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On vous explique le virus de The Beauty

23 janvier 2026
Par Sarah Dupont
“The Beauty”, le jeudi 22 janvier 2026 sur Disney+.
“The Beauty”, le jeudi 22 janvier 2026 sur Disney+. ©FX/Disney+

Diffusée depuis le 22 janvier, la série marque le retour de Ryan Murphy, avec une série centrée sur une maladie mortelle, capable de transformer celles et ceux qu’elle infecte en incarnations idéalisées de la beauté.

Un virus qui rend sublime avant de tuer. C’est sur ce postulat que se construit The Beauty, nouvelle série d’abord très attendue puis largement commentée, arrivée sur Disney+ le 22 janvier. Créée par Ryan Murphy et Matthew Hodgson, elle marque le retour du producteur d’American Horror Story à un registre qu’il affectionne, mêlant glamour, excès et horreur corporelle.

D’où vient ce virus ? L’idée originale de la BD

Avant son adaptation télévisée, The Beauty est une bande dessinée imaginée par Jeremy Haun et Jason A. Hurley. L’histoire suit deux agents du FBI enquêtant sur une série de morts liées à une maladie promettant la beauté absolue. Dans cette version originale, le virus est une infection sexuellement transmissible.

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Les auteurs bâtissent donc leur intrigue sur ce paradoxe : une maladie que l’on chercherait à attraper. Dans un entretien accordé au blog Otakus & Geeks en 2016, Jeremy Haun expliquait avoir pensé le virus comme « un outil narratif » pour interroger l’obsession de l’apparence et les compromis acceptés pour atteindre cet idéal esthétique. Dans un échange publié par Image Comics, Jason A. Hurley souligne de son côté que la distinction entre infectés et non-infectés instaure une hiérarchisation sociale où la beauté devient un marqueur de pouvoir et de domination.

Quelle lecture dans la série ?

La série de Ryan Murphy reprend ce principe tout en le transformant. Le virus reste transmissible, mais il est désormais isolé, contrôlé et présenté comme un traitement injectable développé par des milliardaires de la biotechnologie.

The Beauty.©FX/Disney+

Murphy revendique une approche ouvertement satirique, évoquant des corps qui « brûlent littéralement de l’intérieur » et poussant le body horror à un niveau volontairement excessif pour nourrir le propos. La série n’établit toutefois aucun lien explicite avec une maladie réelle. Bien que la transmission sexuelle puisse susciter certaines lectures, ni le créateur ni les auteurs de l’œuvre originale n’ont présenté The Beauty comme une métaphore directe du sida ou d’une autre MST.

Qu’en pense le casting ?

« Il faut voir la série comme un avertissement », estime Evan Peters dans un entretien à Premiere. « Vouloir atteindre la perfection, un canon absolu, ça n’a pas de sens. Cela revient à chasser une chimère », commente de son côté Rebecca Hall dans la même interview.

The Beauty.©FX/Disney+

Dans Le Devoir, Ashton Kutcher, qui incarne le magnat de la tech à l’origine du traitement, fait le lien avec des débats contemporains autour de la chirurgie esthétique et de la quête de la beauté absolue. « La série ouvre donc un dialogue sur votre rapport à la beauté, votre regard sur vous-même », estime l’acteur.

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