L’annonce des artistes en lice pour les Flammes 2026 a déclenché une vague de réactions dans la sphère rap et R’n’B. Plusieurs absences remarquées alimentent les discussions.
La liste des artistes pré-nommés pour l’édition 2026 des Flammes n’a pas fait l’unanimité. Ces derniers jours, plusieurs fans et artistes ont exprimé leur incompréhension face à certaines absences parmi les nommé·es. Le média Pure Charts, spécialiste de la scène musicale française, s’est fait l’écho de ces critiques, pointant les réactions de musiciens et d’internautes qui jugent la sélection incomplète.
Pourquoi certaines absences font-elles réagir ?
Parmi ceux qui ont publiquement réagi figure Lisandro Cuxi. Son projet CUXI BOY, construit en trois volets et porté par plusieurs collaborations, ne figure dans aucune catégorie. « On fait un album R&B, même pas un son qui est pré-nominé… Peut-être que mon album c’était du rock ? Je vais réécouter. Venez, on réécoute le projet ensemble », a-t-il réagi sur Instagram.
L’artiste martiniquais Attachingboy, propulsé dans les playlists grâce au morceau Chambre 04 avec DJ Kawest, a également partagé son incompréhension : « 80 millions de streams et même pas dans les pré-nominés des Flammes pour le morceau caribéen de l’année ? », a-t-il écrit sur X.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs fans se sont également joints aux artistes pour dénoncer ces oublis. Les performances sur les plateformes, devenues un indicateur central de succès, nourrissent les comparaisons entre artistes nommés et absents. D’autres noms sont également évoqués dans les discussions, comme la rappeuse Ptite Soeur, remarquée avec le projet PRETTY DOLLCORPSE aux côtés de Femtogo et Neophron, ou encore Candice, protégée du chanteur Tayc.
Pourquoi les nominations font-elles aussi débat ?
Ces critiques ne sont pas totalement inédites. Depuis ses premières éditions, la cérémonie des Flammes s’accompagne régulièrement de discussions autour de ses choix de sélection. Comme dans la plupart des remises de prix musicaux, l’annonce des nominations suscite chaque année son lot de contestations.
Derrière ces réactions se dessine une question plus large : quels critères doivent guider les nominations ? Les chiffres – ventes, streaming, visibilité – ou des choix plus éditoriaux, visant à mettre en avant des artistes jugés plus innovants ou représentatifs d’une scène en évolution ? Dans un univers musical très structuré par les communautés de fans et les performances commerciales, ces arbitrages sont particulièrement scrutés.
Le paradoxe est d’autant plus notable que les Flammes ont précisément été créées pour répondre à une critique similaire adressée aux cérémonies traditionnelles. Pendant longtemps, plusieurs artistes du rap français avaient dénoncé leur faible présence dans les palmarès des Victoires de la musique malgré leur poids dans l’industrie musicale.