Inspirée d’un fait réel, la nouvelle production de la plateforme explore les conséquences d’une contamination au césium-137, sur fond de défaillances institutionnelles et de gestion tardive de crise.
Après le succès de Pssica l’an dernier et le récent ajout de L’appel du Chaos en février, Netflix confirme sa volonté de miser sur les programmes brésiliens. Ce 18 mars, la plateforme enrichit son catalogue avec Radioactive Emergency (Emergência Radioativa en VO), une mini-série créée par Gustavo Lipsztein et réalisée par Fernando Coimbra. En cinq épisodes, la fiction met la focale sur une véritable catastrophe observée à hauteur d’hommes. Retour sur les faits historiques à l’origine du programme.
Que raconte la série ?
Le récit porte sur la dispersion accidentelle d’une source de césium-137 après l’ouverture d’un appareil de radiothérapie abandonné. À mesure que la contamination se propage dans la ville de Goiânia (au sud de Brasilia), la série suit plusieurs trajectoires : des habitants exposés, des équipes médicales confrontées à des symptômes mal compris, des scientifiques mobilisés et des autorités qui peinent à identifier l’origine du danger.

L’histoire s’appuie sur un vrai accident survenu en 1987 au Brésil. Dans un centre médical désaffecté, une capsule radioactive est laissée sans surveillance. Ouverte par des récupérateurs de métaux, elle libère du césium-137, manipulé et diffusé sans connaissance de sa dangerosité. Plusieurs centaines de personnes sont contaminées, certaines meurent des suites de l’exposition. L’événement entraîne une mobilisation sanitaire d’urgence et révèle de graves défaillances dans la gestion des équipements médicaux.
Comment la série s’empare-t-elle du réel ?
Radioactive Emergency reprend les grandes étapes de la catastrophe, de la dispersion initiale à l’intervention des autorités. Le récit resserre toutefois la narration autour de personnages afin d’incarner les effets de la contamination. Les trajectoires individuelles, en partie fictives, permettent de rendre lisible l’événement tout en conservant une base factuelle.

La mise en scène semble privilégier une approche sobre, centrée sur la progression du phénomène et la difficulté d’en saisir l’ampleur. L’absence de signes visibles retarde la compréhension du danger et accentue la désorganisation. La série promet de donner ainsi à voir une catastrophe, sans spectaculaire.