Google passe à la vitesse supérieure dans l’intégration de son IA Gemini au sein de Workspace, qui comprend Docs, Sheets, Slides et Drive.
Quitte à ce que l’IA nous facilite la vie, autant qu’elle ait accès à tous nos documents, pas vrai ? C’est en tout cas l’approche choisie par Google, qui annonce que son assistant Gemini va désormais pouvoir piocher dans les différents projets hébergés dans Workspace pour en utiliser les données au sein de ses applications. Une fonctionnalité pour l’instant en bêta, et uniquement disponible en langue anglaise, dont on vous explique les contours.
Un accès privilégié à tous vos documents
Ce n’était qu’une question de temps avant que Google ouvre les vannes de l’accès à toutes les données hébergées sur ses différentes applications pour Gemini. De toute façon, les données sont là, sur ses serveurs… autant en profiter pour les activer et vous faire gagner du temps. Ainsi, grâce à cette nouveauté, on peut, par exemple, demander à Gemini de rédiger un compte rendu d’une assemblée générale à partir de notes hébergées sur Drive.
Sur Sheets, on peut aussi demander à Gemini de créer un tableau listant toutes nos dépenses annuelles récurrentes à partir de factures, confirmations de paiement et autres qu’on aurait laissés traîner sur notre compte Gmail. Même principe sur Slides, qui peut automatiquement générer une présentation à partir de sources qu’on indiquerait à Gemini de chercher dans tel ou tel dossier sur Drive.
En clair, tout l’écosystème Google Workspace s’interconnecte pour vous faire gagner du temps. Évidemment, toutes vos interactions avec Gemini se font en langage naturel ; inutile de trop en dire pour que l’IA comprenne de quel document il s’agit. Plutôt que d’écrire « Enregistre le montant de la facture nº124581 dans mon suivi de budget », on peut juste demander à l’IA d’ajouter l’achat de notre canapé à la feuille de calcul.
Une fonction d’harmonisation de l’écriture intrigante
En sus de cette nouveauté, Google en annonce une autre, réservée cette fois à Google Docs. Baptisée « Harmonisation », elle permet à Gemini d’étudier votre style d’écriture pour tenter de le répliquer au sein des différents documents où il intervient. En clair, Google veut devenir votre ghost writer et singer votre style pour écrire à votre place sans trop trahir le fait qu’il s’agit d’une IA. Une fonction, là encore, d’abord réservée aux utilisateurs et utilisatrices anglophones avant un déploiement progressif dans les autres régions du monde au cours de l’année 2026 ou plus tard.
Ces nouveautés sont par ailleurs disponibles exclusivement pour les abonné·es Google AI Pro ou Google AI Ultra. On ne doute pas, cependant, qu’elles finiront par être ouvertes, dans une certaine mesure, à tous et toutes dans un futur plus ou moins proche.
Dans la bataille qui oppose Google à OpenAI (ChatGPT) ou Anthropic (Claude), le riche écosystème de la firme américaine joue clairement en sa faveur, et notamment grâce à Android – le système d’exploitation mobile qui fait tourner plus de la moitié des smartphones de la planète.