Après un arrêt en 2008, Star Academy est revenue sur nos écrans en 2022, marquant la seconde jeunesse d’un programme culte. Entre le triomphe de Pierre Garnier et l’ascension de talents comme Marguerite ou Helena, le télécrochet semble plus que jamais redevenir une véritable fabrique à artistes !
Portée par les réseaux sociaux et par un public toujours plus fidèle, la nouvelle version de Star Academy s’est rapidement imposée comme un accélérateur de carrières pour les jeunes artistes qui participent à l’émission. Une nouvelle génération en parfaite adéquation avec sa cible, qui suit la trajectoire d’anciens candidats mythiques : Jenifer, Nolwenn Leroy, ou encore Gregory Lemarchal. Mais est-ce à dire que Star Academy est une machine à stars ? Le programme est-il en passe de redevenir incontournable dans le milieu musical ? Petit tour d’horizon d’un vivier de chanteurs et de chanteuses pleines de promesses !

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Un héritage populaire fort
De Jenifer à Élodie Frégé, en passant par Olivia Ruiz, Sofia Essaïdi ou Nolwenn Leroy, l’héritage de Star Academy est profondément ancré dans l’imaginaire populaire français. Et pour cause : si tous ces noms n’ont pas remporté la première place du télécrochet, tous ont, encore aujourd’hui, une certaine résonance grâce à leur musique.
À titre d’exemple, Jenifer, première gagnante de l’émission en 2002 (édition parrainée par Florent Pagny), est l’incarnation même de la success-story : une carrière qui dure, des tubes connus de tous et toutes, et un public fidèle depuis ses débuts. Dans la même perspective, la plupart des noms qui restent liés à l’émission sont aussi devenus ceux d’artistes à part entière.
De toute évidence, dès ses premières éditions, Star Academy a ainsi façonné l’image d’un programme capable de révéler de vrais talents, en qui on peut avoir confiance.
Le retour d’un phénomène
Après plusieurs années d’absence, le programme a tenté une nouvelle percée dans le monde médiatique, malgré des comportements télévisuels qui ont évolué avec le développement des réseaux sociaux et des plateformes de streaming.
Pourtant, les codes restent les mêmes. Par exemple, le principe de l’hymne collégial est toujours là, jouant avec les codes de la nostalgie pour une tranche du public, désormais trentenaire ou quarantenaire. Les audiences sont donc largement au rendez-vous, composant entre la diffusion de « quotidiennes » à la télévision et la propulsion de certains profils sur TikTok, Instagram, etc.
Aujourd’hui, les profils artistiques des candidats et des candidates sont donc plus mûrs, plus assurés, plus au fait de ce qui les attend après l’émission. Cela a probablement contribué à faire de l’émission cette machine à talents que l’on connaît aujourd’hui.
En 2023, Pierre Garnier est le gagnant de la deuxième saison du nouveau programme. La particularité de ce candidat est son premier single, Ceux qu’on était, que le candidat avait écrit et composé avant sa participation à l’émission, et que le public a largement plébiscité alors que le jeune artiste se trouvait encore dans le château. Un titre au destin inédit, qui s’est classé en première place des charts, notamment grâce à sa présence sur les réseaux sociaux.
Cela ne nous dit rien d’autre que Pierre Garnier est un artiste de son temps, dont la tournée a affiché complet, au même titre que des candidates comme Marine (gagnante de la saison 12 en 2025), Marguerite (avec son hymne populaire Les filles les meufs), Ebony (finaliste face à Marine), ou encore Helena (finaliste face à Pierre Garnier).
L’explosion de ces talents tient notamment dans l’engagement des fans (dès leur entrée au château) ainsi qu’à l’exposition médiatique des jeunes artistes. Quelques mois après sa victoire, Marine était déjà la « star » de l’émission culte Stars à domicile (qui a également fait son retour il y a peu à la télévision), chantant son tube Ma faute, écrit quelques années avant son passage dans Star Academy et popularisé avant même sa sortie du château. Un profil presque « bankable », qui donne de plus en plus de texture au casting de l’émission chaque année.
Rien n’a changé, tout a changé
Pour reprendre le titre d’une chanson d’Helena (issue de son album Hélé), en une décennie, le principe même de Star Academy est resté le même. Toutefois, ce sont bel et bien nos comportements qui ont été modifiés.
Dans l’absolu, la colonne vertébrale du programme reste celle d’une émission faite pour fidéliser un public : des « quotidiennes » à heure fixe, un prime hebdomadaire, des artistes invités chaque semaine, etc.
Toutefois, aujourd’hui, chaque candidat·e possède une visibilité massive ET passive. Cela implique qu’alors même qu’il ou elle participe à l’émission, ses réseaux sociaux sont déjà scrutés, analysés par le public, afin d’en découvrir le plus possible sur son histoire. C’est la raison pour laquelle le titre de Pierre Garnier, Ceux qu’on était, a connu ce succès fulgurant. De la même manière, cette saison, la chanson Respire fort de Jeanne (candidate éliminée il y a quelques semaines) cumulait plus d’un million de streams sur Spotify, alors que la jeune femme se trouvait encore dans le château. Chaque jeune talent devient ainsi un microphénomène potentiel et peut commencer à profiter d’une notoriété sans même le savoir.
Naturellement, les labels, les auteurs-compositeurs ou les programmes annexes sont plus à l’affût des talents présentés dans chaque saison. C’est la raison pour laquelle on a très vite pu retrouver Lenie, candidate de la saison 11, dans l’émission populaire de TF1, Danse avec les stars.
En somme, Star Academy s’impose désormais autant comme une école que comme une plateforme de lancement parfois viral pour des élèves qui ont parfaitement assimilé que le marché musical est en pleine mutation. Reste à savoir convaincre un public avec un ingrédient que tous les candidat·es ne parviendront pas à faire germer comme ils et elles le souhaitent : leur identité musicale.