Actu

Heated Rivalry : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

09 février 2026
Par Sarah Dupont
“Heated Rivalry”, le 6 février 2026 sur HBO Max.
“Heated Rivalry”, le 6 février 2026 sur HBO Max. ©Crave/HBO Max

La mini-série HBO raconte la relation secrète entre deux hockeyeurs professionnels rivaux, dans un univers où la pression médiatique et sportive laisse peu de place à l’intime.

Après des mois de teasing sur les réseaux sociaux et une diffusion remarquée outre-Atlantique, Heated Rivalry a enfin fait son arrivée en France sur HBO Max, le vendredi 6 février. Le récit suit deux hockeyeurs professionnels rivaux, dont l’affrontement sur la glace se double d’une relation intime tenue secrète. Crédible, l’histoire n’est pour autant pas inspirée d’une histoire vraie. La série adapte la saga Game Changers, un cycle de romans de romance sportive imaginé par Rachel Reid. Publié en 2019, Heated Rivalry constitue le deuxième tome.

D’où est né Game Changers ?

Dans plusieurs entretiens accordés à des médias anglo-saxons ainsi que dans une FAQ publiée sur son site, Rachel Reid explique que la saga est née de sa passion pour le sport.« Je suis fan de hockey depuis les années 1980, assez longtemps pour bien connaître les différents types de joueurs », écrit-elle. Elle révèle également avoir été marquée par la persistance d’une culture très conservatrice à l’égard des questions d’orientation sexuelle, une tension qui a nourri son envie d’écrire.

Heated Rivalry©Crave/HBO Max

« Je ne m’inspire jamais directement de personnes réelles pour créer mes personnages », poursuit-elle, tout en reconnaissant qu’elle s’est appuyée sur des rivalités sportives emblématiques pour en capter la dramaturgie. Elle cite notamment le duel médiatique entre Sidney Crosby et Alexander Ovechkin.

Pourquoi cette impression de réalisme ?

Si Heated Rivalry donne parfois le sentiment de raconter une histoire possible, c’est aussi parce qu’elle s’inscrit dans le contexte d’un sport où le coming-out reste rare, tardif et perçu comme risqué. En 2021, Luke Prokop est devenu le premier joueur sous contrat NHL à faire son coming-out publiquement, soulignant la solitude et la peur qui accompagnent encore cette démarche.

Ce constat dépasse d’ailleurs le cadre du hockey. Aux États-Unis et au Canada, plusieurs sportifs de premier plan ont raconté les pressions psychologiques liées au silence imposé. Jason Collins, premier joueur de la NBA à révéler son homosexualité, avait expliqué en 2013 avoir longtemps dissimulé son orientation sexuelle par crainte de réactions dans les vestiaires. Son homologue de la NFL, Carl Nassib, a lui aussi rappelé lors de son coming-out en 2021 à quel point l’environnement masculin et compétitif du sport professionnel pouvait freiner toute visibilité.

Voir sur Fnac.com

À lire aussi

Article rédigé par