Après une tournée mondiale triomphale, P1Harmony prépare déjà la suite. Le 12 mars 2026, le groupe dévoilera un nouvel album. De passage à Paris, les membres se sont confiés à L’Éclaireur. Rencontre.
Porté par une ascension internationale fulgurante depuis ses débuts en 2020, P1Harmony s’est imposé comme l’un des groupes de k-pop les plus dynamiques de sa génération. Entre sonorités hip-hop, pop et R&B, le sextuor a progressivement élargi son audience bien au-delà de la Corée du Sud, notamment avec son album anglophone EX, qui a marqué une étape clé dans son expansion mondiale.
Après plusieurs comebacks salués par ses fans et une présence scénique de plus en plus affirmée, le groupe vient de boucler sa tournée mondiale P1ustage H: MOST WANTED, une série de concerts qui l’a mené sur plusieurs continents, dans des salles toujours plus vastes. Des dates nord-américaines aux scènes européennes, dont l’Arena Grand Paris le 28 janvier 2026, cette tournée a confirmé la solidité du lien qui unit P1Harmony à son public international.
Entre performances millimétrées, énergie survoltée et scénographies repensées, cette série de concerts a marqué une nouvelle étape dans son évolution artistique. Et le groupe ne ralentit pas le rythme. Le 12 mars 2026, P1Harmony fera son retour avec un nouvel album très attendu par les P1eces (nom de leurs fans) baptisé UNIQUE. Un projet qui s’annonce comme une nouvelle ère dans son identité musicale. À l’occasion de leur passage à Paris, les membres du groupe ont accepté de revenir avec nous sur leur tournée, leur évolution et leurs ambitions.
Votre ascension internationale a été particulièrement rapide. Y a-t-il eu un moment précis où vous avez réalisé que vous franchissiez un nouveau cap à l’échelle mondiale ?
JIUNG : Lors de notre récente tournée en Amérique du Nord, tous nos concerts se sont tenus pour la première fois dans des Arenas. Voir ces salles pleines et ressentir l’énergie incroyable des fans m’a vraiment fait prendre conscience que nous étions sur une scène mondiale.
INTAK : Pour moi, c’était lorsque nous avons performé à l’Intuit Dome de Los Angeles. C’était quelque chose dont je rêvais, alors le voir devenir réalité a été un moment très fort.

Y a-t-il un souvenir particulier de la tournée – sur scène ou en dehors – qui vous a marqué ?
JONGSEOB : L’énergie des fans en Argentine était inoubliable. C’était sans doute l’un des publics les plus intenses que nous ayons jamais eus et cela m’a vraiment surpris.
SOUL : Lors de notre tournée en Amérique du Sud, nous avons joué dans un lieu en plein air. Quand la nuit est tombée, l’atmosphère a complètement changé. C’était très nouveau et très excitant.
Comment travaillez-vous la mise en scène, la setlist et les chorégraphies pour continuer à évoluer ?
KEEHO : Quand nous préparons une nouvelle tournée, nous travaillons généralement en parallèle sur de nouvelles chansons. En les créant, nous commençons naturellement à imaginer comment elles pourront être transposées sur scène. Un nouveau répertoire implique un nouveau concept et ce processus fait évoluer nos performances.
JONGSEOB : Comme nous préparons de nouvelles tournées presque chaque année, nous faisons très attention à éviter les répétitions dans les setlists et la direction scénique. En même temps, nous travaillons de manière très étroite sur la production des albums, en essayant de créer le plus de morceaux possible adaptés au live. Nous cherchons à montrer des facettes totalement différentes de notre musique sur scène en faisant des réarrangements.

En quoi vos voyages et vos rencontres avec des fans internationaux ont-ils influencé votre identité artistique ?
THEO : Cela m’a fait réaliser à quel point le monde est vaste et que je ne devrais pas avoir peur de poursuivre ce que j’ai envie de faire. Il y a encore tellement de choses que je n’ai pas expérimentées. Ça me motive à continuer d’apprendre et de grandir.
JIUNG : Les tournées m’ont appris que le monde est rempli de diversité et d’innombrables choses à découvrir. Rien n’est forcément juste ou faux. Il faut comprendre et accepter les différences. Mon état d’esprit s’est beaucoup ouvert et j’ai gagné en courage pour essayer de nouvelles choses.
En tant que groupe aux identités individuelles fortes, comment veillez-vous à ce que la couleur de chaque membre se reflète dans votre musique et vos performances ?
KEEHO : En étant les plus impliqués possible dans le processus créatif, nous pouvons exprimer notre individualité non seulement à travers la musique, mais aussi sur scène. Nous intégrons souvent des moments où chaque membre peut mettre en avant ses forces en solo, que ce soit à travers des reprises ou des performances qu’il a lui-même dirigées.
JIUNG : Nous discutons beaucoup en groupe du rôle et des points forts de chacun. En comprenant ce que chaque membre fait le mieux et en choisissant les bons moments pour le mettre en lumière, je pense que nous arrivons à faire ressortir plus clairement l’individualité de chacun.
Votre album EX a marqué une étape importante dans votre carrière internationale. Qu’est-ce qui vous a motivés à réaliser un album entièrement en anglais ? Et qu’espériez-vous que les auditeurs du monde entier ressentent en l’écoutant ?
JIUNG : L’anglais est l’une des langues les plus parlées au monde, donc nous avons pensé que cela permettrait à notre musique de toucher un public plus large. L’album transmet une grande variété de messages, et nous espérons que les auditeurs pourront ressentir les différentes émotions et histoires qui reflètent les hauts et les bas de la vie.
JONGSEOB : Nous avons senti que le moment était venu, compte tenu de notre parcours. Nos fans internationaux ont toujours fait beaucoup d’efforts pour comprendre nos paroles en coréen, en les traduisant et en partageant leurs interprétations. En sortant un album en anglais, nous voulions créer une connexion plus directe et plus familière. Chaque chanson porte son propre message et nous espérons que les auditeurs pourront simplement apprécier la musique telle qu’elle est.
À l’avenir, quels thèmes ou sonorités aimeriez-vous explorer ?
KEEHO : J’aimerais explorer des styles plus anciens – des genres avec lesquels nous n’avons pas grandi – et étudier comment les réinterpréter de manière moderne. Je m’intéresse particulièrement à la pop et au funk des années 1970 et 1980.
THEO : Construire des albums autour de l’univers et de la narration propre à P1Harmony est, je pense, ce qui nous distingue vraiment. J’aimerais que nous exploitions encore davantage cette force dans nos prochains projets.
Y a-t-il des artistes – coréens ou internationaux – avec lesquels vous rêveriez de travailler ?
INTAK : Définitivement Destin Conrad. Nous ne nous sommes jamais rencontrés en personne, mais j’ai toujours adoré sa musique. Je suis un grand fan. Il répond souvent à mes messages, donc j’aimerais avoir l’opportunité de collaborer un jour avec lui.
JONGSEOB : Si j’en avais l’occasion, j’aimerais collaborer avec Pharrell Williams. Je pense que travailler avec lui pourrait donner quelque chose de vraiment nouveau et excitant.
Y a-t-il récemment des chansons, livres, films ou séries qui ont nourri votre créativité ou que vous aimeriez recommander à vos fans ?
INTAK : J’ai récemment regardé Avatar : de feu et de cendres (2025) et c’était visuellement impressionnant. L’histoire était aussi très captivante. Je le recommande sans hésiter.
SOUL : J’écoute beaucoup de musique dansante en ce moment. Un morceau que j’aime particulièrement est Dernière ligne droite de SCH.
Vous vous apprêtez à sortir un nouvel album. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
KEEHO : Nous sommes très impatients de partager cette nouvelle ère avec nos fans. Nous travaillons sur cet album depuis assez longtemps, donc nous avons hâte de voir leurs réactions.
JIUNG : Nous avons tout donné sur ce projet !