2013. Gabrielle Moscato, capitaine de police, cherche désespérément sa fille Julie, 17 ans, qui a disparu. Épuisée par des mois d’enquête infructueuse, elle s’endort dans une chambre d’hôtel et se réveille en 2025, totalement amnésique.

Douze années se sont effacées. Diagnostiquée d’une amnésie psychogène atypique, Gabrielle découvre un quotidien qu’elle ne reconnaît plus, mais reste déterminée à faire la lumière sur ce qu’elle croit être la mort de sa fille.
Que disent les premiers avis ?
La presse souligne d’abord la force du point de départ. « Le concept de ce roman paru en 2020 avait de quoi séduire, estime La Croix. L’intrigue est suffisamment tortueuse et les personnages assez ambivalents pour soutenir notre curiosité jusqu’au sixième et dernier épisode. » Le Point évoque de son côté « une série librement inspirée mais tout aussi addictive », portée par « une narration habile, alternant deux temporalités, pour maintenir le suspense et l’attention du spectateur ».

Le consensus critique se forme également autour de l’interprétation d’Odile Vuillemin. « L’obstination butée et la personnalité ombrageuse de Gabrielle conviennent comme un gant à la comédienne », décrit La Croix. Télé-Loisirs va plus loin, saluant une actrice qui « s’est jetée à corps perdu dans ce rôle » et dont « la capacité à transmettre ses émotions par un simple regard, une posture ou son timbre de voix est le moteur émotionnel ». Plusieurs critiques relèvent également la solidité du casting secondaire, notamment Hubert Delattre et Nicole Calfan.
Que reproche-t-on à la série ?
Dans Télépro, les réalisateurs expliquent avoir voulu « refuser les codes du genre polar » en misant sur « une esthétique chaleureuse, des décors singuliers et une mise en scène » jouant sur les contrastes.
Certaines critiques nuancées pointent toutefois certaines limites. « Les amateurs de séries policières repéreront assez vite la mécanique des fausses pistes », estime La Croix, et pourraient juger « la résolution finale assez capillotractée ». Télé-Loisirs évoque une fiction qui « manque parfois de rythme » et une narration « parfois complexe ».